
Source photo : Aimerlire.unblog.fr
Titre : La sélection
Auteure : Kiera Cass
Traductrice : Madeleine Nasalik
Pages : 344
Édition : Robert Lafond, Paris
Genre littéraire : Dystopique, littérature américaine, jeunesse, jeune adulte, amoureux, princier, compte de fée revisité.
Quatrième de couverture : 35 candidates, 1 couronne, La compétition de leur vie. Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá , une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen , un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…
Tout jeu comporte des règles et les règles sont faites pour être transgressées.
Illeá invite – oblige pratiquement — dès l’âge permis, les jeunes femmes célibataires à La Sélection, téléréalité qui permettra au prince Maxon, héritier du trône, à trouver une épouse. S’en suit alors un conte de fées pour toutes jeunes femmes rêvant d’épouser le prince. Pour America Singer, il s’agit du contraire.
La Sélection l’obligera à faire fit de tout ce pourquoi elle se bat présentement. Si elle envisageait le tout comme une corvée pour aider sa famille à survivre et une promesse à tenir pour Aspen, l’homme dont elle est amoureuse de façon illégale, la compétition change radicalement lorsqu’elle rencontre et apprend à connaître le prince. Qu’arrive-t-il lorsqu’America se retrouve déchiré entre Aspen et Maxon, entre la pauvreté et l’élite? Entre le monde qu’elle a connu, et celui qu’elle apprend à connaître?
Kiera Cass nous offre ici, un livre dystopique, centré sur l’amour, un monde monarchique et de conte de fées revisité. Si le terme dystopique est un peu trop fort, il ne fait nul doute que cette histoire de « princesse » n’est pas celle à laquelle nous sommes habitués.
Ce premier tome démarre très lentement. Les cinq premiers chapitres sont relativement prévisibles, voir complètement banal et n’attire pas l’intérêt du lecteur. Toutefois, on continue notre lecture, intriguée par cette nouvelle histoire de princesse, genre qui est peu utilisé aujourd’hui.
C’est au sixième chapitre que le récit démarre vraiment. Nous sommes conquis lors de la lecture du huitième et neuvième. Ce qui peut, avouons-le, sembler très long. Heureusement les chapitres sont de courtes durés, environ une quinzaines de pages, ce qui en amenuise l’effet.
L’auteur nous donc un récit sans extravagance, assez simple avec des repères connus quant au monde princier, on en apprend même un peu sur la naissance d’Illeá, anciens États-Unis. Elle nous expose un jeu de personnage fort, mais quelque peu stérile quant à leur nom. Le caractère de feu et la personnalité de l’héroïne principale s’effritent sous son nom quelque peu patriotique
Le choix d’America Singer, une jeune femme de caste 5 qui a pour talent la musique, est assez peu recherché, pour ce qui est d’Aspen, Maxon et les autres, ceux-ci sont plutôt bien. L’histoire d’amour, si l’on peut l’appeler ainsi, est bien ficelée, quoiqu’il faudra au lecteur attendre le deuxième tome de cette série pour savoir ce qui adviendra du triangle amoureux que forme ces trois jeunes.
La description des lieux est bien disposée de façon à ce qu’on puisse s’imaginer parfaitement à quoi ressemble la scène que l’on lit. Simple, mais irréprochable, le rythme est calme, posé et fait en sorte que la lecture nous calme. Rien d’alarmant, rien de rocambolesque, simplement un rythme tranquille qui nous amène dans un autre monde.
Bref, un livre qui comporte quelques défauts, mais qui dans son ensemble forme une bonne lecture. Si l’on fait fit des cinq premiers chapitres, et du manque de recherche dans le nom de l’héroïne, La Sélection est une bonne lecture. On ne peut le juger complètement sans sa suite, mais il saura plaire aux jeunes filles.
Note : 6.8/10
Coût : Entre 18$ et 25 $
Prochain livre à paraître : L’élite T02 de La Sélection


