Alexandra Philibert

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Critique littéraire : Tu m’aimes toujours ? | Emily Giffin

Source photo : Renaud-Bray.com

Titre : Tu m’aimes toujours? (Heart of the matter V.O)

Auteure : Emily Giffin

Traductrice : Maud Godoc

Pages : 413

Édition : Michel Lafon

Date de parution:  Juin 2012

Genre littéraire : Littérature américaine, Littérature sentimentale.

Quatrième de couverture : À peine la question posée, je commence à y répondre moi-même. Je refuse d’endosser la moindre responsabilité dans son infidélité et pourtant je ne peux nier que les choses ont changé entre nous. J’ai changé. De bien des façons, je ne suis plus la femme qu’il a épousée. Je me remémore les récentes accusations de Nick, tout comme les remarques de ma mère. Je ne suis jamais plus heureuse; au fil du temps, ma passion s’est émoussée; je me focalise sur des détails sans importance… Qu’est-ce qu’elle lui donne que je n’ai pas?

Tessa, jeune mère de deux enfants, se cache derrière mille et une excuses et se voile la face. Son couple n’est plus ce qu’il était, elle s’embourbe dans des détails insignifiants et est tout sauf heureuse. À travers diverses étapes de dépression et d’insatisfaction quant à sa vie, elle découvrira peu à peu ce qui l’exaspère et ce qui la rend malheureuse.

Le coup de foudre sera invraisemblablement l’infidélité de son mari. Nick, celui pour qui elle a tout fait. C’est à ce moment que s’enclenche un regard de conscience, après avoir rejeté la faute sur tout un chacun ainsi que l’amante de son mari, voilà que Tessa se retrouve confronter à elle-même, au changement qui se sont octroyé en elle, et qui ont peut-être sans vraiment en avoir confiance pousser son mari vers la tromperie. Entre un monde où tout est clairement prescrit, qu’arrive-t-il quand la solution n’est pas aussi simple que seulement dire: je le quitte.

Emily Giffin ne déroge pas du style qui ont fait son succès avec des livres tels que Duo à trois (adapté au grand écran), Duo à quatre et autre. Une écriture imposante et très descriptive. Les lieux, les personnages, l’humeur, rien ne nous échappe tant la description est fidèle au sentiment que l’écrivaine veut que l’on ressente, sans pour autant nous l’imposer.

D’un français standard, quelquefois lourd, elle nous expose la réalité d’un couple embarqué dans l’engrenage de la routine et comment sans crier gare cette routine peut devenir un poison. Boulot, école, dodo, où trouve-t-on le temps pour penser à soi, sans pour autant négliger les autres? Telle est la question que se pose Emily Giffin au sein de ses pages.

Ce qui est intéressant c’est le thème de l’imparfait, c’est-à-dire, on démontre que chaque personnage à sa façon est loin d’être parfait, tout comme nous humain. Il est flatteur d’observer un personnage fictif à notre image, dosé de cette petite parcelle imparfaite qui rend les gens attachants.

Tessa est un beau personnage. Une jeune mère perdue dans cette avalanche d’évènements et de décisions qui n’ont pas tourné comme elle le voulait. À travers ses responsabilités, elle cherche à retrouver un équilibre sans vraiment y arriver. Sans se le cacher, bon nombre de personnes se retrouvent dans cette situation. Fragile et forte à la fois, il s’agit d’un personnage auquel il est facile de s’identifier.

La narration au « Je » et en alternance entre Tessa , la femme de Nick, et Valérie, l’amante de celui-ci, est divertissante. On débute avant même la rencontre de Valérie et Nick, avant même que l’infidélité soit commise. Cette pratique nous donne une perspective très différente de l’infidélité sur laquelle nous tirons la gâchette facilement. Cette lecture nous propose un regard plus profond voire même en douceur sur cette notion d’infidélité et les motifs qui poussent à la commettre.

Au lieu du traditionnel schéma, la femme est la victime, l’amante la salope et le mari un « trou du cul », Tu m’aimes toujours nous propose au sein de ses 413 pages, un schéma bien différent que celui utilisé habituellement, et souvent plus proche de la réalité. Ici, nous éprouvons de la compassion pour Tessa, tout en sachant très bien que celle-ci possède ses torts dans l’histoire. Pour ce qui attrait de Valérie, nous sommes compatissant avec elle, qui malgré la situation, malgré les remords qu’elle a pu ressentir, s’est blessée à son tour dans une aventure qu’elle ne désirait pas au départ.

En ce qui concerne Nick, si on lui en veut quelque part, il est difficile de le blâmer complètement, sachant que l’humain est humain, on découvre ses motifs pour l’infidélité, et on en vient à se demander notre propre vision de la chose, et à se dire que les hommes ne sont pas tous pareils. Cet ouvrage nous offre donc un grand regard sur l’infidélité à travers les générations et les différentes opinions.

