Alexandra Philibert

Du sport, des critiques et des chroniques!


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J’y étais : Lady Antebellum à Montréal

Source Photo : Ariane D’amour

C’est dans un Centre Bell pratiquement rempli que le groupe Lady Antebellum s’est produit pour la première fois en sol québécois. Thompson Square ainsi que Darius Rucker se sont charger de réchauffé la place lors de la première partie.

Shawna et Keifer Thompson nous ont offer une belle performance. Entamant le tout avec la chanson I got you et terminant avec Are you gonna kiss me or not, ils ont su gagner peu à peu un public qui connaissait peu son répertoire, mais qui était très réceptif à leur musique.

S’en suit l’arrivée de Darius Rucker qui semble vachement heureux d’être là. Il chante, il s’amuse et raconte une tonne d’anecdotes entre ses chansons. Dont un homme rencontré à son arrivé à Montréal ce matin, qui en vérifiant son passeport, lui a dit « Tu es mieux de faire un bon show, parce que je vais être là ce soir » à qui, il a dédié une chanson. Darius a fait plaisir à cette foule de tout âge en proposant des chansons entraînantes, remplies d’histoire, mais s’est aussi laissé un plaisir en interprétant Purple Rain d’une façon impeccable.

Une petite pause de 30 minutes sépare Darius de Lady Antebellum, question de scène, mais surtout de mettre en place le public qui doit se déplacer du parterre au Inner Circle (à même la scène). Chose faite, les artistes ne font pas trop attendre le public, et arrive sur scène vers 21 h 15 après une courte présentation vidéo où l’on voit le trio se préparé pour allez sur la scène pour entamer la soirée avec We Own the night. Le spectacle est parsemé de 2 ou 3 vidéos de ce genre qui agrémente parfaitement le tout.

Lady Antebellum compile des succès de leurs deux derniers albums. Ils font une ou deux chansons dont I run To you, précurseur du style de l’album Need you Know, de leur premier opus. Charles Kelley nous a offert une prestation magnifique de la chanson Hello World qui est souvent négligée par certains, mais qui vaut le détour, elle possède un charme unique.

Le Trio déborde d’énergie, Dave Haywood se donne à fond à la guitare un peu partout sur la scène, dont une fois sur le piano. Silencieux, sur bon nombre de chansons ou un peu plus discret en effectuant que les back vocals, le groupe ne serait pas pareil sans lui. Charles Kelley était partout, il tentait de voir le plus possible de fans. Hillary Scott semblait toutefois un peu mal à l’aise dans ses talons haut, et plus timide que ses compatriotes, elle a été toutefois d’une grande gentillesse en dédiant American Honey à une petite fille de 10 ans du nom d’Anabelle.

Ils nous ont offert deux surprises, un medley en compagnie de tous leurs musiciens au bout de la scène ainsi que de Darius Rucker et Thompson Square. Toutefois, la plus grande surprise fut lorsque le trio a interprété Sweet Emotion d’Aerosmith, non pas de façon country, mais de façon Rock. La foule chantait de concert avec le groupe lors de la plupart des titres, Just a Kiss, Wanted you more ainsi que Perfect Day ont connu un retentissant succès et une multitude de cris.

Lorsque Lady Antebellum ont fait leurs adieux et remercié la foule, on se doutait bien qu’ils reviendraient pour un rappel, et quelle chanson serait interprété, car Need You know n’avait pas encore retenti dans le Centre Bell. Un petit vidéo d’images qui se succèdent une après l’autre du Clip de la chanson a fait son apparition, et le trio s’est amené par la suite.

Une Centre Bell en liesse, une foule conquise et heureuse, des jeunes filles réalisant leurs rêves, des couples heureux, des mamies heureuses. Rien de tel pour faire un succès. L’adrénaline retombant, tout un chacun s’en est allé.

Ma note : 9/10 , j’aurais aimée des pauses plus courtes entre les artistes. Voilà tout.


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La chasse au «coach»

Source Photo : CP24.com

Depuis mercredi dernier, Marc Bergevin est le nouveau directeur général du Canadien, les partisans et médias se sont donc penchés sur un autre dossier, celui du Coach.

