Alexandra Philibert

Du sport, des critiques et des chroniques!


Poster un commentaire

La chasse au «coach»

Source Photo : CP24.com

Depuis mercredi dernier, Marc Bergevin est le nouveau directeur général du Canadien, les partisans et médias se sont donc penchés sur un autre dossier, celui du Coach.

La frénésie connue lors du congédiement de Pierre Gauthier et la chasse aux Scoops qui a subsisté par la suite s’était estompée quelque peu avec les présentes séries, mais voilà qu’avec la venue de Marc Bergevin, la frénésie repart de plus belle. Therrien, Vigneault, Roy, Vincent, Crawford, D.Savard, Hartley, voilà quelques-uns des noms que l’on entend.

Que ce soit par des médias traditionnels ou des médias indépendants du web, tout un chacun possède sa petite idée sur les candidats écrits sur la liste du directeur général, ou encore sur le candidat qui sera embauché. À moins d’un grand revirement, peu de chance que ceux-ci laissent tomber.

Il faut toutefois dire que les gens ont peu à se mettre sous la dent, durant la saison morte relatif au Canadien de Montréal. Une éternité, il y a eu, depuis le dernier gros remue-ménage au 7e étage. Il est vrai que l’équipe a connu son nombre d’entraîneurs et de directeurs généraux au cours des dernières années, mais quelque chose ne semblait pas coller, comme si pour tout le monde il était clair que cela ne serait pas permanent. Qu’il était facilement repérable qu’il y aurait, durant quelques années une chaise musicale à ce niveau.

Voilà que Marc Bergevin a signé un contrat d’une durée de 5 ans. Ce qui laisse penser que celui du prochain coach devrait avoir la même durée. Fini la chaise musicale, finis le changement de personnel chaque année. Ce qu’on veut à Montréal, c’est de la stabilité, c’est une équipe de gestion qui aura plein pouvoir et détiendra du temps pour faire son travail. Comme Andre Ouellet d’Univershockey.ca  le rapporte, dans la LNH d’aujourd’hui «lorsqu’on parle d’un plan de reconstruction dans la Ligue nationale, on parle d’un plan « quinquennal » ».

Si l’on ne parle pas ouvertement de reconstruction chez le Tricolore, il est faux de dire que l’équipe pourra dès l’an prochain concurrencer pour la Coupe Stanley. Le directeur général l’a dit, l’équipe est dotée de bons morceaux, d’un bon noyau de joueurs — voire ici Cole, Pacioretty, Eller, Price, P.K.Subban , Desharnais, etc. —, mais qu’il faudra bâtir à l’entour d’eux. Un travail qui ne se fait pas en un claquement de doigts.

La chasse au prochain entraîneur-chef, la frénésie qui entoura l’annonce de son embauche ne s’estompera pas immédiatement, toutefois n’oubliez pas que le Canadien de Montréal veut bâtir quelque chose de solide. Le candidat « gagnant» si l’on peut dire,  sera embauché pour une longue durée, que la formule fonctionne ou pas. Il est certain que Marc Bergevin tentera de trouver le meilleur candidat bilingue disponible, qui cadrera parfaitement avec sa philosophie d’équipe.

Si le Canadien connait de mauvaises sorties lors de ses débuts ou des hauts et des bas, dites-vous, qu’à l’instar des Sabres de Buffalo, le grand club ira au combat avec cet entraîneur, peu importe l’issue. Victoire ou défaite, la direction s’en tiendra à ses choix. L’avenir de la Sainte-Flanelle s’annonce tout à fait prometteur.


Poster un commentaire

Le deuil du Partisan Canadien

Environ vers 22 h le 7 avril dernier, le Canadien de Montréal a rendu son dernier souffle contre les Maples Leafs de Toronto l’emportant 4-1. Le tout est devenu encore plus réel le 9 avril, lorsqu’une douzaine de joueurs sont venus chercher leurs effets personnels. Le partisan doit donc maintenant effectuer son deuil.