Ce roman est une bonne lecture féminine, elle nous pousse dans les retranchements de notre esprit et de nos jugements pour nous forcer à réfléchir à l’infidélité, et aux diverses situations dans laquelle celle-ci peut subvenir. Une belle petite note de 7/10, parfois long par moment, mais une lecture qui en vaut la peine. Les admirateurs d’Emily Giffin seront comblés.

Note : 7/10

Prix : Entre 22 et 28 $ V.F , 16,99 V.O

Suite : Aucune

 

 

 


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Critique T01 : La Sélection, Kiera Cass

 

Source photo : Aimerlire.unblog.fr

Titre : La sélection

Auteure : Kiera Cass

Traductrice : Madeleine Nasalik

Pages : 344

Édition : Robert Lafond, Paris

Genre littéraire : Dystopique, littérature américaine, jeunesse, jeune adulte, amoureux, princier, compte de fée revisité.

 Quatrième de couverture :  35 candidates, 1 couronne, La compétition de leur vie. Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá , une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. 

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen , un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Tout jeu comporte des règles et les règles sont faites pour être transgressées.

 

Illeá invite – oblige pratiquement — dès l’âge permis, les jeunes femmes célibataires à La Sélection, téléréalité qui permettra au prince Maxon, héritier du trône, à trouver une épouse. S’en suit alors un conte de fées pour toutes jeunes femmes rêvant d’épouser le prince. Pour America Singer, il s’agit du contraire.

La Sélection l’obligera à faire fit de tout ce pourquoi elle se bat présentement. Si elle envisageait le tout comme une corvée pour aider sa famille à survivre et une promesse à tenir pour Aspen, l’homme dont elle est amoureuse de façon illégale, la compétition change radicalement lorsqu’elle rencontre et apprend à connaître le prince. Qu’arrive-t-il lorsqu’America se retrouve déchiré entre Aspen et Maxon, entre la pauvreté et l’élite? Entre le monde qu’elle a connu, et celui qu’elle apprend à connaître?

Kiera Cass nous offre ici, un livre dystopique, centré sur l’amour, un monde monarchique et de conte de fées revisité. Si le terme dystopique est un peu trop fort, il ne fait nul doute que cette histoire de « princesse » n’est pas celle à laquelle nous sommes habitués.

Ce premier tome démarre très lentement. Les cinq premiers chapitres sont relativement prévisibles, voir complètement banal et n’attire pas l’intérêt du lecteur. Toutefois, on continue notre lecture, intriguée par cette nouvelle histoire de princesse, genre qui est peu utilisé aujourd’hui.

C’est au sixième chapitre que le récit démarre vraiment. Nous sommes conquis lors de la lecture du huitième et neuvième. Ce qui peut, avouons-le, sembler très long. Heureusement les chapitres sont de courtes durés, environ une quinzaines de pages, ce qui en amenuise l’effet.

L’auteur nous donc un récit sans extravagance, assez simple avec des repères connus quant au monde princier, on en apprend même un peu sur la naissance d’Illeá, anciens États-Unis. Elle nous expose un jeu de personnage fort, mais quelque peu stérile quant à leur nom. Le caractère de feu et la personnalité de l’héroïne principale s’effritent sous son nom quelque peu patriotique

Le choix d’America Singer, une jeune femme de caste 5 qui a pour talent la musique, est assez peu recherché, pour ce qui est d’Aspen, Maxon et les autres, ceux-ci sont plutôt bien. L’histoire d’amour, si l’on peut l’appeler ainsi, est bien ficelée, quoiqu’il faudra au lecteur attendre le deuxième tome de cette série pour savoir ce qui adviendra du triangle amoureux que forme ces trois jeunes.

La description des lieux est bien disposée de façon à ce qu’on puisse s’imaginer parfaitement à quoi ressemble la scène que l’on lit. Simple, mais irréprochable, le rythme est calme, posé et fait en sorte que la lecture nous calme. Rien d’alarmant, rien de rocambolesque, simplement un rythme tranquille qui nous amène dans un autre monde.

Bref, un livre qui comporte quelques défauts, mais qui dans son ensemble forme une bonne lecture. Si l’on fait fit des cinq premiers chapitres, et du manque de recherche dans le nom de l’héroïne, La Sélection est une bonne lecture. On ne peut le juger complètement sans sa suite, mais il saura plaire aux jeunes filles.

