Alexandra Philibert

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Hunger games T03 : La révolte

Source photo : Renaud-Bray.com

AUTEURE : Suzanne Collins

TRADUCTEUR : Guillaume Fournier

ÉDITION : Pocket Jeunesse

PAGES : 418

THÈMES : Adolescents-fiction, rébellion, contrôle, Dystopie

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Katniss, la fille du feu, a survécu une nouvelle fois aux Hunger Games. Elle doit finalement choisir si elle endosse ou non son rôle de geai moqueur. Malgré elle, malgré tout, elle l’endosse de nouveau. Pour elle, pour Peeta, pour Gale, pour Prim, pour sa mère, pour tous ceux qui sont déjà morts où mourront au cours de la prochaine guerre.

Torturée, marquer par les deux derniers jeux, Katniss doit prendre tout le courage qu’elle possède pour continuer sa quête. Entre son amitié ambigüe qu’elle partage avec Gale, son nouveau chez soi dans le Treize, les missions de Plutarch, l’équipe de tournage toujours sur son dos, la froideur de coin, la vengeance envers Snow, ainsi que le nouveau Peeta, elle peine à se trouver elle même changé depuis les Jeux d’Expiation. Katniss devra faire des choix qui auront des conséquences, positives ou négatives, elle devra mener à bien son projet, quel qu’il soit.

La révolte, troisième et dernier tome de la trilogie, nous amène toujours plus loin dans la ligne directrice d’Hunger Games. Le Capitole étant ce qu’il est, cette guerre rebelle versus capitole se transforme en jeux géants impliquant la population entière. Plus on lit, plus on dévore, plus on trace des parallèles avec notre monde. C’est peut-être ça l’idée de Suzanne Collins, nous montrer à quel point l’humanité, malgré tout, recèle d’espoir, mais est souvent inhalé par le gain du pouvoir.

L’écriture est beaucoup plus étoffée que les premiers tomes. La cadence se ramène beaucoup plus à Hunger Games, qu’à l’embrasement. Par ses combats, ses stratégies ainsi que la combativité née et incessante de Katniss, qui malgré un certain essoufflement de moral et de courage semble plus forte que jamais.

Ce qui est bien avec La révolte, c’est que nous apprenons un peu plus à connaître Gale ainsi que Prim, la petite soeur pour laquelle Katniss s’est porté volontaire lors des premiers Jeux. C’est cet univers bien personnel qui est déployé dans ce tome. À quel point l’héroïne est naïve tout compte fait, et comment elle peut être impulsive par moment. Impulsions qui la mettent autant dans le pétrin, mais qui se révèlent être très positives à long terme.

Suzanne Collins aborde le triangle amoureux de Gale, Peeta et Katniss. Pas de chichi, pas de grandes scènes d’amour « cheesy » entre eux. Simplement des questionnements amoureux sur des situations ambiguës qui peuvent semer de la confusion. Pratiquement de l’amour à l’état simple. Il est bien certain qu’à la fin du livre, tout est clair, et pour ceux qui en doutaient, l’auteure nous gâte d’un petit épilogue, bien écrit, court et efficace. Cet épilogue nous projette dans l’avenir, environ 20 ans après les premiers jeux, cela nous permet d’apaiser notre tristesse suite à la lecture du livre. De savoir ce que Katniss est devenue après tout.

De nouveaux personnages font leurs apparitions tel que Boggs, Pollux, Annie, Paylor, Coin et bien d’autres. On retrouve un beau mélange de personnages. Si le premier tome était assez représentatif de Katniss et pratiquement elle seule outre Peeta, que le deuxième portait un peu plus sur Peeta, Katniss et Haymitch ainsi que les vainqueurs d’autres éditions, tout en y incorporant Finnick et Joanna, La révolte nous donne un ensemble plus large de divers comparses. Cela nous donne la capacité de cerner grandement le danger dans lequel se trouve Katniss, mais aussi à quel point ses nouveaux amis  amènent un support incroyable à celle-ci.

Fait intéressant, c’est que malgré cette rébellion pour la liberté, ce volume nous démontre à quel point la mémoire humaine est une faculté qui oublie à long terme tous les massacres qui peuvent arriver. Que décidément, l’humanité n’apprend jamais, mais que peut-être cette fois-ci elle le fera. Il n’est pas faut de faire le lien entre l’holocauste et aujourd’hui.

De la profondeur, c’est que l’écrivaine nous offre ici, la lecture de la série Hunger Games s’est faite progressive. Si la profondeur y était tout de même, la complexité du troisième tome y ajoute quelque chose. Une belle fin pour une série trépidante, enivrante et addictive au possible. Rien à voir avec Twilight , Hunger games possède une entité bien à lui. Cette série de livres vaut la peine d’être lue, vous ne saurez y résister.