La frénésie connue lors du congédiement de Pierre Gauthier et la chasse aux Scoops qui a subsisté par la suite s’était estompée quelque peu avec les présentes séries, mais voilà qu’avec la venue de Marc Bergevin, la frénésie repart de plus belle. Therrien, Vigneault, Roy, Vincent, Crawford, D.Savard, Hartley, voilà quelques-uns des noms que l’on entend.

Que ce soit par des médias traditionnels ou des médias indépendants du web, tout un chacun possède sa petite idée sur les candidats écrits sur la liste du directeur général, ou encore sur le candidat qui sera embauché. À moins d’un grand revirement, peu de chance que ceux-ci laissent tomber.

Il faut toutefois dire que les gens ont peu à se mettre sous la dent, durant la saison morte relatif au Canadien de Montréal. Une éternité, il y a eu, depuis le dernier gros remue-ménage au 7e étage. Il est vrai que l’équipe a connu son nombre d’entraîneurs et de directeurs généraux au cours des dernières années, mais quelque chose ne semblait pas coller, comme si pour tout le monde il était clair que cela ne serait pas permanent. Qu’il était facilement repérable qu’il y aurait, durant quelques années une chaise musicale à ce niveau.

Voilà que Marc Bergevin a signé un contrat d’une durée de 5 ans. Ce qui laisse penser que celui du prochain coach devrait avoir la même durée. Fini la chaise musicale, finis le changement de personnel chaque année. Ce qu’on veut à Montréal, c’est de la stabilité, c’est une équipe de gestion qui aura plein pouvoir et détiendra du temps pour faire son travail. Comme Andre Ouellet d’Univershockey.ca  le rapporte, dans la LNH d’aujourd’hui «lorsqu’on parle d’un plan de reconstruction dans la Ligue nationale, on parle d’un plan « quinquennal » ».

Si l’on ne parle pas ouvertement de reconstruction chez le Tricolore, il est faux de dire que l’équipe pourra dès l’an prochain concurrencer pour la Coupe Stanley. Le directeur général l’a dit, l’équipe est dotée de bons morceaux, d’un bon noyau de joueurs — voire ici Cole, Pacioretty, Eller, Price, P.K.Subban , Desharnais, etc. —, mais qu’il faudra bâtir à l’entour d’eux. Un travail qui ne se fait pas en un claquement de doigts.

La chasse au prochain entraîneur-chef, la frénésie qui entoura l’annonce de son embauche ne s’estompera pas immédiatement, toutefois n’oubliez pas que le Canadien de Montréal veut bâtir quelque chose de solide. Le candidat « gagnant» si l’on peut dire,  sera embauché pour une longue durée, que la formule fonctionne ou pas. Il est certain que Marc Bergevin tentera de trouver le meilleur candidat bilingue disponible, qui cadrera parfaitement avec sa philosophie d’équipe.

Si le Canadien connait de mauvaises sorties lors de ses débuts ou des hauts et des bas, dites-vous, qu’à l’instar des Sabres de Buffalo, le grand club ira au combat avec cet entraîneur, peu importe l’issue. Victoire ou défaite, la direction s’en tiendra à ses choix. L’avenir de la Sainte-Flanelle s’annonce tout à fait prometteur.


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Bill Masterton : Lupul, Alfredsson et Pacioretty

Nous connaissons maintenant les 3 finalistes pour l’obtention du trophée Bill Masterton remis qui personnifie le mieux la persévérance, l’esprit sportif et le dévouement au hockey. Joffrey Lupul, Daniel Aldfredsson et Max Pacioretty sont les trois joueurs en nomination. Voici une fiche rapide de chaque joueur.

Joffrey Lupul, Toronto Maple Leafs

Joueur de centre fort de son 6 pieds et ses 200 lb, a commencé sa carrière au sein des défunts Mighty ducks d’Anaheim, aujourd’hui nommée les Ducks d’Anaheim, lors de la saison 2003-2004. Il a passé finalement deux autres années dans la ligue américaine avant de revenir au sein du grand club pour une dernière année lors de la campagne 2005-2006. Il a fait un arrêt à Philadelphie pendant deux ans pour retourner deux autres années en Californie où il a connu les deux pires saisons de sa vie. Menacée par deux opérations au dos et une infection sanguine, sa carrière aurait pu prendre fin en 2010. Rapatrié par Bryan Burkes, il évolue depuis la saison 2010-2011 avec les Maple Leafs de Toronto, où il vient de connaître la meilleure saison offensive de sa carrière, longue de 8 ans. Un joueur dont la carrière aurait pu finir de façon abrupte et expéditive.

