Alexandra Philibert

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CH : Comment faire du neuf avec du vieux.

Source photo : Radio-Canada Sport

Dans une ère où l’environnement est important et que le recyclage est in, le Canadien de Montréal vous montre comment faire du neuf avec du vieux. C’est ainsi qu’il a embauché Michel Therrien comme entraîneur-chef.

Du moins, certains le croient. Il est vrai que Michel Therrien n’est peut-être pas le nouvel entraîneur que tout le monde attendait. Peut-être bien aussi que la plupart des gens étaient obnibulés par la candidature de Patrick Roy, casseau de son surnom. Que tout un chacun a mis leur grain de sel à la recherche du scoop et de la nouvelle de l’heure, que leurs sources étaient plus importantes, mais surtout plus véridiques que celles des autres.

Somme toute, Michel Therrien, qu’à cela ne plaise, est le nouvel entraîneur du Canadien de Montréal. Il y a de ces gens qui n’évoluent pas, qui gardent le même schéma, et il y en a d’autres qui apprennent, qui évolue, mais qui surtout n’utilise plus du tout les mêmes schémas qu’auparavant. Michel Therrien fait probablement partie de la deuxième catégorie.

Il y a 10 ans, que Therrien n’est plus avec le Canadien, et en 10 ans, l’équipe a changé du tout au tout, il n’y a plus grand monde qui était là qui y sont encore aujourd’hui. L’homme a fait ses classes est retourné dans la ligue américaine pour revenir dans la LNH à la barre des Penguins. Il a amené l’équipe tout près d’une coupe Stanley, abdiquant en finale contre la puissante machine que les Red wings de Détroit était en 2007. La saison suivante, l’entraîneur s’est fait montrer la porte en janvier. Ironie, l’équipe a remporté la Coupe Stanley sous les ordres du nouvel entraîneur-chef, Dan Bylsma.

Michel Therrien s’amène à Montréal avec de l’expérience, ce qui lui faisait défaut dans la précédente décennie. Il possède de nouveaux outils, une sagesse un peu plus présente, et toujours avec une syntaxe défaillante. Il connait l’endroit, la pression, les médias et tout ce qui vient avec le poste. Beaucoup mieux préparé que la première fois. C’est la première fois aussi, qu’un directeur général l’embauche, auparavant il s’agissait d’une signature de contexte avec une direction girouette.

Certains décriront ce choix, mais en analysant le tout, est-ce qu’il y avait de meilleurs candidats disponibles? Hartley se dirigeait déjà vers Calgary depuis des mois, Roy devait sans doute en demander trop, après, que reste-t-il ensuite ? Vigneault a resigné à Vancouver, Guy Boucher est maintenant à Tampa Bay… Qui d’autre? Poser la question, c’est un peu y répondre. Peu importe les raisons qui ont fait en sorte que tel ou tel homme ne soit pas le nouvel entraineur, sachez que Marc Bergevin a fait son choix en toute connaissance de cause dans un processus confidentiel.

Peu importe qui serait devenu le nouvel entraineur-chef du Canadien de Montréal, il y aurait eu des dénigreurs pour le candidat choisi. Chose faite, il faut faire confiance à Marc Bergevin. L’ambiance qui règne au 7e étage me surprend, et me plait.

Laissons la chance à Michel Therrien de prouver ce qu’il peut faire à nouveau avec le Canadien édition 2012. Gageons certainement que des joueurs qui se pognent le beigne, ça n’existera plus.

Tâchons de nous concentrer maintenant sur le repêchage.


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Le deuil du Partisan Canadien

Environ vers 22 h le 7 avril dernier, le Canadien de Montréal a rendu son dernier souffle contre les Maples Leafs de Toronto l’emportant 4-1. Le tout est devenu encore plus réel le 9 avril, lorsqu’une douzaine de joueurs sont venus chercher leurs effets personnels. Le partisan doit donc maintenant effectuer son deuil.