Le deuil du Partisan Canadien

Première étape : Choc, Déni

Le partisan regarde sa télé, il entend dire que le Canadien vient de mettre un terme à sa saison, qu’il n’y aura pas de séries, eux ayant fini 15e dans l’est. Il refuse d’y croire. Non, SON Canadien va faire les séries, parce que c’est la plus meilleure équipe de tous les temps. Il ferme la télé et stipule que les animateurs sont pourris. Il continue pendant quelques jours à regarder le « guide télévisuel » pour voir s’il n’y a pas une partie de hockey ce soir, dits à ses amis de venir écouter les Habs chez lui, ce à quoi ils répondent « euh c’est parce qui sont éliminées? », le partisan s’évanouit.

Deuxième étape : Colère

Le partisan est en rogne. Il ne peut pas concevoir que son équipe ne fasse pas partie de la danse printanière. Il envoie chier la plupart des partisans qui le narguent qu’eux, au moins leurs équipes sont en séries. Son humeur est aussi changeante que la météo, gare à celui qui osera prononcer le mot NHL, ou tout autre mot connexe. À la recherche d’une partie de hockey, il jure auprès des animateurs qui font toujours le post-mortem du Canadien après une semaine d’élimination. L’univers est contre lui point.

Troisième étape : Marchandage, négociations

Le choc et la colère passée, il tente d’appeler les réseaux pour leur demander s’il était possible de faire jouer au Canadien un tout petit match de séries, juste un. Lors du troisième appel, il se fait raccrocher au nez. Il tente aussi sa chance auprès de l’organisation du Canadien. Le partisan propose mille et une possibilités de changement au sein du club, et aussi tente sa chance encore une fois pour que l’équipe puisse jouer au moins… la première ronde… Il se fait raccrocher au nez, au prochain appel il tombe directement dans la boite vocale.

Quatrième étape : Dépression

Suite à son échec de mettre le tricolore en série, le partisan noie sa peine dans l’alcool, les chips et même Top modèle, se disant qu’au moins eux se donnent la peine et ne se contente pas d’un échec. Il dépérit, ne sort plus, ne parle plus et devient émotif à la simple vue d’un bâton de hockey ou toute autre chose ou mot connexe au sport. Le partisan repasse une multitude de matchs qu’il avait enregistrés sur DVD, il repasse même la saison 2011-2012, un supplice qui ne semble pas l’atteindre.

Cinquième étape : Acceptation

Le partisan décante, il s’aperçoit qu’il y a une vie en dehors du Canadien, il se dit emballé par les rondes éliminatoires. Il accepte que son équipe ne soit pas de la danse printanière, et que de toute façon, au moins le Canadien pourra mettre la main sur une « vedette » ou un bon joueur… Du moins, il se croise les doigts qu’il sera bien développé par la suite. Il retrouve sa vie sociale et conjugale. Il endosse maintenant le chandail d’une autre équipe comme Vancouver, Chicago ou encore Pittsburgh, mais secrètement, en dessous de celui-ci il a sur le dos, un t-shirt de P.K Subban.

Accepter ne veut pas dire oublier. Le partisan sera toujours dévoué à l’organisation du Canadien, sa religion, mais il possède maintenant, du moins espérons-le, une bonne dose de réalisme, qui lui permet de voir que l’équipe fera du chemin, et que c’était peut-être la meilleure chose qui pouvait lui arriver.


Poster un commentaire

Post-Cammalleri

Nouveau numéro de Cammalleri

Montréal se divise en deux clans présentement : ceux qui sont soulagés et heureux du départ de Michael Cammalleri, et ceux qui sont en colère.

Une grande analyse de l’échange survenu, de manière avouons-le peu conventionnelle, jeudi dernier, n’a pas sa place. L’équipe qui en aura obtenu le meilleur sera déterminée dans quelques années, sans plus.

S’il est incontestable que l’ancien numéro 13 possède un talent énorme, et qu’il est un joueur de série, son caractère n’est pas à négliger. Il était reconnu à travers la ligue entière que l’attaquant possédait un grand égo, on le savait à Calgary, à L.A aussi. Ces propos qui en ont choqué plus d’un étaient véridiques de la situation présente chez le Canadien, l’erreur qu’il a faite, comme mentionnée dans un article précédent, est de ne pas s’être inclus dans les déboires de l’équipe.

