Le long combat de la NBA contre Sterling

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La NBA a banni à vie et donné une amende de 2.5 M$ US au propriétaire des Clippers de Los Angeles, après qu’il ait tenu des propos racistes, ce mardi. Bien que la ligue en profite pour passer un message clair, son combat contre Donald Sterling est loin d’être terminé.

Il est probable que Donald Sterling, 80 ans, et propriétaire des Clippers depuis 30 ans, use de tous les recours possibles pour contrer cette décision et tenter de conserver son équipe. Par contre, il ne pourra démentir avoir tenu ces propos, car une enquête, et lui-même, ont confirmé qu’il s’agissait bel et bien de sa voix dans l’enregistrement diffusé par TMZ.

Cette discussion «privée», maintenant rendue publique, a eu des échos un peu partout. Twitter s’est enflammé très rapidement, générant près d’un demi-million de tweets sur le sujet en seulement 24 heures. Soixante minutes après sa publication, le tweet de SportsCenter, concernant le bannissement à vie de Sterling, a été retweeté plus de 30 000 fois.

Si le commissaire de la NBA, Adam Silver, espère une vente immédiate et rapide des Clippers par Sterling, ses espoirs reposent sur le conseil des gouverneurs. Duquel 75 % devront voter en faveur de cette motion pour qu’elle se réalise. Le cas échéant, n’est toutefois pas gage de réussite. La ligue veut écarter Sterling, mais jusqu’ou devront-ils aller pour réussir?

Une vague de support

Du côté de la NBA, les joueurs des Clippers ont refusé de revêtir leurs vêtements d’entraînement et ont caché leur logo, quant aux Trail Blazers de Portland et les Spurs de San Antonio, ils ont porté des bas noirs en signe de support, ce week-end. À la suite du verdict de la ligue, le site des Clippers ressemblait à ceci.

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D’autres athlètes de la NBA ont fait part de leur appui aux Clippers grâce aux réseaux sociaux, sans oublier les Kings de Los Angeles, équipe sportive de la Ligue nationale de hockey. LeBron James, joueur vedette du Heat de Miami a bien résumé le tout:

«Il n’y a pas de place dans ce jeu pour un propriétaire comme ça. Pour nous, comme joueurs de basketball, nous sommes des frères. On compétitionne l’un contre l’autre, tout le monde veut gagner, mais à la fin de la journée on se serre les coudes. Ce soir, on a montré notre support à nos frères chez les Clippers, et notre respect face à ce qu’ils traversent.»

Donald Sterling n’en est pas à ses premiers problèmes juridiques avec la NBA. Par le passé, l’homme a connu plusieurs poursuites avec l’ancien directeur général Elgin Baylor, l’ancien entraîneur Bill Fitch et l’ancien DG et entraîneur Mike Dunleavy.  Il a aussi connu des démêlés avec le Département de la Justice américaine en 2009 pour discrimination, où il a dû payer 2,73M$ US, plus gros montant à ce jour concernant un cas de location d’appartement.

La NBA passe donc un message clair : elle ne tolère et ne tolèrera pas le racisme au sein de ses organisations, et ce, même si ce phénomène ne disparaîtra peut-être jamais. Ce message est important dans le monde du sport, mais il ne signifie pas la fin de la bataille, ni contre Sterling qui ne s’avouera certainement pas vaincu, ni contre le racisme.

Via :  TSN

 La Presse

 Ici Radio-Canada

@AlexePhilibert

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