Montréal se divise en deux clans présentement : ceux qui sont soulagés et heureux du départ de Michael Cammalleri, et ceux qui sont en colère.
Une grande analyse de l’échange survenu, de manière avouons-le peu conventionnelle, jeudi dernier, n’a pas sa place. L’équipe qui en aura obtenu le meilleur sera déterminée dans quelques années, sans plus.
S’il est incontestable que l’ancien numéro 13 possède un talent énorme, et qu’il est un joueur de série, son caractère n’est pas à négliger. Il était reconnu à travers la ligue entière que l’attaquant possédait un grand égo, on le savait à Calgary, à L.A aussi. Ces propos qui en ont choqué plus d’un étaient véridiques de la situation présente chez le Canadien, l’erreur qu’il a faite, comme mentionnée dans un article précédent, est de ne pas s’être inclus dans les déboires de l’équipe.
À la suite de la transaction impliquant deux problèmes, Cammalleri et Bourque, Monsieur Pierre Gauthier s’est empressé d’affirmer que les propos tenus par le joueur n’avaient aucun lien avec cet échange, que les deux équipes discutaient déjà depuis belle lurette. Jay Feaster, directeur général des Flames, a corroboré ses dires à l’exception qu’il croyait les discussions interrompues suite à la suspension de 5 matchs décernés à Bourque.
Si les discussions étaient déjà présentes, ne nous le cachons pas, les propos enflammés de l’athlète ont grandement aidé à conclure l’affaire. Oui, Gauthier aurait pu faire monter les enchères, mais aussi prendre le risque qu’une blessure entre en ligne de compte. Paul Holmgren , directeur général des Flyers, s’est mêlé du dossier, en affirmant qu’il n’avait jamais été mis au courant de la disponibilité de l’attaquant. Quelques autres directeurs confirmant la chose, n’oublions pas que Michael Cammalleri dispose d’une clause à son contrat qui lui permet de dresser la liste de 7 équipes à qui, il ne veut pas être échangé. Ce qui expliquerait tout cela.
Le Canadien s’est départi d’une « pomme pourrie » en Cammy, les droits du gardien Karri Ramo ainsi que d’un choix de 5e ronde en 2012. Il a acquis en retour, René Bourque, le jeune Patrick Holland et un choix de 2e ronde en 2013.
S’il est impossible de juger la transaction dans sa totalité, il est permis de percevoir du positif. Le Tricolore libère sa masse salariale de 3 M$ en passant à l’ouest un contrat de 6 M$ par année pour un contrat de 3,2 M$. Il grossit sont attaque — Bourque mesurant 6 pieds et 2, pesant 235 lb — et ajoute de la robustesse à l’équipe, ce qui lui manque.
Un problème a été échangé contre un autre problème. Pourquoi? Car à 30 ans, Bourque se présente parfois, parfois non. Il s’agit d’un Andrei Kostitsyn, ou voir un Alexei Kovalev au niveau constance. Le numéro 27 sortira de belles séquences, et de moins belles, il faudra vivre avec. Toutefois, il n’a pas peur de se salir le nez, et vous le retrouverez très souvent près du filet, ce que peu de joueurs au sein du Tricolore font.
Déjà, après deux parties jouées sans Michael Cammalleri, l’attitude de l’équipe semble avoir changé, Plekanec a de loin joué ses deux meilleurs matchs de la saison, une chimie semble s’installer. Cammalleri n’était pas le seul problème, il y a beaucoup de choses à régler encore. Est-il possible que l’ancien numéro 13 était une grosse partie du problème?