Note : 6.8/10

Coût : Entre  18$ et 25 $

Prochain livre à paraître : L’élite T02 de La Sélection


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Critique : Le porte-bonheur, Nicholas Sparks

AUTEUR : Nicholas Spark

TRADUCTEUR : Jean-Noël Chatain

ÉDITION : Michel LAfon

PAGES : 408

THÈMES : Romance, Littérature américaine, Destinée.

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Quand Logan, soldat en Irak, trouve par terre la photographie d’une femme, son premier réflexe est de la jeter. Il la garde pourtant, poussé par n curieux pressentiment. Dès lors, l’image de cette inconnue l’accompagne partout et étrangement Logan connait une succession de chances incroyable. Des tables de poker au champs de bataille, où il survit à un combat alors que ses meilleurs amis périssent, il semble protégé. La photo serait-elle son porte-bonheur? À son retour dans le colorado, il ne pense plus qu’à cette femme et à son mystère. Persuadé que la retrouver fait partie de son destin, il entreprend un périple à travers le pays. Et si le secret q’elle détenait pouvait changer sa vie?

Logan, ancien soldat en Irak, poursuit une quête. Retrouver la femme sur la photo. Cette photo, cette sorte de malédiction ou bénédiction c’est selon, qui semble l’avoir sauvé durant son périple en Irak. Logan Thibeault se met donc à marcher du Colorado pour se rendre à Hampton où il fait connaissance de Clayton, adjoint au Shérif du comté. Dont il cernera le lien qui le relie plus tard à cette femme.

À Hampton, il découvre aussi qui est cette femme, Élisabeth. Cette dernière s’occupe de sa grand-mère ainsi que son fils. S’en suit une sorte de jeu de confiance entre elle et Logan, comment lui faire confiance, elle qui déteste les marines sachant que Logan en dit très peu sur lui. Comment tout cela finirait-il? Élisabeth prise entre cette force qui l’attire vers Logan, cette réticence fasse à ce qu’il ne dit pas et son ex-mari manipulateur, devra faire des choix tout simplement.

Nicholas Sparks nous a offert plusieurs chefs-d’oeuvre avec Les Pages de notre amour, La dernière chanson et Cher John. Malheureusement, ce n’est pas tellement le cas avec Le porte-bonheur. Son adaptation cinématographique, que je n’ai pas vue encore, est sans doute meilleure que le livre.

Pourquoi? Parce que le lecteur se retrouve dans une espèce de lassitude environ à la moitié de sa lecture. L’histoire fait du surplace sur un bon bout, et surtout nous laisse déçues à la fin. Tous les ingrédients qui font un succès les livres de Sparks sont réunis. Une histoire d’amour, des personnages attachants, un « mauvais garçon», un lourd passé ou autre, mais cela ne suffit pas à faire levé le tout.

Le rythme est lent, saccadé par la narration entre 3 personnages dont on cerne rapidement l’essence et ne nous apprenne rien de nouveau. Nous avons Logan, le soldat revenant d’Irak, un peu déboussolé et pratiquement obsédé par cette photo. Un personnage dont nous ne savons pas grand chose de son passé, mais qui est largement prévisible. À la fin de notre lecture, nous avons toujours l’impression de ne pas le connaître sans pour autant avoir manqué quelque chose.  Clayton est décrit comme un salaud, le stéréotype même du macho avec ses habitudes, sa façon de parler. Élisabeth quant à elle, n’est que la femme douce avec du caractère, mais très naïve.

Ce sont des personnages couchés sur papier d’une façon très stéréotypé qui nous lasse un moment. Nous continuions tout de même notre lecture espérant quelque chose de nouveau, mais surtout pour savoir exactement comment l’épopée de la photo terminera. Somme toute, la déception est grande quand nous lisons l’histoire qui en découle, mais surtout comment Beth vient à l’apprends. Un grand jeu prévisible.

Le dernier chapitre nous donne espoir, et nous laisse sur une fin qui elle nous laisse quelques interrogations, toutefois l’épilogue qui s’en suit n’est pas à la hauteur de la fin. Il nous laisse perplexe, mais surtout nous laisse sur noter faim. Trop cours, trop prévisible peut-être, bref ce n’est pas un livre où la satisfaction est ressentie à la fin de notre lecture.

Le porte-bonheur ne fut pas aussi bon que présagé, il ne s’agit pas d’une mauvaise lecture, mais les admirateurs de Sparks à moins que je ne m’abuse, seront déçu si ce n’est pas déjà le cas. C’est un livre qu’on ne lit qu’une seule fois. À noter que le fait d’en faire la lecture tout de suite après Hunger Games n’a peut-être pas été un bon choix.