Hunger Games est sans doute le nouveau phénomène, il serait pourtant malheureux de le comparé à celui de Twilight, une dystopie hors du commun qui alliera petit et grand. Le film et les suites qui en suivront seront un bon ajout et complément de cette trilogie. Vous cherchez une bonne lecture? Hunger Games l’est. Aussi fort qu’une drogue, lorsque vous lisez le dernier mot, de la dernière page de ce troisième tome, vous en pleurer presque, déçue que ce soit la fin, en manque de cette belle lecture.

Ma note : 8.5/10

Prix : Entre 22 et 28 $en Français, entre 10 et 20 $ en Anglais, Coffret de la trilogie pour 60$ en Anglais.

À lire aussi


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Hunger Games T02: L’embrasement

Source photo :

Source photo: Renaud-Bray . com

AUTEURE : Suzanne Collins

TRADUCTEUR : Guillaume Fournier

ÉDITION : Pocket Jeunesse

PAGES : 399

THÈMES : Adolescents-fiction, rébellion, contrôle, Dystopie

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. À l’aube des Jeux de l’expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Suite à la fin rocambolesque des derniers Jeux, Katniss doit se racheter lors de la Tournée de la victoire. Une visite surprise du président Snow lui fait comprendre à quel point sa petite rébellion face au Capitole a coûté cher à ce dernier. Elle doit à tout prix redresser la situation. Katniss devra alors jouer le jeu de la fille amoureuse avec Peeta, ce vainqueur étranger aujourd’hui. Voilà que les 75e Hunger Games se pointent à l’horizon et que l’expiation vient changer quelque peu la donne.

S’en suit une promesse de protection envers Peeta. Il est hors de question qu’il ne sorte pas vivant de ces jeux, même si cela veut dire que Katniss devra y laisser sa peau. Entre la possibilité que le district 13 existe toujours, les quelques petits gestes de révolte au sein de certains districts, Katniss aperçoit quelques signes qu’elle ne comprend pas. L’expiation débute, ces jeux de la faim n’ont pas la même tenure que les derniers. Il semble difficile de faire la part des choses, elle devra faire face à ses sentiments, mais surtout ne jamais oublier qui est le vrai ennemi. Entre l’instinct de survie et celui de protection, elle semble avoir échappé à ce qui était le plus flagrant.

On retrouve les personnages principaux pratiquement là où nous les avions laissés lors du premier tome. Hunger games l’embrasement nous propose une suite acceptable pour le premier qui nous avait enivrés au plus haut point. Ce deuxième tome suit allégrement le premier. Face à la défiance de Katniss, le Capitole lui impose des règles et la manipule à des fins mesquines, ce qui lui déplait. Le geai moqueur qu’elle est fait preuve d’une grande naïveté au cours de ce livre.

Suzanne Collins nous propose une écriture aussi fluide que le premier livre. Facile à lire, à comprendre, rien ne nous empêche vraiment d’entrer littéralement dans la lecture. Toutefois, l’action et le rythme qui se trouvait au sein d’Hunger Games semblent être bien moins présents dans l’embrasement. Il nous arrive de temps à autre de penser à sauter quelques paragraphes pour faire avancer la lecture.

L’embrasement nous permet d’avoir un nouveau regard sur Haymitch, personnage d’une grande importance au sein de cette saga qui a pourtant un rôle effacé. Nous découvrons peu à peu des pièces de puzzle qui nous permettent de comprendre où l’histoire se dirige, et pourquoi l’aigre Haymitch est comme il est. On y découvre aussi de nouveaux personnages dans la peau de Finnick, Johanna, Beet et Wiress. Un ensemble plus grand sur ce qu’est le Capitole, sur l’impact des jeux ainsi que de la cruauté de tout ce qui se passe.

La description des lieux ainsi que des personnages et de leurs habillements est plutôt brève comparativement au premier tome, toutefois, il n’en faut pas plus pour s’en faire une idée. L’auteure s’amuse avec les nouvelles idées que le Capitole peut avoir, quoi que celui-ci a peut-être déjà décidé d’avance. On voit les métaphores, les liens avec ce que notre monde pourrait devenir un jour. La personnalité des personnages est encore plus flagrante que précédemment. Si le caractère de Katniss n’est pas à prouver, nous découvrons une petite parcelle de Gale, mais une nouvelle facette de Peeta, ce qui donne un nouvel aspect à leur relation.

La narration est toujours au "je", et donne l’effet désiré. On aimerait toutefois savoir ce qui se passe dans la tête des autres, il reste que l’effet de surprise qu’on détient à la fin de la lecture ne serait pas le même. Car si dans le premier tome nous étions surpris par la victoire double de Peeta et Katniss, dans ce deuxième tome nous sommes surpris du plan dans lequel Katniss a été pleinement manipulé.

On se doutait bien à un certain moment que quelque chose se tramait. Jamais, toutefois, nous ne nous attendions à ce genre de revirement. Ce revirement qui nous fait dire tout simplement : JE LE SAVAIS! JE LE SAVAIS!, sans vraiment savoir que c’était ce qui allait arriver.

