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Ryder de retour, Blunden à Hamilton

 

En vue de l’affrontement contre les Sabres de Buffalo, le Canadien de Montréal s’entraînait ce matin à Brossard prêt à reprendre le combat pour la première place de l’Est. L’équipe a indiqué par le fait même le retour de Mike Blunden à Hamilton. Michael Ryder sera donc réinséré dans l’alignement ainsi que l’attaque massive.

Blessé au bas du corps, le numéro 73 aura manqué seulement une partie. Dans le même laps de temps, Mike Blunden n’aura ajouté aucun point à sa fiche, mais aura terminé avec plus un. Ce qui annule du même coup sa statistique négative qu’il conservait en 39 matchs avec l’équipe la saison dernière.

Chaise musicale

Petit changement, aussi anodin soit-il. Gabriel Dumont et Colby Armstrong ont échangé leurs places sur leurs trios respectifs. Dumont se retrouve donc sur la quatrième ligne, en compagnie de Travis Moen, et Armstrong sur la troisième ligne avec Eller et Alex Galchenyuk. Notons que Michel Therrien n’a pas l’intention de garder de jeunes joueurs sans les faire jouer, Gabriel Dumont devrait donc être sur la patinoire environ une dizaine de minutes ce soir.

Sur la bonne voie

Rene Bourque, accommodé par les symptômes d’une commotion cérébrale, s’est entrainé ce matin, à Brossard, avec ses coéquipiers. Il portait toutefois un chandail sans contacts. Il faudra s’armer de patience dans son cas, comme dans celui de Brandon Prust (Épaule) et Yannick Weber (Genou). À l’opposé de ce groupe, Raphaël Diaz n’est toujours pas près d’un retour au jeu.

En vrac

Les joueurs du Canadien devraient affronter le gardien Jhonas Enroth, qui a été le premier à quitter la patinoire lors de l’entraînement. Il s’agira aussi du premier match au Centre Bell pour le jeune défenseur Jared Tinordi. Carey Price défendra la cage des siens. Les deux équipes se sont déjà affrontées à deux reprises, et le feront tout autant cette semaine.

Buffalo s’amène à Montréal avec deux défaites consécutives, tandis que le Canadien de Montréal tentera d’allonger sa série de victoires à six. Ce dernier est à deux points du premier rang de l’est avec deux parties en mains sur les Penguins de Pittsburgh

Le Match sera en onde dès 18 h 30, incluant un avant-match. La partie débute à 19 h heure de l’Est.

Brouhaha chez le Canadien

Vous avez un nouveau message.

(Lui) 10:22 : Pierre Gauthier a été congédié.

(moi) 10h24: Quoi!?!

(Lui) 10h25 : Je viens tu vraiment de te donner un scoop sportif moié là?

(Moi): 10h26 : Ben kin je suis dans mon auto!

C’est ainsi que j’ai su le congédiement de Monsieur Pierre Gauthier. La nouvelle m’a prise de cours. Pas dans l’idée absolue qu’il ne serait jamais mis à la porte, car cela n’était qu’une question de temps, je croyais simplement que l’organisation attendrait la fin de la présente saison. Si on résume le brouhaha chez le Canadien aujourd’hui c’est à peur près ça : Savard conseillé pour la venue du prochain GM, Carrière GM par intérim, Groulx derrière le banc pour remplacer Carrière, Gauthier & Gainey , dehors.

Comme c’est l’habitude dans les médias, il s’agit d’une bien bonne journée pour passer une mauvaise nouvelle qui passera dans le beurre. Le Canadien a un de ses effets sur la population, mais ça, c’est une autre histoire. RDS, TVASports et autres tabloïds se sont jetés sur la nouvelle et les émissions spéciales et entrevues avec Geoff Molson et Serge Savard se sont mises à pleuvoir, sans oublier les rediffusions.

Analysons rapidement tout ça. Geoff Molson semble avoir mis pour l’instant du moins « ses culottes » et avoir écouté les partisans qui réclamait se congédiement depuis belle lurette. Cela n’effacera pas la saison de misère que le Canadien a connue, mais amène un petit vent de confiance envers le nouveau président et l’espoir de gros changements, voir même une équipe compétitive. Holà. On s’arrête un peu. Avant que l’équipe devienne compétitive comme les Penguins de Pittsburgh ou encore les Flyers ou Boston il y a une marge. Si ces congédiements sont un pas vers la bonne voie, les nuages noirs ne sont pas entièrement disparus.