Ma note : 5/10

Prix:  Entre 22$ et 28$


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Hunger games T03 : La révolte

Source photo : Renaud-Bray.com

AUTEURE : Suzanne Collins

TRADUCTEUR : Guillaume Fournier

ÉDITION : Pocket Jeunesse

PAGES : 418

THÈMES : Adolescents-fiction, rébellion, contrôle, Dystopie

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Katniss, la fille du feu, a survécu une nouvelle fois aux Hunger Games. Elle doit finalement choisir si elle endosse ou non son rôle de geai moqueur. Malgré elle, malgré tout, elle l’endosse de nouveau. Pour elle, pour Peeta, pour Gale, pour Prim, pour sa mère, pour tous ceux qui sont déjà morts où mourront au cours de la prochaine guerre.

Torturée, marquer par les deux derniers jeux, Katniss doit prendre tout le courage qu’elle possède pour continuer sa quête. Entre son amitié ambigüe qu’elle partage avec Gale, son nouveau chez soi dans le Treize, les missions de Plutarch, l’équipe de tournage toujours sur son dos, la froideur de coin, la vengeance envers Snow, ainsi que le nouveau Peeta, elle peine à se trouver elle même changé depuis les Jeux d’Expiation. Katniss devra faire des choix qui auront des conséquences, positives ou négatives, elle devra mener à bien son projet, quel qu’il soit.

La révolte, troisième et dernier tome de la trilogie, nous amène toujours plus loin dans la ligne directrice d’Hunger Games. Le Capitole étant ce qu’il est, cette guerre rebelle versus capitole se transforme en jeux géants impliquant la population entière. Plus on lit, plus on dévore, plus on trace des parallèles avec notre monde. C’est peut-être ça l’idée de Suzanne Collins, nous montrer à quel point l’humanité, malgré tout, recèle d’espoir, mais est souvent inhalé par le gain du pouvoir.

L’écriture est beaucoup plus étoffée que les premiers tomes. La cadence se ramène beaucoup plus à Hunger Games, qu’à l’embrasement. Par ses combats, ses stratégies ainsi que la combativité née et incessante de Katniss, qui malgré un certain essoufflement de moral et de courage semble plus forte que jamais.

Ce qui est bien avec La révolte, c’est que nous apprenons un peu plus à connaître Gale ainsi que Prim, la petite soeur pour laquelle Katniss s’est porté volontaire lors des premiers Jeux. C’est cet univers bien personnel qui est déployé dans ce tome. À quel point l’héroïne est naïve tout compte fait, et comment elle peut être impulsive par moment. Impulsions qui la mettent autant dans le pétrin, mais qui se révèlent être très positives à long terme.

Suzanne Collins aborde le triangle amoureux de Gale, Peeta et Katniss. Pas de chichi, pas de grandes scènes d’amour « cheesy » entre eux. Simplement des questionnements amoureux sur des situations ambiguës qui peuvent semer de la confusion. Pratiquement de l’amour à l’état simple. Il est bien certain qu’à la fin du livre, tout est clair, et pour ceux qui en doutaient, l’auteure nous gâte d’un petit épilogue, bien écrit, court et efficace. Cet épilogue nous projette dans l’avenir, environ 20 ans après les premiers jeux, cela nous permet d’apaiser notre tristesse suite à la lecture du livre. De savoir ce que Katniss est devenue après tout.

De nouveaux personnages font leurs apparitions tel que Boggs, Pollux, Annie, Paylor, Coin et bien d’autres. On retrouve un beau mélange de personnages. Si le premier tome était assez représentatif de Katniss et pratiquement elle seule outre Peeta, que le deuxième portait un peu plus sur Peeta, Katniss et Haymitch ainsi que les vainqueurs d’autres éditions, tout en y incorporant Finnick et Joanna, La révolte nous donne un ensemble plus large de divers comparses. Cela nous donne la capacité de cerner grandement le danger dans lequel se trouve Katniss, mais aussi à quel point ses nouveaux amis  amènent un support incroyable à celle-ci.

Fait intéressant, c’est que malgré cette rébellion pour la liberté, ce volume nous démontre à quel point la mémoire humaine est une faculté qui oublie à long terme tous les massacres qui peuvent arriver. Que décidément, l’humanité n’apprend jamais, mais que peut-être cette fois-ci elle le fera. Il n’est pas faut de faire le lien entre l’holocauste et aujourd’hui.

De la profondeur, c’est que l’écrivaine nous offre ici, la lecture de la série Hunger Games s’est faite progressive. Si la profondeur y était tout de même, la complexité du troisième tome y ajoute quelque chose. Une belle fin pour une série trépidante, enivrante et addictive au possible. Rien à voir avec Twilight , Hunger games possède une entité bien à lui. Cette série de livres vaut la peine d’être lue, vous ne saurez y résister.