Le deuil du Partisan Canadien

Première étape : Choc, Déni

Le partisan regarde sa télé, il entend dire que le Canadien vient de mettre un terme à sa saison, qu’il n’y aura pas de séries, eux ayant fini 15e dans l’est. Il refuse d’y croire. Non, SON Canadien va faire les séries, parce que c’est la plus meilleure équipe de tous les temps. Il ferme la télé et stipule que les animateurs sont pourris. Il continue pendant quelques jours à regarder le « guide télévisuel » pour voir s’il n’y a pas une partie de hockey ce soir, dits à ses amis de venir écouter les Habs chez lui, ce à quoi ils répondent « euh c’est parce qui sont éliminées? », le partisan s’évanouit.

Deuxième étape : Colère

Le partisan est en rogne. Il ne peut pas concevoir que son équipe ne fasse pas partie de la danse printanière. Il envoie chier la plupart des partisans qui le narguent qu’eux, au moins leurs équipes sont en séries. Son humeur est aussi changeante que la météo, gare à celui qui osera prononcer le mot NHL, ou tout autre mot connexe. À la recherche d’une partie de hockey, il jure auprès des animateurs qui font toujours le post-mortem du Canadien après une semaine d’élimination. L’univers est contre lui point.

Troisième étape : Marchandage, négociations

Le choc et la colère passée, il tente d’appeler les réseaux pour leur demander s’il était possible de faire jouer au Canadien un tout petit match de séries, juste un. Lors du troisième appel, il se fait raccrocher au nez. Il tente aussi sa chance auprès de l’organisation du Canadien. Le partisan propose mille et une possibilités de changement au sein du club, et aussi tente sa chance encore une fois pour que l’équipe puisse jouer au moins… la première ronde… Il se fait raccrocher au nez, au prochain appel il tombe directement dans la boite vocale.

Quatrième étape : Dépression

Suite à son échec de mettre le tricolore en série, le partisan noie sa peine dans l’alcool, les chips et même Top modèle, se disant qu’au moins eux se donnent la peine et ne se contente pas d’un échec. Il dépérit, ne sort plus, ne parle plus et devient émotif à la simple vue d’un bâton de hockey ou toute autre chose ou mot connexe au sport. Le partisan repasse une multitude de matchs qu’il avait enregistrés sur DVD, il repasse même la saison 2011-2012, un supplice qui ne semble pas l’atteindre.

Cinquième étape : Acceptation

Le partisan décante, il s’aperçoit qu’il y a une vie en dehors du Canadien, il se dit emballé par les rondes éliminatoires. Il accepte que son équipe ne soit pas de la danse printanière, et que de toute façon, au moins le Canadien pourra mettre la main sur une « vedette » ou un bon joueur… Du moins, il se croise les doigts qu’il sera bien développé par la suite. Il retrouve sa vie sociale et conjugale. Il endosse maintenant le chandail d’une autre équipe comme Vancouver, Chicago ou encore Pittsburgh, mais secrètement, en dessous de celui-ci il a sur le dos, un t-shirt de P.K Subban.

Accepter ne veut pas dire oublier. Le partisan sera toujours dévoué à l’organisation du Canadien, sa religion, mais il possède maintenant, du moins espérons-le, une bonne dose de réalisme, qui lui permet de voir que l’équipe fera du chemin, et que c’était peut-être la meilleure chose qui pouvait lui arriver.


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Le Canadien est éliminé, patati patata

Source photo : Laforumde Montréal.wordpress.com

Le Canadien est éliminé, c’est OFFICIEL depuis samedi dernier. Pour ceux qui s’en rappellent, je disais dès le commencement du camp d’entraînement que l’équipe ne ferait pas les séries, toutefois je n’imaginais nullement une saison comme celle-ci.

Bref, aujourd’hui, je me permets un petit medley d’opinion sur divers sujets sportifs des dernières semaines. Pourquoi pas?