Le départ de Gauthier n’attristera personne. Pour ce qui attrait à Gainey, malgré tout ce qu’il a fait pour l’équipe en tant que joueur, comme décideur la chose fut toute autre. Le choix de Carrière comme GM par intérim est une question de moment, c’était une décision d’affaire et temporaire. Le Canadien ne veut pas s’embarquer dans l’engagement d’un autre « buddy » en attendant le prochain directeur général du Canadien, aussi bien profité d’un homme déjà sous des liens contractuels avec l’équipe. Voilà pourquoi Carrière semble être le pion déplaçable de l’équation.

Le retour de Savard dans l’entourage du tricolore — et non comme directeur général ou assistant — est une bonne chose, certains diront le contraire, mais dans un rôle « effacé » sans vraiment prendre les grandes décisions, son apport à l’équipe est important. La venue de Pierre Groulx derrière le banc est une bonne chose, il sera toutefois difficile d’évaluer son apport derrière celui-ci, compte tenu du peu de matchs qui reste à la présente campagne.

Geoff Molson s’est montré proche des journalistes et des partisans. Il amènera l’équipe vers une nouvelle direction, et a persisté sur le fait que le choix du directeur général est très important pour lui, promettant ainsi un suivi extrême pour obtenir le meilleur candidat. Serge Savard a agrémenté les explications de Molson avec la phrase suivante : il parlera français. Il est possible de croire que le Canadien a eu sa leçon lors de la nomination de Cunneyworth. Parlant de ce dernier, rien n’a été confirmé quant à son avenir au sein de l’organisation. Il est fort à parier que l’homme ne sera pas de retour derrière le banc du bleu blanc rouge, mais qu’il pourrait obtenir un autre poste au sein de l’organisation.

Ce brouhaha chez le Canadien amène l’espoir, mais rien n’est gagné encore. Tout dépendra des prochains candidats. La question est, est-il possible de faire pire que Peanut et Gauthier? Espérons tout de même d’excellents candidats que pour notre glorieuse — pas si glorieuse que ça maintenant — équipe reprenne possession de ses lettres de noblesse peu à peu.

Sources

  • Cyberpresse.ca
  • Rds.ca
  • Et autres sites sportifs.

Le Canadien est éliminé, patati patata

Source photo : Laforumde Montréal.wordpress.com

Le Canadien est éliminé, c’est OFFICIEL depuis samedi dernier. Pour ceux qui s’en rappellent, je disais dès le commencement du camp d’entraînement que l’équipe ne ferait pas les séries, toutefois je n’imaginais nullement une saison comme celle-ci.

Bref, aujourd’hui, je me permets un petit medley d’opinion sur divers sujets sportifs des dernières semaines. Pourquoi pas?

Shanahan préfet de discipline…Discipli quoi?

Ho que j’en aurais long à dire. Tannée de Campbell et ses suspensions broches à foin, voire le manque de suspensions surtout envers les Bruins de Boston, l’annonce de la nomination de Brendan Shanahan amenait un vent de fraicheur l’an dernier dans une ligue arriéré et stoïque face aux problèmes d’arbitrage et la partialité qui régnait dans celle-ci. Pratiquement une saison plus tard, rien n’a vraiment changé.

Bien que la LNH soit maintenant arrivée dans l’ère 2.0 avec la présentation de vidéo pour expliquer ses décisions ou non-décisions. La peur qui subsistait au sein de la population sportive quant à voir un adoucissement de la part de Shanahan suite aux grands coups d’éclat portés lors des matchs préparatoires, c’est avéré vraie.

Des sentences bonbons, du « fermage » de paupière devant des coups clairement vicieux, en plein le genre de gestes que la LNH disait vouloir combattre. Une petite claque sur les doigts et s’est repartie. La ligue est revenue au point de départ. Un long chemin est à faire avant de la voir changer semble-t-il.

Le dossier Coyotes de Phoenix

La ligue devrait se résoudre à vendre cette équipe, et prendre en compte la possibilité de déménagement, que ce soit à Seattle, à Québec ou Chibougamau, mais ça doit cesser. Ce dossier fait mal à la réputation de la ligue ( meh?!? Quelle réputation? )

Québec et son amphithéâtre

L’annonce officielle pour les débuts de travaux a été effectuée, l’amphithéâtre devrait prendre forme bientôt, et être prêt pour 2015, bonne chose. Toutefois, j’espère que les coûts de 400 M$ ne soient pas dépassés, au Québec on semble incapable de construire quelque chose en respectant le budget.