Hunger Games est sans doute le nouveau phénomène, il serait pourtant malheureux de le comparé à celui de Twilight, une dystopie hors du commun qui alliera petit et grand. Le film et les suites qui en suivront seront un bon ajout et complément de cette trilogie. Vous cherchez une bonne lecture? Hunger Games l’est. Aussi fort qu’une drogue, lorsque vous lisez le dernier mot, de la dernière page de ce troisième tome, vous en pleurer presque, déçue que ce soit la fin, en manque de cette belle lecture.

Ma note : 8.5/10

Prix : Entre 22 et 28 $en Français, entre 10 et 20 $ en Anglais, Coffret de la trilogie pour 60$ en Anglais.

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Quatre saisons de fiançailles T04: Rêves Dorés

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE: Nora Roberts

TRADUCTRICE: Maud Godoc

ÉDITION: Flammarion Québec

PAGES: 382

THÈMES: Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

QUATRIÈME DE COUVERTURE: À la mort de ses parents, Parker Brown a réuni ses trois meilleures amies pour fonder Voux de Bonheur et organiser des mariages de rêve dans la somptueuse propriété dont elle a hérité.  

Photos, fleurs, pièces montées, chacune excelle dans sa spécialité et Parker, en coordonnatrice hors pair, est la clé de voûte qui transforme chaque noce en une journée parfaite. Fine psychologue et travailleuse acharnée, la jeune femme arrive toujours à ses fins. Un homme échappe cependant à son contrôle et a le don de la faire sortir de ses gonds. Il s’agit de Malcom Kavanaugh, un ancien cascadeur passionné de mécanique. Comment deux personnalités aussi fortes et opposées pourraient-elles s’accorder ? La conclusion de cette brillante série ne manquera pas de faire des étincelles.

Accro à son BlackBerry, Parker est une gestionnaire hors pair. Lorsqu’il s’agit de bien gérer son entreprise Voeux de Bonheur, de régler les problèmes de dernières minutes de la mariée, ou de brasser un peu ses meilleures amies, elle excelle. Toutefois lorsque vient le temps de régler ses propres problèmes, ou de s’accorder un peu de temps, elle se lance tête première dans le travail.

C’est là qu’intervient Malcom Kavanaugh, un mécanicien ancien cascadeur, aux antipodes des hommes quelle a pu fréquenter dans les dernières années. Il l’a dérange dans sa zone de confort, et est capable de détenir un certain contrôle sur elle. Parker ayant l’habitude de tout contrôler, perd le contrôle de sa propre personne confronté à Malcom. Qu’arrive-t-il lorsqu’une personne fait fit des blessures du passé, et de tout qui portent à croire que rien ne pourra marcher entre les deux? Une belle explosion.

Rêves dorés, quatrième et dernier tome de la série Quatre saisons de fiançailles relate l’histoire de la personne angulaire de cette amitié, Parker Brown qui a réuni ses meilleures amies sous un même toit suite à la mort de ses parents. Les attentes étaient élevées pour ce dernier opus.

Nora Roberts a peut-être manqué de souffle. Le récit est bien décrit, les scènes bien développées, par contre une vague impression  d’insatisfaction nous remplit l’âme à la lecture de la dernière page. Suite au troisième tome, on s’attend à beaucoup de la part de Rêves dorés, il nous tarde de voir Parker et sa vulnérabilité. Certes, on voit cette facette de Parker, mais trop peu.

Le rythme est souvent cassé par les petits sauts dans le temps entre les chapitres. La strucuture aurait peut-être du être fait autrement. Trop peu trop tard, nous n’avons assisté qu’à un mariage des quatre amies, celui de Mackensie, la préparation de celui-ci s’échelonnant du deuxième au quatrième livre. Il aurait été bien de voir la réalisation des 3 autres.

Malcom est un personnage fort, bien décrit, on finit par en savoir plus sur lui au cours de ce livre, on en prendrait toutefois un peu plus. Parker est fidèle à elle-même, même tonalité, de nouvelles facettes. Les personnages des précédents tomes sont joyeux et en paix avec eux même, l’atmosphère de famille et d’amitié est très présente.

Si l’univers de Parker est un peu plus froid que celui des  trois amies vu précédemment, il est très différent par ses origines. On voit sa bataille incessante entre son passé et son futur, tentant désespérément de ne pas déplaire à personne. L’histoire d’amour entre Parker et Malcom arrive un peu tard dans le récit, il en prend au moins la moitié avant qu’une quelconque relation soit envisagée.

La couverture est de loin la plus belle des quatre, et toujours plus intéressante que sa version américaine. Somme toute, ce livre conclut bien la série, on aimerait toutefois en avoir un peu plus suite aux livres excellents qui ont débuté celle-ci.