Shanahan préfet de discipline…Discipli quoi?

Ho que j’en aurais long à dire. Tannée de Campbell et ses suspensions broches à foin, voire le manque de suspensions surtout envers les Bruins de Boston, l’annonce de la nomination de Brendan Shanahan amenait un vent de fraicheur l’an dernier dans une ligue arriéré et stoïque face aux problèmes d’arbitrage et la partialité qui régnait dans celle-ci. Pratiquement une saison plus tard, rien n’a vraiment changé.

Bien que la LNH soit maintenant arrivée dans l’ère 2.0 avec la présentation de vidéo pour expliquer ses décisions ou non-décisions. La peur qui subsistait au sein de la population sportive quant à voir un adoucissement de la part de Shanahan suite aux grands coups d’éclat portés lors des matchs préparatoires, c’est avéré vraie.

Des sentences bonbons, du « fermage » de paupière devant des coups clairement vicieux, en plein le genre de gestes que la LNH disait vouloir combattre. Une petite claque sur les doigts et s’est repartie. La ligue est revenue au point de départ. Un long chemin est à faire avant de la voir changer semble-t-il.

Le dossier Coyotes de Phoenix

La ligue devrait se résoudre à vendre cette équipe, et prendre en compte la possibilité de déménagement, que ce soit à Seattle, à Québec ou Chibougamau, mais ça doit cesser. Ce dossier fait mal à la réputation de la ligue ( meh?!? Quelle réputation? )

Québec et son amphithéâtre

L’annonce officielle pour les débuts de travaux a été effectuée, l’amphithéâtre devrait prendre forme bientôt, et être prêt pour 2015, bonne chose. Toutefois, j’espère que les coûts de 400 M$ ne soient pas dépassés, au Québec on semble incapable de construire quelque chose en respectant le budget.

Hommage à Gary Carter

Il a été un grand du baseball, et je suis loin d’être conquise par l’idée de ne lui donner qu’un nom de rue, de métro, ou autre. Je crois que pour honoré ça mémoire, il faut recommencer à donner envie aux jeunes de jouer au Baseball en créant de nouveaux programmes comme il en a pour le soccer et le hockey.

Manning et Tebow

Peyton Manning a finalement signé avec les Broncos de Denvers. J’étais sur le point de signer un article sur une guerre d’égo entre lui et Tim Tebow, lorsque ce dernier fut échangé aux Jets. Denver prend un gros risque avec Manning, on lui souhaite tout de même une saison sans blessure. Tebow de son côté s’est dit prêt à changer de position si les Jets le désiraient. Il se considère comme un joueur de football avant tout, avant même d’être quaterback. On lui lève notre chapeau.

Place Bell à Laval

Je sais, ça date un peu, mais je n’en avais pas parlé. C’est un beau projet, et on se doute fort bien qu’un jour où l’autre les Bulldogs d’Hamilton se feront une niche dans ce complexe sportif, le Canadien s’en retrouvera gagnant, Québec et Quebecor de leurs côtés ragent un peu. La Place Bell devrait être construire en 2014, j’ai hâte, mais surtout je conçois très bien que mon CV pourrait se retrouver là-bas.

Crosby

Simon Servant un collègue à moi sur All habs, qui accrédité pour la couverture de l’Aramada de Blainville-Boisbriand, amenait cette semaine une belle image du talent de Crosby. Le numéro 89 est en feu depuis son retour, ou durant ses deux retours, comme bon vous semble. Voici le tweet, en anglais de Simon.

Crosby, while having concussions and neck injuries, has 25 points in 15 games… A 137 point pace if he plays a full season

L’hypothèse est qu’à ce rythme ( 25 points en 15 parties) Crosby aurait pu ou pourrait atteindre une saison de 137 points s’il jouait 82 parties. Cela démontre tout le talent que ce joueur possède. Chapeau à Crosby, et merci à Simon pour cette perle.