À la suite de la transaction impliquant deux problèmes, Cammalleri et Bourque, Monsieur Pierre Gauthier s’est empressé d’affirmer que les propos tenus par le joueur n’avaient aucun lien avec cet échange, que les deux équipes discutaient déjà depuis belle lurette. Jay Feaster, directeur général des Flames, a corroboré ses dires à l’exception qu’il croyait les discussions interrompues suite à la suspension de 5 matchs décernés à Bourque.

Si les discussions étaient déjà présentes, ne nous le cachons pas, les propos enflammés de l’athlète ont grandement aidé à conclure l’affaire. Oui, Gauthier aurait pu faire monter les enchères, mais aussi prendre le risque qu’une blessure entre en ligne de compte. Paul Holmgren , directeur général des Flyers, s’est mêlé du dossier, en affirmant qu’il n’avait jamais été mis au courant de la disponibilité de l’attaquant. Quelques autres directeurs confirmant la chose, n’oublions pas que Michael Cammalleri dispose d’une clause à son contrat qui lui permet de dresser la liste de 7 équipes à qui, il ne veut pas être échangé. Ce qui expliquerait tout cela.

Le Canadien s’est départi d’une « pomme pourrie » en Cammy, les droits du gardien Karri Ramo ainsi que d’un choix de 5e ronde en 2012. Il a acquis en retour, René Bourque, le jeune Patrick Holland et un choix de 2e ronde en 2013.

S’il est impossible de juger la transaction dans sa totalité, il est permis de percevoir du positif. Le Tricolore libère sa masse salariale de 3 M$ en passant à l’ouest un contrat de 6 M$ par année pour un contrat de 3,2 M$. Il grossit sont attaque — Bourque mesurant 6 pieds et 2, pesant 235 lb — et ajoute de la robustesse à l’équipe, ce qui lui manque.

Un problème a été échangé contre un autre problème. Pourquoi? Car à 30 ans, Bourque se présente parfois, parfois non. Il s’agit d’un Andrei Kostitsyn, ou voir un Alexei Kovalev au niveau constance. Le numéro 27 sortira de belles séquences, et de moins belles, il faudra vivre avec. Toutefois, il n’a pas peur de se salir le nez, et vous le retrouverez très souvent près du filet, ce que peu de joueurs au sein du Tricolore font.

Déjà, après deux parties jouées sans Michael Cammalleri, l’attitude de l’équipe semble avoir changé, Plekanec a de loin joué ses deux meilleurs matchs de la saison, une chimie semble s’installer. Cammalleri n’était pas le seul problème, il y a beaucoup de choses à régler encore. Est-il possible que l’ancien numéro 13 était une grosse partie du problème?


Poster un commentaire

Cammalleri et l’attitude perdante du Canadien

Michael Cammalleri

Michael Cammalleri

Si tous et chacun se doutaient bien que tout n’était pas rose au sein des troupes du Canadien de Montréal, personne ne s’attendait pour autant à la sortie publique de Michael Cammalleri aujourd’hui.

L’ailier s’est permis lorsque questionné par La presse et LNH.com sur les insuccès de l’équipe, de la blâmer. Il a déclaré, façe à l’attitude préconisée par la troupe: «Je ne peux accepter que nous affichions une attitude de perdants comme on le fait cette année. On prépare nos matchs en perdants (losers). On joue en perdants. Il ne faut donc pas se demander pourquoi on perd»

Selon l’auteur de seulement 9 buts cette saison, une équipe ne peut gagner s’il elle ne regarde que des vidéos , pourtant chaque équipe regarde ces dites vidéos pour étudier leurs adversaires. Le numéro 13 rajoute que «c’est bien beau de consulter les notes sur les tableaux. Mais, à un moment donné, il faut que l’on joue aussi.» Cette déclaration accroche un peu, s’il est vrai que pour obtenir des résultats l’équipe et les joueurs doivent jouer, mais que fait le Canadien lorsqu’il a l’occasion de jouer? Rien, absolument rien!