Cette conclusion à une si belle série aurait pu être meilleure, tant d’attentes étaient fondées sur ce quatrième tome et le personnage de Parker Brown. Cette fin nous laisse un peu sur notre faim en tant que lecteur. Globalement, la série est un succès, il est juste triste que sa fin ne soit pas à l’hauteur de la série complète.

Ma note : 7/10

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Quatre saisons de fiançailles T03: Rêves en rose

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE: Nora Roberts

TRADUCTRICE:  Maud Godoc

ÉDITION: Flammarion Québec

PAGES: 398

THÈMES: Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Laurel, Parker, Mackensie et Emma ont mis leurs talents en commun pour fonder Voux de Bonheur, une entreprise réputée pour ses somptueuses cérémonies de mariage organisées dans la propriété où vivent les quatre jeunes femmes. Chacune y a son rôle, dans lequel elle excelle : l’organisation pour Parker, les fleurs pour Emma, les photos pour Mackensie et. les gâteaux pour Laurel.

Laurel McBane a consacré beaucoup d’efforts à devenir une pâtissière hors pair. Ironie du sort, alors qu’elle se préoccupe sans cesse du bonheur de ses clientes, elle reste célibataire et secrètement amoureuse de Del, le frère de Parker. Cet avocat rationnel, protecteur fidèle de leur entreprise, n’a jamais voulu risquer de blesser la grande amie de sa sour. Mais la délicieuse jeune femme au fort caractère semble soudain décidée à ne plus supporter cette relation trop sage.

Farine, sucre, bleuets, fruits, aliments, elle en voit de toutes sortes au sein de la cuisine qu’elle occupe pour satisfaire ses clients. Des sacrifices elle en a fait une panoplie dans sa vie, mais elle ne changerait d’endroit pour rien au monde. Dur de caractère, peut-être la fille la plus réaliste du groupe, elle cache son amour pour Del, le frère de Parker, du moins c’est ce qu’elle pense.

Laurel Mcbane et Del sans se l’avouer joueront au jeu du plus fort. Le jeu du chat et la souris est enclenché et ses meilleures amies le savent. Si Del a toujours vu Laurel comme une petite soeur, il se défera tranquillement de ce schéma et assumera ses sentiments même si rien n’est gagné d’avance. Laurel quant à elle, devra baisser ses gardes et ne pas avoir peur du regard des autres, surtout celui de Parker, qu’elle craint sans bonne raison.

Rêves en rose nous décrit un amour fort. Un type de relation différent des deux premiers tomes. Del et Laurel possèdent une relation fraternelle sans aucun lien de sang. Amis depuis les bacs à sable, et surtout depuis l’accident mortel de ses parents, Del s’auto proclame le protecteur du quatuor, et malgré l’attirance qu’il possède envers la pâtissière, il a de la difficulté à la voir autrement que comme une petite soeur, mais si tel n’est pas le cas.

L’auteure nous peinture une relation beaucoup plus complexe que celles vues dans les premiers tomes. Passer de l’amitié à l’amour n’est pas toujours chose facile, et dans le contexte où se retrouve Del et Laurel, ce ne l’est encore moins. Une relation complexe, décomplexifiée par le choix de mots à point.

Le rythme est différent encore dans ce tome des deux premiers, il est vraiment à l’image de Laurel, héroïne du livre. Forte, caractérielle, réaliste, qui n’accepte plus aucun compromis et cela se ressent dans l’écriture choisie. On dévore littéralement ce troisième tome.

Les personnages sont encore plus puissants, Laurel que l’ont voyait sporadiquement dans les premiers livres, nous étonnes par sa sincérité et sa force. Provenant d’un milieu fort différent de ses trois amies, cela a forgé son caractère qui est bien dépeint au sein des 398 pages du manuscrit.

Plus de pages, plus d’amour. Ce troisième opus est de loin le meilleur de la série, vous comprendrez pourquoi lors de la critique du quatrième et tome final de la série. Si l’on voit toujours l’évolution des anciens personnages principaux qui le sont un peu moins ici, l’histoire est vraiment axée sur Laurel et Del, une histoire bien ficelée, qui fait rêver.

La page de couverture est aussi jolie que ses prédécesseurs. Nora Roberts a fait un chef-d’oeuvre pour ce troisième opus. Le seul point négatif dans tout ça, c’est que deux tomes plus tard, le Mariage de Mackensie (Rêves en blanc) n’a toujours pas eu lieu, ce qui laisse présager qu’on ne verra peut-être qu’un seul mariage des quatre amies.

Belle continuité de la série, qui nous tient en haleine pour le quatrième. On dévore de la première à la dernière page et on est triste lorsqu’on finit ce tome. Toujours une lecture féminine légère et profonde qui met un baume sur le coeur.