Daniel Alfredsson, Ottawa Sénateurs

Ailier droit de profession, "Alfie" oeuvre dans le circuit depuis 16 saisons, toutes au sein de l’organisation des Sénateurs d’Ottawa. Il n’a jamais connu de saison en bas des 30 points, et il a connue sa meilleure saison au retour du conflit de travail de la LNH, en 2005-2006 avec un total de 103 points. Capitaine des sénateurs, parfois acclamé, parfois critiqué, il sait soulevé les passions. Opéré au dos l’été dernier, aurait pu être obligé de tirer sa révérence, lui au pris avec de vives douleurs depuis quelques années. Il est toutefois revenu , fidèle au poste et aidé les Sénateurs à accéder aux séries éliminatoires, eux qui joueront un ultime match contre les Rangers de New York.

Max Pacioretty, Montréal Canadiens

Ailier gauche, Max Pacioretty fait partie de la bonne relève présente chez le Canadien. Destiné à un important rôle au sein de l’organisation dans le futur, le joueur s’est dit satisfait d’être resté une saison de plus au sein des Bulldogs d’Hamilton pour se faire une confiance. Cherchant sa place et son rythme, il était sur une bonne lancée lorsque Zdeno Chara le met en échec, et que sa tête heurte la tige métallique à l’extrémité du banc des joueurs. Victime d’une commotion cérébrale, et d’une vertèbre fracturée qui l’oblige à rater les 15 derniers matchs de la saison ainsi que les séries éliminatoires en 2011, le jeune joueur met tout en oeuvre pour revenir au sommet de sa forme. Fatiguée à ses heures, l’ailier trouve son rythme de croisière et devient l’un des premiers joueurs depuis 95-96 a passé le cap des 30 buts, en compagnie d’Erik Cole.

Trois joueurs qui à leur façon ont fait face à de terribles situations. Trois hommes qui ont su se lever et persévérer. Trois humains qui se dévouent corps et âme au sport qu’est le hockey. Nous souhaitons bonne chance aux trois candidats. Ce trophée s’est vu remis à quatre occasions chez le Canadien, Claude Provost en 1968, Henri Richard en 1974, Serge Savarden 1979 et à Saku Koivu en 2002. Personnellement, je crois que le tout se jouera entre Pacioretty et Lupul.

Petite histoire relative au trophée

« Le récipiendaire est choisi par les sections locales de l’ACHP à la fin de la saison régulière. Une subvention est versée annuellement par l’association au nom du gagnant du trophée au Fonds de bourse d’études Bill-Masterton, basé à Bloomington au Minnesota Le trophée a été décerné par l’Association des chroniqueurs de la LNH depuis 1968 en souvenir de feu William Masterton, porte-couleur des North Stars du Minnesota, qui a fait preuve d’un niveau élevé de persévérance, d’esprit sportif et de dévouement au hockey.

Masterton a perdu la vie le 15 janvier 1968 à la suite d’une blessure subie pendant un match de hockey. » -Source Notre histoire.canadien.com


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Le Canadien est éliminé, patati patata

Source photo : Laforumde Montréal.wordpress.com

Le Canadien est éliminé, c’est OFFICIEL depuis samedi dernier. Pour ceux qui s’en rappellent, je disais dès le commencement du camp d’entraînement que l’équipe ne ferait pas les séries, toutefois je n’imaginais nullement une saison comme celle-ci.

Bref, aujourd’hui, je me permets un petit medley d’opinion sur divers sujets sportifs des dernières semaines. Pourquoi pas?

Shanahan préfet de discipline…Discipli quoi?

Ho que j’en aurais long à dire. Tannée de Campbell et ses suspensions broches à foin, voire le manque de suspensions surtout envers les Bruins de Boston, l’annonce de la nomination de Brendan Shanahan amenait un vent de fraicheur l’an dernier dans une ligue arriéré et stoïque face aux problèmes d’arbitrage et la partialité qui régnait dans celle-ci. Pratiquement une saison plus tard, rien n’a vraiment changé.

Bien que la LNH soit maintenant arrivée dans l’ère 2.0 avec la présentation de vidéo pour expliquer ses décisions ou non-décisions. La peur qui subsistait au sein de la population sportive quant à voir un adoucissement de la part de Shanahan suite aux grands coups d’éclat portés lors des matchs préparatoires, c’est avéré vraie.

