Alexandra Philibert

Du sport, des critiques et des chroniques!


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Critique T01 : La Sélection, Kiera Cass

 

Source photo : Aimerlire.unblog.fr

Titre : La sélection

Auteure : Kiera Cass

Traductrice : Madeleine Nasalik

Pages : 344

Édition : Robert Lafond, Paris

Genre littéraire : Dystopique, littérature américaine, jeunesse, jeune adulte, amoureux, princier, compte de fée revisité.

 Quatrième de couverture :  35 candidates, 1 couronne, La compétition de leur vie. Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá , une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. 

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen , un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Tout jeu comporte des règles et les règles sont faites pour être transgressées.

 

Illeá invite – oblige pratiquement — dès l’âge permis, les jeunes femmes célibataires à La Sélection, téléréalité qui permettra au prince Maxon, héritier du trône, à trouver une épouse. S’en suit alors un conte de fées pour toutes jeunes femmes rêvant d’épouser le prince. Pour America Singer, il s’agit du contraire.

La Sélection l’obligera à faire fit de tout ce pourquoi elle se bat présentement. Si elle envisageait le tout comme une corvée pour aider sa famille à survivre et une promesse à tenir pour Aspen, l’homme dont elle est amoureuse de façon illégale, la compétition change radicalement lorsqu’elle rencontre et apprend à connaître le prince. Qu’arrive-t-il lorsqu’America se retrouve déchiré entre Aspen et Maxon, entre la pauvreté et l’élite? Entre le monde qu’elle a connu, et celui qu’elle apprend à connaître?

Kiera Cass nous offre ici, un livre dystopique, centré sur l’amour, un monde monarchique et de conte de fées revisité. Si le terme dystopique est un peu trop fort, il ne fait nul doute que cette histoire de « princesse » n’est pas celle à laquelle nous sommes habitués.

Ce premier tome démarre très lentement. Les cinq premiers chapitres sont relativement prévisibles, voir complètement banal et n’attire pas l’intérêt du lecteur. Toutefois, on continue notre lecture, intriguée par cette nouvelle histoire de princesse, genre qui est peu utilisé aujourd’hui.

C’est au sixième chapitre que le récit démarre vraiment. Nous sommes conquis lors de la lecture du huitième et neuvième. Ce qui peut, avouons-le, sembler très long. Heureusement les chapitres sont de courtes durés, environ une quinzaines de pages, ce qui en amenuise l’effet.

L’auteur nous donc un récit sans extravagance, assez simple avec des repères connus quant au monde princier, on en apprend même un peu sur la naissance d’Illeá, anciens États-Unis. Elle nous expose un jeu de personnage fort, mais quelque peu stérile quant à leur nom. Le caractère de feu et la personnalité de l’héroïne principale s’effritent sous son nom quelque peu patriotique

Le choix d’America Singer, une jeune femme de caste 5 qui a pour talent la musique, est assez peu recherché, pour ce qui est d’Aspen, Maxon et les autres, ceux-ci sont plutôt bien. L’histoire d’amour, si l’on peut l’appeler ainsi, est bien ficelée, quoiqu’il faudra au lecteur attendre le deuxième tome de cette série pour savoir ce qui adviendra du triangle amoureux que forme ces trois jeunes.

La description des lieux est bien disposée de façon à ce qu’on puisse s’imaginer parfaitement à quoi ressemble la scène que l’on lit. Simple, mais irréprochable, le rythme est calme, posé et fait en sorte que la lecture nous calme. Rien d’alarmant, rien de rocambolesque, simplement un rythme tranquille qui nous amène dans un autre monde.

Bref, un livre qui comporte quelques défauts, mais qui dans son ensemble forme une bonne lecture. Si l’on fait fit des cinq premiers chapitres, et du manque de recherche dans le nom de l’héroïne, La Sélection est une bonne lecture. On ne peut le juger complètement sans sa suite, mais il saura plaire aux jeunes filles.

Note : 6.8/10

Coût : Entre  18$ et 25 $

Prochain livre à paraître : L’élite T02 de La Sélection


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Hunger games T03 : La révolte

Source photo : Renaud-Bray.com

AUTEURE : Suzanne Collins

TRADUCTEUR : Guillaume Fournier

ÉDITION : Pocket Jeunesse

PAGES : 418

THÈMES : Adolescents-fiction, rébellion, contrôle, Dystopie

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Katniss, la fille du feu, a survécu une nouvelle fois aux Hunger Games. Elle doit finalement choisir si elle endosse ou non son rôle de geai moqueur. Malgré elle, malgré tout, elle l’endosse de nouveau. Pour elle, pour Peeta, pour Gale, pour Prim, pour sa mère, pour tous ceux qui sont déjà morts où mourront au cours de la prochaine guerre.