Ma note : 9/10

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Quatre saisons de Fiançailles T.02: Rêves en bleu

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE : Nora Roberts

TRADUCTRICE : Cécile Ardilly

ÉDITION : Flammarion Québec

THÈMES : Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

PAGES : 378

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Emma, Laurel, Parker et Mackensie ont réalisé leur rêve de petites filles : elles se sont associées pour fonder Voux de Bonheur, une entreprise qui organise des mariages fabuleux, dans une somptueuse propriété.

Emma est la fleuriste du groupe, une activité dans laquelle elle excelle et qui s’accorde parfaitement avec son caractère romanesque. Les hommes bourdonnent autour de cette éternelle amoureuse comme les insectes autour de ses bouquets, mais, à trop chercher le prince charmant, elle en a presque oublié de regarder sous son nez. C’est là, en effet, que se trouve Jack Cooke, un ami de longue date des quatre jeunes femmes. Fier célibataire, l’architecte semble de plus en plus troublé par Emma. Un premier baiser ardent les force tous deux à croire à leur histoire, mais, en amour, l’amitié peut compliquer bien des choses.

Agrémenter les mariages de fleurs, de couleurs et d’harmonie, c’est ce que s’amuse à faire Emma de ses journées. Les fleurs et la décoration elle connait. À la recherche du pur amour, elle enchaîne les rendez-vous en se disant chaque fois qu’il est possible que l’amour se trouve avec cet homme. Désillusionnée chaque fois jusqu’ici, elle ne se prend pas trop la tête.

Ces amis se tuent à lui dire qu’elle semble être en amour avec la simple idée d’être en amour et qu’elle finira par se perdre à travers ses inconnus. Un jour pourtant, elle se rend compte que cet amour se retrouve peut-être avec Jack Cooke, un ami de longue date célibataire endurci. S’ils croient en leur histoire, se mêlent alors amour et amitié, et peur d’engagement, un cocktail explosif avec des caractères explosifs.

Rêves en Bleu, deuxième tome de la série, met les projecteurs sur Emma Grant la plus fleur bleue du groupe. Hors de tout doute la plus féminine du groupe, son histoire casse un peu avec celle du premier tome par son rafraîchissement. Son récit ne fait pas de son thème principal une personne ayant peu d’estime de soi, mais d’une femme en pleine possession de ses moyens, qui est trop souvent aveuglée par l’envie d’être aimé.

Nora Roberts nous tient en grippe tout au long des 378 pages de lectures. Son contenu se situe à un niveau un peu plus convainquant que le premier tome. Définitivement meilleur, les personnages sont encore mieux dépeins, nous percevons aussi une grande évolution au sein du personnage de Mac, héroïne du premier tome.

À la différence du premier tome qui se basait sur le réel, Rêves en Bleu détient un rythme rapide et enchanteur. On entre dans l’univers magique qu’Emma s’est créé au fil du temps, et la description est telle que nous n’avons aucune difficulté à nous imaginer les décors qu’elle crée.

L’image du couple que composent Emma et Jack nous donne un sentiment de déjà vu, que ce soit dans notre vie amoureuse ou dans notre entourage. Parfois en s’aimant trop, il faut s’ajuster, et c’est exactement ce qu’ils font. Possédant deux caractères explosifs et un franc-parler , il est difficile parfois pour eux de se contrôler. Ce duo nous donne droit à de belles scènes qui nous font rire et sourire, mais qui surtout nous rappel les aléas amoureux que nous pouvons rencontrer.

Le récit se tient de bout en bout. Les scènes sont écrites avec un peu plus de finesse que lors du précédent tome. L’univers "magique" qui l’englobe amène une rhétorique différente entre les personnages, et la préparation du mariage de Mac permet de voir une nouvelle facette des filles face à leur travail respectif. Si le récit est axé sur Emma et Jack, on arrive à en savoir un peu plus sur le groupe en entier, on voit aussi un peu plus souvent Delanay Brown, le grand frère de Parker.

L’arrivée de quelques nouveaux personnages évite que la série reste un faible cliché sur la relation amicale entre femmes. Ces personnages rendre l’histoire plus vraie plus vivante. La chronologie des évènements y est très perceptible. On sent que le temps avance, et que ce n’est pas quatre livres différents sur quatre héroïnes différentes qui vivent au même moment. Le deuxième opus suit chronologiquement le premier. Les préparatifs du mariage de Mac va bon train, et l’évolution des personnages y est.

La lecture est toujours à la fois profonde et légère. La couverture toujours plus jolie que sa version américaine. Si ce livre possède quelques pages en plus que son prédécesseur, aucune lourdeur n’y est dénotée, la lecture se veut fluide.