Des sentences bonbons, du « fermage » de paupière devant des coups clairement vicieux, en plein le genre de gestes que la LNH disait vouloir combattre. Une petite claque sur les doigts et s’est repartie. La ligue est revenue au point de départ. Un long chemin est à faire avant de la voir changer semble-t-il.

Le dossier Coyotes de Phoenix

La ligue devrait se résoudre à vendre cette équipe, et prendre en compte la possibilité de déménagement, que ce soit à Seattle, à Québec ou Chibougamau, mais ça doit cesser. Ce dossier fait mal à la réputation de la ligue ( meh?!? Quelle réputation? )

Québec et son amphithéâtre

L’annonce officielle pour les débuts de travaux a été effectuée, l’amphithéâtre devrait prendre forme bientôt, et être prêt pour 2015, bonne chose. Toutefois, j’espère que les coûts de 400 M$ ne soient pas dépassés, au Québec on semble incapable de construire quelque chose en respectant le budget.

Hommage à Gary Carter

Il a été un grand du baseball, et je suis loin d’être conquise par l’idée de ne lui donner qu’un nom de rue, de métro, ou autre. Je crois que pour honoré ça mémoire, il faut recommencer à donner envie aux jeunes de jouer au Baseball en créant de nouveaux programmes comme il en a pour le soccer et le hockey.

Manning et Tebow

Peyton Manning a finalement signé avec les Broncos de Denvers. J’étais sur le point de signer un article sur une guerre d’égo entre lui et Tim Tebow, lorsque ce dernier fut échangé aux Jets. Denver prend un gros risque avec Manning, on lui souhaite tout de même une saison sans blessure. Tebow de son côté s’est dit prêt à changer de position si les Jets le désiraient. Il se considère comme un joueur de football avant tout, avant même d’être quaterback. On lui lève notre chapeau.

Place Bell à Laval

Je sais, ça date un peu, mais je n’en avais pas parlé. C’est un beau projet, et on se doute fort bien qu’un jour où l’autre les Bulldogs d’Hamilton se feront une niche dans ce complexe sportif, le Canadien s’en retrouvera gagnant, Québec et Quebecor de leurs côtés ragent un peu. La Place Bell devrait être construire en 2014, j’ai hâte, mais surtout je conçois très bien que mon CV pourrait se retrouver là-bas.

Crosby

Simon Servant un collègue à moi sur All habs, qui accrédité pour la couverture de l’Aramada de Blainville-Boisbriand, amenait cette semaine une belle image du talent de Crosby. Le numéro 89 est en feu depuis son retour, ou durant ses deux retours, comme bon vous semble. Voici le tweet, en anglais de Simon.

Crosby, while having concussions and neck injuries, has 25 points in 15 games… A 137 point pace if he plays a full season

L’hypothèse est qu’à ce rythme ( 25 points en 15 parties) Crosby aurait pu ou pourrait atteindre une saison de 137 points s’il jouait 82 parties. Cela démontre tout le talent que ce joueur possède. Chapeau à Crosby, et merci à Simon pour cette perle.

En attendant

Passez une belle semaine sportive, même si le Canadien est éliminé, prenez le temps de vous intéresser à ce qui se passe à l’entour, ailleurs dans la LNH, et dans les autres sports. Vous pourriez être surpris.

Petit lien intéressant sur la violence qui ne cesse d’augmenter dans la LNH ( ANGLAIS )


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Une grosse partie du problème?


Une équipe unie ?

Une attitude perdante, c’est ce qu’avançait Michael Cammalleri avant son départ, et c’est tout le contraire que le Canadien nous a montré depuis.

Nul n’est l’intention ici de mettre tout le blâme sur le joueur, car même s’il s’agissait d’un « problème » chez le Canadien, l’équipe à encore beaucoup à corriger. Sauf qu’il est permis de dire que son départ change beaucoup de choses.

On ne peut se fier à seulement deux matchs, il est vrai que c’est beaucoup trop tôt, mais on ne peut ne pas le remarquer. L’équipe affiche une attitude gagnante depuis le départ du numéro 13. Son égo connu de tous faisait mal à la troupe, très mal.