Torturée, marquer par les deux derniers jeux, Katniss doit prendre tout le courage qu’elle possède pour continuer sa quête. Entre son amitié ambigüe qu’elle partage avec Gale, son nouveau chez soi dans le Treize, les missions de Plutarch, l’équipe de tournage toujours sur son dos, la froideur de coin, la vengeance envers Snow, ainsi que le nouveau Peeta, elle peine à se trouver elle même changé depuis les Jeux d’Expiation. Katniss devra faire des choix qui auront des conséquences, positives ou négatives, elle devra mener à bien son projet, quel qu’il soit.

La révolte, troisième et dernier tome de la trilogie, nous amène toujours plus loin dans la ligne directrice d’Hunger Games. Le Capitole étant ce qu’il est, cette guerre rebelle versus capitole se transforme en jeux géants impliquant la population entière. Plus on lit, plus on dévore, plus on trace des parallèles avec notre monde. C’est peut-être ça l’idée de Suzanne Collins, nous montrer à quel point l’humanité, malgré tout, recèle d’espoir, mais est souvent inhalé par le gain du pouvoir.

L’écriture est beaucoup plus étoffée que les premiers tomes. La cadence se ramène beaucoup plus à Hunger Games, qu’à l’embrasement. Par ses combats, ses stratégies ainsi que la combativité née et incessante de Katniss, qui malgré un certain essoufflement de moral et de courage semble plus forte que jamais.

Ce qui est bien avec La révolte, c’est que nous apprenons un peu plus à connaître Gale ainsi que Prim, la petite soeur pour laquelle Katniss s’est porté volontaire lors des premiers Jeux. C’est cet univers bien personnel qui est déployé dans ce tome. À quel point l’héroïne est naïve tout compte fait, et comment elle peut être impulsive par moment. Impulsions qui la mettent autant dans le pétrin, mais qui se révèlent être très positives à long terme.

Suzanne Collins aborde le triangle amoureux de Gale, Peeta et Katniss. Pas de chichi, pas de grandes scènes d’amour « cheesy » entre eux. Simplement des questionnements amoureux sur des situations ambiguës qui peuvent semer de la confusion. Pratiquement de l’amour à l’état simple. Il est bien certain qu’à la fin du livre, tout est clair, et pour ceux qui en doutaient, l’auteure nous gâte d’un petit épilogue, bien écrit, court et efficace. Cet épilogue nous projette dans l’avenir, environ 20 ans après les premiers jeux, cela nous permet d’apaiser notre tristesse suite à la lecture du livre. De savoir ce que Katniss est devenue après tout.

De nouveaux personnages font leurs apparitions tel que Boggs, Pollux, Annie, Paylor, Coin et bien d’autres. On retrouve un beau mélange de personnages. Si le premier tome était assez représentatif de Katniss et pratiquement elle seule outre Peeta, que le deuxième portait un peu plus sur Peeta, Katniss et Haymitch ainsi que les vainqueurs d’autres éditions, tout en y incorporant Finnick et Joanna, La révolte nous donne un ensemble plus large de divers comparses. Cela nous donne la capacité de cerner grandement le danger dans lequel se trouve Katniss, mais aussi à quel point ses nouveaux amis  amènent un support incroyable à celle-ci.

Fait intéressant, c’est que malgré cette rébellion pour la liberté, ce volume nous démontre à quel point la mémoire humaine est une faculté qui oublie à long terme tous les massacres qui peuvent arriver. Que décidément, l’humanité n’apprend jamais, mais que peut-être cette fois-ci elle le fera. Il n’est pas faut de faire le lien entre l’holocauste et aujourd’hui.

De la profondeur, c’est que l’écrivaine nous offre ici, la lecture de la série Hunger Games s’est faite progressive. Si la profondeur y était tout de même, la complexité du troisième tome y ajoute quelque chose. Une belle fin pour une série trépidante, enivrante et addictive au possible. Rien à voir avec Twilight , Hunger games possède une entité bien à lui. Cette série de livres vaut la peine d’être lue, vous ne saurez y résister.

Hunger Games est sans doute le nouveau phénomène, il serait pourtant malheureux de le comparé à celui de Twilight, une dystopie hors du commun qui alliera petit et grand. Le film et les suites qui en suivront seront un bon ajout et complément de cette trilogie. Vous cherchez une bonne lecture? Hunger Games l’est. Aussi fort qu’une drogue, lorsque vous lisez le dernier mot, de la dernière page de ce troisième tome, vous en pleurer presque, déçue que ce soit la fin, en manque de cette belle lecture.

Ma note : 8.5/10

Prix : Entre 22 et 28 $en Français, entre 10 et 20 $ en Anglais, Coffret de la trilogie pour 60$ en Anglais.