En attendant

Passez une belle semaine sportive, même si le Canadien est éliminé, prenez le temps de vous intéresser à ce qui se passe à l’entour, ailleurs dans la LNH, et dans les autres sports. Vous pourriez être surpris.

Petit lien intéressant sur la violence qui ne cesse d’augmenter dans la LNH ( ANGLAIS )


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Post-Cammalleri

Nouveau numéro de Cammalleri

Montréal se divise en deux clans présentement : ceux qui sont soulagés et heureux du départ de Michael Cammalleri, et ceux qui sont en colère.

Une grande analyse de l’échange survenu, de manière avouons-le peu conventionnelle, jeudi dernier, n’a pas sa place. L’équipe qui en aura obtenu le meilleur sera déterminée dans quelques années, sans plus.

S’il est incontestable que l’ancien numéro 13 possède un talent énorme, et qu’il est un joueur de série, son caractère n’est pas à négliger. Il était reconnu à travers la ligue entière que l’attaquant possédait un grand égo, on le savait à Calgary, à L.A aussi. Ces propos qui en ont choqué plus d’un étaient véridiques de la situation présente chez le Canadien, l’erreur qu’il a faite, comme mentionnée dans un article précédent, est de ne pas s’être inclus dans les déboires de l’équipe.

À la suite de la transaction impliquant deux problèmes, Cammalleri et Bourque, Monsieur Pierre Gauthier s’est empressé d’affirmer que les propos tenus par le joueur n’avaient aucun lien avec cet échange, que les deux équipes discutaient déjà depuis belle lurette. Jay Feaster, directeur général des Flames, a corroboré ses dires à l’exception qu’il croyait les discussions interrompues suite à la suspension de 5 matchs décernés à Bourque.

Si les discussions étaient déjà présentes, ne nous le cachons pas, les propos enflammés de l’athlète ont grandement aidé à conclure l’affaire. Oui, Gauthier aurait pu faire monter les enchères, mais aussi prendre le risque qu’une blessure entre en ligne de compte. Paul Holmgren , directeur général des Flyers, s’est mêlé du dossier, en affirmant qu’il n’avait jamais été mis au courant de la disponibilité de l’attaquant. Quelques autres directeurs confirmant la chose, n’oublions pas que Michael Cammalleri dispose d’une clause à son contrat qui lui permet de dresser la liste de 7 équipes à qui, il ne veut pas être échangé. Ce qui expliquerait tout cela.

Le Canadien s’est départi d’une « pomme pourrie » en Cammy, les droits du gardien Karri Ramo ainsi que d’un choix de 5e ronde en 2012. Il a acquis en retour, René Bourque, le jeune Patrick Holland et un choix de 2e ronde en 2013.

S’il est impossible de juger la transaction dans sa totalité, il est permis de percevoir du positif. Le Tricolore libère sa masse salariale de 3 M$ en passant à l’ouest un contrat de 6 M$ par année pour un contrat de 3,2 M$. Il grossit sont attaque — Bourque mesurant 6 pieds et 2, pesant 235 lb — et ajoute de la robustesse à l’équipe, ce qui lui manque.

Un problème a été échangé contre un autre problème. Pourquoi? Car à 30 ans, Bourque se présente parfois, parfois non. Il s’agit d’un Andrei Kostitsyn, ou voir un Alexei Kovalev au niveau constance. Le numéro 27 sortira de belles séquences, et de moins belles, il faudra vivre avec. Toutefois, il n’a pas peur de se salir le nez, et vous le retrouverez très souvent près du filet, ce que peu de joueurs au sein du Tricolore font.

Déjà, après deux parties jouées sans Michael Cammalleri, l’attitude de l’équipe semble avoir changé, Plekanec a de loin joué ses deux meilleurs matchs de la saison, une chimie semble s’installer. Cammalleri n’était pas le seul problème, il y a beaucoup de choses à régler encore. Est-il possible que l’ancien numéro 13 était une grosse partie du problème?

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