Il est clair que plusieurs ne s’entendaient pas avec la prima donna qu’est Cammalleri. Le premier étant Tomas Plekanec. Ce dernier vient de connaître ses deux meilleurs matchs de la saison, sans pression, gagnant des mises aux jeux, se rendant au filet, bref le Plekanec que nous croyions avoir signé cet été. Il avait d’ailleurs déjà lancé une flèche, à l’ailier sans le nommer, en stipulant qu’il lui importait peu avec quels joueurs était composé son trio.

Une information est venue faire écarquiller les yeux de certains, il se pourrait fortement que Michael Cammalleri se rendît souvent au bureau de l’entraîneur — voir ici Jacques Martin — et lui demandait semble-t-il de le jumeler avec tel ou tel joueur connaissant du succès, dernièrement il s’agissait de David Desharnais. C’est le genre de chose qui se sait rapidement dans un vestiaire… Rien pour améliorer la chimie.

La direction du Canadien nous a menti en nous assurant que la chimie était excellente entre les joueurs. Si tel avait été le cas, le Tricolore ne serait pas en 12e position en ce moment, nous n’aurions pas eu droit non plus aux déclarations de l’ancien numéro 13, et surtout nous n’aurions pas une saison aussi rocambolesque que celle-ci.

Déjà deux parties jouées sans l’attaquant, et le Canadien semble détenir une attitude de gagnant. Il est possible de voir les joueurs jouer ensemble, se trouver sur la glace sans se regarder, s’amuser, mais surtout pratiquer le sport de la bonne façon. On dirait qu’un poids sur les épaules vient tout juste de tomber. En fait, la Ste-Flanelle joue enfin de la façon dont elle était sensée débuté cette saison.

Un égo aussi grand avec autant de demandes créera sans aucun doute à long terme soit de la jalousie ou de la frustration. C’est exactement ce qui se passait. Il exaspérait ses coéquipiers. Si une équipe n’est pas unie, il y a peu de chance qu’elle obtienne les grands honneurs. Le trio marquant 9 points hier soir, Pacioretty, Desharnais et Cole allaient bien au début de l’année, et sans aucune raison, il fut démantelé. La raison est simple, Jacques Martin a abdiqué et donné à Cammalleri ce qu’il demandait, jouer avec Desharnais. C’est ce genre de décision qui a sonné sa fin, et la noyade du Canadien.

Si l’ancien numéro 13 y était pour beaucoup pour l’animosité au sein du vestiaire. Il est toutefois inconcevable que tous les déboires de l’équipe soient imputés à Michael Cammalleri seul, si tout nous porte à croire qu’il fut tout de même un pion important, la direction est grandement à blâmer.

Pourquoi la direction est-elle à blâmer? Parce que la glorieuse équipe que le Canadien était, n’est plus, le respect de la direction envers les joueurs n’existe plus. La classe dont était doté le Tricolore est disparue. Combien de fois Pierre Gauthier nous a assuré que le dossier Markov allait bon train et que le défenseur était pile sur l’échéancier?

Combien de fois l’organisation nous a menti à propos des blessures cette saison? Le meilleur exemple étant Brian Gionta, blessé supposément au bas du corps, l’aine plus précisément. Faux, nous avions vu que Gionta s’était blessé au bras la première fois. Lorsqu’il est revenu la semaine dernière, un match seulement, pour finalement se faire opérer le lendemain. Le verdict : une déchirure du biceps, sa saison est terminée.

La direction a manqué de classe lorsqu’elle n’a passé qu’un coup de fil pour annoncer le congédiement à Jacques Martin. Encore plus lorsqu’elle a sacrifié Perry Pearn quelques semaines auparavant. Le Canadien a aussi manqué de classe en jetant Randy Cunneyworth dans la gueule du loup au sujet de la langue française. Le président Geoff Molson et le directeur général se relançant la balle dans le dossier.

Le 7e étage commet l’une après l’autre les gaffes, et celles-ci sont en train de faire très mal à l’organisation. Au sein de la ligue nationale, les gens « jasent » et pas nécessairement pour les bonnes choses. L’équipe devient peu à peu la risée du circuit. Les Molsons tentent de rectifier le tir, peu à peu, le Canadien essaie de corriger les erreurs des dernières années.