Bon livre qu’on dévore rapidement, quelque peu moins que le premier. Bon rythme, belle continuité, on y décèle un rythme différent, et des personnages plus effacés que d’autre. Si quelques chapitres nous posent problème, la fin efface tout ce labyrinthe d’intrigue. Ce livre ce fera une belle place aux côtés de son prédécesseur et semble nécessaire pour celui qui le suivra.

Hunger Games l’embrasement doit être lu absolument. Seul, il n’aurait peut-être pas valu la peine, mais en tant que pièce importante du puzzle, le tout s’explique mieux. À lire, à donner, mais surtout sans tarder. Il me tarde déjà d’en lire le troisième et dernier livre de la série.

Ma note : 8/10

Prix : Entre 22 et 28 $en Français, entre 10 et 20 $ en Anglais, Coffret de la trilogie pour 60$ en Anglais.


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Hunger Games, Volume 1.

AUTEURE : Suzanne Collins

TRADUCTEUR : Guillaume Fournier

ÉDITION : Pocket Jeunesse

PAGES : 399

THÈMES : Adolescents-fiction, rébellion, contrôle.

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Les Hungers Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront… 

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Dans un monde apocalyptique, où les États-Unis n’existent plus, mais qui furent remplacés par 13 districts, maintenant 12 suite à une rébellion on retrouve Katniss, jeune femme de 16 ans, habitante du district douze, antre du Charbon. Le Capitole pour rappeler son contrôle à la population produit annuellement un jeu télévisé appelé Hunger Games (Jeux de la faim). C’est lors de l’annonce des tributs que Katniss se porte volontaire, à la minute même où le nom de sa petite soeur Prim est pigé.

S’en suit alors une course contre la montre, contre la mort, mais contre le capitole. Katniss la fille de feu, comme elle est surnommée, se rebelle peu à peu contre le Capitole, sans même s’en rendre compte, chose que ce dernier n’apprécie guerre. Entre sa haine pour le Capitole et Haymitch, et l’amour qu’elle porte pour Prim, ou encore son « meilleur ami » Gale, se retrouve Peeta, le tribut masculin du district. Entre querelles, plans, et ingénuité, entre ce qui est vrai ou faux, l’aventure de Katniss nous réserve de belles surprises.

Hunger Games propose un phénomène littéraire tout juste porté au cinéma. Écrit en trois livres, cette série évolue au sein de personnages à la fois caractériels, loufoques et bien défini. Ce premier tome est la base de tout, le comment et le pourquoi Katniss s’est portée volontaire pour sa soeur lors des Jeux de la faim, la fin du district 13, un peu de renseignements sur le capitole et sur les autres districts sans pour autant tout nous dévoiler.

Suzanne Collins nous propose une écriture fluide, descriptive et simple qui nous enivre immédiatement dans cette lecture de 399 pages. Ce premier opus cache sous un ton dit « léger » des thèmes tels que le contrôle qu’une entité supérieure peu détenir sur un peuple, l’amour fraternel, la rébellion et bien d’autres que vous pourrez découvrir à travers ses pages.

L’héroïne de cette trilogie, Katniss détient bien son surnom « fille du feu » si celui-ci est basé sur des tenus vestimentaires en lien avec ce que le charbon produit (ressource et production du district 12), celui-ci lui colle un peu plus à la peau plus les Hungers Games avance. Narrée au « Je » où l’on voit le tout par la pensée de Katniss, nous donne l’impression d’être nous même dans cette arène, près à réagir.

Les personnages sont dotés d’une personnalité propre à chacun d’eux, sans méli-mélo, seulement des qualités et traits de caractères distincts et bien tisser à travers le manuscrit. Si le lecteur pourrait commencée à décrocher après quelques chapitres, l’auteur s’amène avec l’élément phare de se livre, le début du jeu télévisuel. Elle réussit à captiver le lecteur qui ne peut s’empêcher, à juste titre, de dévorer le livre.

La déception pouvait être au rendez-vous lorsque l’on regarde la réputation qui précède cette série. Si la lecture du deuxième et troisième tome ne sont pas entamés, donc non terminée, le premier tome nous promet de belles choses pour la suite. Livre que je m’étais promis de lire tranquillement, le temps de posséder la suite m’aura fait mentir. Sans avoir pu résister, ce livre est mort sous mes yeux quelques heures plus tard.

Hunger games  est un livre excitant et porte à réfléchir, et si notre monde devenait comme celui proposé à travers ses pages? Et si? Que ferions-nous ?  Bien bâti, un rythme défaillant au tout début, mais qui est rétabli juste à temps par l’auteure. Précipitez-vous dans les librairies, ces livres se vendent comme des petits pains chauds. Ne pas lire Hunger Games… manque à votre culture. Il est de loin un des meilleurs livres du genre qu’il m’ait été donnée de lire au cours des dernières années.

Ma note : 9/10

Prix : Entre 22 et 28 $en Français, entre 10 et 20 $ en Anglais, Coffret de la trilogie pour 60$ en Anglais.

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