Le Canadien possède 82 parties au sein d’un calendrier pour «jouer», toutefois, il reste amorphe, et ne profite en rien de ces occasions.  Si Cammalleri s’est attaqué de façon gratuite, si l’on peu dire à l’organisation, il amène toutefois un point important. Il y a deux ans, le Canadien avait la conviction de pouvoir battre n’importe qui, tandis qu’aujourd’hui le Tricolore perd contre n’importe qui.

«Que Crosby (Sidney) marque un beau but, qu’Ovechkin (Alexander) ou Malkin (Evgeni) réalisent de gros jeux on devrait s’en ficher complètement et répliquer. Quand on s’est rendu en finale (de l’Association de l’Est) il y a deux ans, c’est ce que nous faisions. Nous avions la conviction de pouvoir battre n’importe qui. De pouvoir gagner tous les soirs. Nous abordions les matchs d’une manière complètement opposée à celle que nous affichons aujourd’hui. »

Ce n’est pas tant ses propos qui choquent, car avouons-le, l’équipe va mal, et le problème n’est pas seulement sur la glace, il est beaucoup plus profond. Ce qui surprend dans ces déclarations, c’est que Cammalleri blâme l’équipe, la direction mais nullement lui-même. Il avance que l’équipe possède une attitude de «loser» et attaque indirectement par la suite son entraîneur, en prétendant qu’il est « habitué de jouer beaucoup plus qu’il ne le fais» en ce moment.

L’homme de 6 millions de dollars, observe une moyenne de 15 à 18 minutes de temps de glace par match, pas si mal. Randy Cunneyworth l’utilise malgré de faibles résultats en attaque, lors d’avantage numérique ainsi que sur le premier ou deuxième trio. Ce qui laisse le public perplexe. Comment un joueur  payé à un tel salaire, engagé pour générer de l’attaque, et à qui l’entraîneur donne toutes les chances possibles pour tenter de le faire débloquer peut-il tenir de tels propos?

En fait, le joueur est libre de tenir les propos qu’il désire, ce qui fait saigner les oreilles, c’est l’égo surdimensionné qu’il détient. Ce cher Cammy ne voulait-il pas être Capitaine de la Ste-Flanelle il y a deux printemps si l’occasion se présentait?

En un sens, les propos sont véridiques, l’équipe possède une attitude de perdants, ça se voit à la façon que les joueurs ont de simplement abandonner après un seul but. Ça se voit aussi aux joueurs amorphes sur le banc. Ce qui dérange dans les propos comme dit plus tôt, ce n’est pas de se faire ouvrir les yeux sur une chose qui est totalement vrai – l’équipe se déclare perdante à la minute où elle met le pied sur la patinoire- Ce qui dérange c’est qu’il ose mettre le blâme sur l’équipe sans s’inclure dans ses propos.

Donc, si l’on fait exactement ce qu’il a dit de faire, « lire entre les lignes », Cunneyworth, Gauthier, Gainey, Molson, Ladouceur, Plekanec , Price, Eller, Desharnais, Groulx, les patins, les chandails, les casques, le gatorades sont tous coupables et détenant une attitude de perdants. Tandis que Michael Cammalleri lui est dôté d’une attitude gagnante, d’un corps l’équivalent d’une formule un – voir émission Nos Canadiens sur V télé- d’un talent inouï, mais il n’est en aucun cas responsable des déboires du Candien.

Finalement, ici, nous avons affaire à un joueur , aussi perdant que son équipe , qui tente de se mettre sur un pied d’estale en pilant sur les autres. Un égo surdimensionné, l’individualisme incarnée, une prima donna, tout simplement un Michael Cammalleri qui ne changera jamais. Il était comme ça à Calgary, encore plus à L.A, voilà qu’à Montréal le tout se confirme.

Le numéro 13 du Canadien de Montréal, Michael ce n’est pas de ma faute Cammalleri de son nom, n’est rien d’autre qu’un joueur individuel , qui ne sera jamais un joueur d’équipe.  Que ses propos soient vrais ou exagérés, c’est selon, il n’en change rien qu’il est allé trop loin. Ses jours sont dorénavant comptés au sein du tricolore.

-Alexandra-

Source citation : La Presse

Source Photo: RDS 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 25 followers