Cette réparation ne se fera pas en quelques jours, nous partisans devront être patient, peu à peu le Canadien entre dans une nouvelle ère, et devra se reconstruire. Pour la première fois depuis belle lurette, l’organisation fait confiance à ces jeunes. Mais elle se devra de bien encadrer ses jeunes, bien les développer. Elle devra faire preuve d’un peu plus d’humanisme et arrêter de regarder les joueurs comme des signes de dollar, il s’agit aussi d’humain.

Si le Canadien vient de se débarrasser d’une « pomme pourrie » niveau caractère en Michael Cammalleri, le chemin de la rédemption est loin d’être atteint. Les signes sont encourageants, mais il nous faudra être patients, éviter d’avoir un vestiaire divisé à nouveau, mais surtout garder une attitude de gagnant.


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Post-Cammalleri

Nouveau numéro de Cammalleri

Montréal se divise en deux clans présentement : ceux qui sont soulagés et heureux du départ de Michael Cammalleri, et ceux qui sont en colère.

Une grande analyse de l’échange survenu, de manière avouons-le peu conventionnelle, jeudi dernier, n’a pas sa place. L’équipe qui en aura obtenu le meilleur sera déterminée dans quelques années, sans plus.

S’il est incontestable que l’ancien numéro 13 possède un talent énorme, et qu’il est un joueur de série, son caractère n’est pas à négliger. Il était reconnu à travers la ligue entière que l’attaquant possédait un grand égo, on le savait à Calgary, à L.A aussi. Ces propos qui en ont choqué plus d’un étaient véridiques de la situation présente chez le Canadien, l’erreur qu’il a faite, comme mentionnée dans un article précédent, est de ne pas s’être inclus dans les déboires de l’équipe.

À la suite de la transaction impliquant deux problèmes, Cammalleri et Bourque, Monsieur Pierre Gauthier s’est empressé d’affirmer que les propos tenus par le joueur n’avaient aucun lien avec cet échange, que les deux équipes discutaient déjà depuis belle lurette. Jay Feaster, directeur général des Flames, a corroboré ses dires à l’exception qu’il croyait les discussions interrompues suite à la suspension de 5 matchs décernés à Bourque.

Si les discussions étaient déjà présentes, ne nous le cachons pas, les propos enflammés de l’athlète ont grandement aidé à conclure l’affaire. Oui, Gauthier aurait pu faire monter les enchères, mais aussi prendre le risque qu’une blessure entre en ligne de compte. Paul Holmgren , directeur général des Flyers, s’est mêlé du dossier, en affirmant qu’il n’avait jamais été mis au courant de la disponibilité de l’attaquant. Quelques autres directeurs confirmant la chose, n’oublions pas que Michael Cammalleri dispose d’une clause à son contrat qui lui permet de dresser la liste de 7 équipes à qui, il ne veut pas être échangé. Ce qui expliquerait tout cela.

Le Canadien s’est départi d’une « pomme pourrie » en Cammy, les droits du gardien Karri Ramo ainsi que d’un choix de 5e ronde en 2012. Il a acquis en retour, René Bourque, le jeune Patrick Holland et un choix de 2e ronde en 2013.

S’il est impossible de juger la transaction dans sa totalité, il est permis de percevoir du positif. Le Tricolore libère sa masse salariale de 3 M$ en passant à l’ouest un contrat de 6 M$ par année pour un contrat de 3,2 M$. Il grossit sont attaque — Bourque mesurant 6 pieds et 2, pesant 235 lb — et ajoute de la robustesse à l’équipe, ce qui lui manque.

Un problème a été échangé contre un autre problème. Pourquoi? Car à 30 ans, Bourque se présente parfois, parfois non. Il s’agit d’un Andrei Kostitsyn, ou voir un Alexei Kovalev au niveau constance. Le numéro 27 sortira de belles séquences, et de moins belles, il faudra vivre avec. Toutefois, il n’a pas peur de se salir le nez, et vous le retrouverez très souvent près du filet, ce que peu de joueurs au sein du Tricolore font.

Déjà, après deux parties jouées sans Michael Cammalleri, l’attitude de l’équipe semble avoir changé, Plekanec a de loin joué ses deux meilleurs matchs de la saison, une chimie semble s’installer. Cammalleri n’était pas le seul problème, il y a beaucoup de choses à régler encore. Est-il possible que l’ancien numéro 13 était une grosse partie du problème?

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