Ce tome est la suite parfaite au premier, divers thèmes, une rythmique différente, les mêmes personnages, différente héroïne. Dès la première page, nous sommes incapables de nous arrêter. Belle lecture, encore meilleure que la première.

Ma note : 9/10

Prix en Magasin: Entre 18 et 25 $.

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Quatre saisons de fiançailles T01: Rêves en Blanc

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE : Nora Roberts

TRADUCTRICE : Maud Godoc

ÉDITION : Flammarion Québec

THÈMES : Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

PAGES : 350.

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Mackensie, Emma, Laurel et Parker sont amies depuis toujours. Petites, elles jouaient ensemble à la mariée; devenues grandes, elles ont fondé leur entreprise pour organiser des noces somptueuses, et parfois rocambolesques, dans la propriété de rêve qu’elles habitent. 

Mackensie, la photographe, excelle à immortaliser le bonheur des jeunes couples, mais elle est à mille lieues de s’imaginer tomber amoureuse. Toute à son travail, elle tente en vain de se protéger de sa mère égocentrique et de son odieux chantage. Jusqu’au jour où elle rencontre Carter Maguire, le frère d’une future mariée. Le timide professeur de littérature, fou d’elle, est aux antipodes de la bouillonnante photographe. Son charme et sa patience sauront-ils la convaincre qu’ils sont faits l’un pour l’autre?

Immortaliser le bonheur des autres, c’est ce que Mackensie Elliot fait de ses journées. Entre la distance qu’elle tente de mettre entre elle et sa mère et son train de vie rocambolesque, mais rempli de bonheur avec ses trois meilleures amies, la photographe est loin de vouloir tomber amoureuse. Voire même de penser mériter l’amour.

C’est là, lorsqu’elle travaille sur l’organisation du mariage de Shelly qu’elle tombe sur Carter Mcguire, ancienne connaissance et  timide professeur de littérature.  C’est ce timide professeur qui lui donnera la force d’affronter sa mère, et qui lui démontrera qu’elle mérite d’être aimée.

Rêves en blanc, premier tome de la série Quatre saisons de fiançailles nous offre une belle entrée en matière pour l’histoire qui défilera sous nos yeux au cours des quatre manuscrits. L’auteure nous amène dans un univers contrastant entre l’intention de créer des mariages parfaits, et les aléas de la vie amoureuse de l’héroïne principale.

Les personnages sont concis, et vrais. On tombe rapidement amoureux de ce quatuor que sont Mac, Emma, Laurel et Parker. Il est facile de s’imaginer être à leur place et de partager ce genre de moments avec nos amies respectives. Elles détiennent une amitié profonde que tout un chacun désire posséder dans la vie.

L’héroïne par ses 350 pages nous est dessinée par Nora Roberts comme une femme un peu garçonne qui possède une piètre estime d’elle-même. Plus la lecture avance, on comprend qu’en grande partie ce manque de confiance est causé par la relation entretenue avec sa mère. Cette relation malsaine ornée de chantage lui pourrit la vie. À la minute où les pages défilent sous nos yeux, on se rend compte qu’elle tente vainement de se défaire de celle-ci. Toutefois, elle semble toujours s’y plier avec l’argument dû : c’est ma mère.

Si rien n’est gagné d’avance à ce sujet qui se faufile au sein des 3 tomes suivants, son impact est moindre vers la fin du récit. La rencontre avec Carter et tout ce qui en découle apaise l’héroïne. Nous assistons à une belle évolution quant à la personnalité de Mackensie. On sent les différences chez le personnage principal à la fin du roman, entre ce qu’il était au départ, et ce qu’il sera devenu à la fin.

Le récit est bien bâti. À quelques occasions, les scènes manquent un peu de finesse. Pour faire avancer l’histoire, nombreux sauts dans l’espace-temps en compte de jours ou mois sont notés, il arrive parfois qu’on ait du mal à en saisir l’impact.

Les yeux sont gâtés avec une couverture très féminine et en lien avec le thème de la série. La version française sous l’édition de Flammarion Québec nous offre une image beaucoup plus soignée que la version américaine qui est vachement « Kitsch », et un type de papier qui nous rappelle le papier parchemin. L’écriture de ce roman est simple sans friture et nous amène à l’essentiel.

À la fois profond et simplet, ce premier Tome est une belle entrée en la matière pour cette série axée sur le concept du cordonnier mal chaussé. Belle lecture qui réchauffe le coeur, cette série s’adresse sûrement plus aux femmes qu’aux hommes. Il s’agit aussi d’un bon cadeau à faire aux  femmes que vous aimez.

Ma note : 9/10

Prix en magasin (Québec): De 18 à 25 $ le tome.

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