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Insoumise : Parution à venir

Insoumise, voilà que le deuxième tome de la trilogie Promise paraîtra d’ici peu au Québec. Du moins sa version française. Ayant débuté la trilogie en français, il est logique de la poursuivre dans la même langue. Tandis que sa version originale est parue depuis 2011 au Québec, sa version française est parue en France lors du mois d’Avril. Au Québec, elle devrait paraître d’ici la fin du mois de Mai (donc quelques jours) ou au moins la fin juin.

Promise, premier tome de la série, fut un livre dont la lecture se fit rapidement. Si vous voulez revoir la critique que j’en ai fait, l’une des premières de ce blogue, cliquer ici, vous en saurez alors plus sur celui-ci. Je trépigne d’impatience quant à la lecture de ce deuxième tome. Dans la même lignée de dystopie qu’est Hunger Games, mais avec moins d’action, cette trilogie est bien structurée de ce que je peux en voir.

L’auteure Ally Candie est facile d’approche par ses posts sur son blogue éponyme. Elle donne souvent des informations relatives à ses romans. Des bandes-annonces ont été créées pour faire la promotion de ces bouquins. Un site a aussi été construit pour compléter la lecture de ceux-ci. Ce genre d’initiative on l’a voit peu au Québec. C’est une campagne interactive et porte peut-être le lecteur a être plus intéressé, mais surtout à garder l’intérêt de celui-ci plus longtemps.

Bref, il me tarde de lire cette suite, autant que celle de Hunger Games, car oui je n’ai toujours pas lu les deux derniers tomes. Je vous en donnerai des nouvelles quand il sera lu!

Bon jeudi!


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Promise, Allyson Condie

Matched//Promise

AUTEUR : Ally Condie

TRADUCTEUR : Vanessa Rubio-Barreau

EDITEUR : Gallimard Jeunesse  -Roman à partir de 12 ans

THÈMES : Science-Fiction, Dictature

PAGES: 424

QUATRIÈME DE COUVERTURE: Dans la société, les officiels décident. Qui vous aimez. Où vous travaillez, quand vous mourez.

Promise, premier roman d’une trilogie, évoque l’histoire de Cassia, 17 ans, qui se complait dans une société aux traits parfaits jusqu’au jour, où une erreur des officiels quant à son couplage lui amène un doute. Ce roman détonne dans une littérature jeunesse peuplée de vampires, et amène un vent de fraîcheur.

Ce livre, dans la même veine que Fahrenheit 451 de Ray Bradbury mais remis au goût du jour, plait dans son écriture  fluide et imaginative. Ally Condi dresse le portrait d’une société où tout est réglé d’avance, sans échappatoire . Aucune dérogation n’est permise, tout un chacun est scruté à la loupe et s’il y a moindrement un fait qui dérange, un officiel se chargera de vous remettre en place.

L’histoire est intéressante, bien construite, toute en douceur. Ce n’est pas au sein de ses 424 pages que vous trouverez une guerre à gros canons. Non, vous trouverez une guerre de mots, de technologie, mais surtout d’idéologie.  Si la société semble croire à une liberté totalement gérée par les instances supérieures, Cassia se rend compte peu à peu d’une liberté perdue.

Qu’arrive-t-il lorsque toutes nos croyances sont chamboulées? C’est exactement ce que l’auteur explore page après page de Promise. Page après page, nous en redemandons plus, l’écriture est soignée, enivrante. Si le livre possède quelques chapitres qui ralentissent le rythme de lecture, d’autres chapitres compensent largement en se lisant beaucoup trop vite.

Promise est la version française du livre «Matched». Ce dernier fut publié le 30 novembre 2010, il aura fallu attendre pratiquement un an pour en voir la version française. Si vous ne désirez pas attendre le deuxième volet après votre lecture de Promise, je vous conseille de lire la série en Anglais. Ayant commencé la trilogie en français, je me dois d’attendre le deuxième tome dans la même langue.

Parfois la traduction d’un livre laisse à désirer, ici je lève mon chapeau à Vanessa Rubio-Barreau qui a effectué un très bon travail. Elle a réussi à garder l’essence du livre ainsi que de trouver les mots justes pour ressentir toute l’émotion transmise dans ce bouquin.

La série «Matched» est accompagnée de liens interactifs tel qu’un site totalement dédié  à la trilogie. Il s’agit là d’une belle initiative pour accrocher les lecteurs, et notre jeunesse.

Fait intéressant, vous pourrez retrouver les prestigieux prix que ce livre a obtenus, mais aussi une «Playlist» pour accompagnée votre lecture, gracieuseté de l’auteure sur son site officiel : Ally Condie

Captivant, il s’agit d’un livre à posséder dans sa bibliothèque, si toutefois ce genre de littérature n’est pas ce que vous recherchez , Promise est un excellent livre à offrir en cadeau à vos jeunes!

4,5/5.

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