Hommage à Gary Carter

Il a été un grand du baseball, et je suis loin d’être conquise par l’idée de ne lui donner qu’un nom de rue, de métro, ou autre. Je crois que pour honoré ça mémoire, il faut recommencer à donner envie aux jeunes de jouer au Baseball en créant de nouveaux programmes comme il en a pour le soccer et le hockey.

Manning et Tebow

Peyton Manning a finalement signé avec les Broncos de Denvers. J’étais sur le point de signer un article sur une guerre d’égo entre lui et Tim Tebow, lorsque ce dernier fut échangé aux Jets. Denver prend un gros risque avec Manning, on lui souhaite tout de même une saison sans blessure. Tebow de son côté s’est dit prêt à changer de position si les Jets le désiraient. Il se considère comme un joueur de football avant tout, avant même d’être quaterback. On lui lève notre chapeau.

Place Bell à Laval

Je sais, ça date un peu, mais je n’en avais pas parlé. C’est un beau projet, et on se doute fort bien qu’un jour où l’autre les Bulldogs d’Hamilton se feront une niche dans ce complexe sportif, le Canadien s’en retrouvera gagnant, Québec et Quebecor de leurs côtés ragent un peu. La Place Bell devrait être construire en 2014, j’ai hâte, mais surtout je conçois très bien que mon CV pourrait se retrouver là-bas.

Crosby

Simon Servant un collègue à moi sur All habs, qui accrédité pour la couverture de l’Aramada de Blainville-Boisbriand, amenait cette semaine une belle image du talent de Crosby. Le numéro 89 est en feu depuis son retour, ou durant ses deux retours, comme bon vous semble. Voici le tweet, en anglais de Simon.

Crosby, while having concussions and neck injuries, has 25 points in 15 games… A 137 point pace if he plays a full season

L’hypothèse est qu’à ce rythme ( 25 points en 15 parties) Crosby aurait pu ou pourrait atteindre une saison de 137 points s’il jouait 82 parties. Cela démontre tout le talent que ce joueur possède. Chapeau à Crosby, et merci à Simon pour cette perle.

En attendant

Passez une belle semaine sportive, même si le Canadien est éliminé, prenez le temps de vous intéresser à ce qui se passe à l’entour, ailleurs dans la LNH, et dans les autres sports. Vous pourriez être surpris.

Petit lien intéressant sur la violence qui ne cesse d’augmenter dans la LNH ( ANGLAIS )

Une grosse partie du problème?


Une équipe unie ?

Une attitude perdante, c’est ce qu’avançait Michael Cammalleri avant son départ, et c’est tout le contraire que le Canadien nous a montré depuis.

Nul n’est l’intention ici de mettre tout le blâme sur le joueur, car même s’il s’agissait d’un « problème » chez le Canadien, l’équipe à encore beaucoup à corriger. Sauf qu’il est permis de dire que son départ change beaucoup de choses.

On ne peut se fier à seulement deux matchs, il est vrai que c’est beaucoup trop tôt, mais on ne peut ne pas le remarquer. L’équipe affiche une attitude gagnante depuis le départ du numéro 13. Son égo connu de tous faisait mal à la troupe, très mal.

Il est clair que plusieurs ne s’entendaient pas avec la prima donna qu’est Cammalleri. Le premier étant Tomas Plekanec. Ce dernier vient de connaître ses deux meilleurs matchs de la saison, sans pression, gagnant des mises aux jeux, se rendant au filet, bref le Plekanec que nous croyions avoir signé cet été. Il avait d’ailleurs déjà lancé une flèche, à l’ailier sans le nommer, en stipulant qu’il lui importait peu avec quels joueurs était composé son trio.

Une information est venue faire écarquiller les yeux de certains, il se pourrait fortement que Michael Cammalleri se rendît souvent au bureau de l’entraîneur — voir ici Jacques Martin — et lui demandait semble-t-il de le jumeler avec tel ou tel joueur connaissant du succès, dernièrement il s’agissait de David Desharnais. C’est le genre de chose qui se sait rapidement dans un vestiaire… Rien pour améliorer la chimie.

La direction du Canadien nous a menti en nous assurant que la chimie était excellente entre les joueurs. Si tel avait été le cas, le Tricolore ne serait pas en 12e position en ce moment, nous n’aurions pas eu droit non plus aux déclarations de l’ancien numéro 13, et surtout nous n’aurions pas une saison aussi rocambolesque que celle-ci.

Déjà deux parties jouées sans l’attaquant, et le Canadien semble détenir une attitude de gagnant. Il est possible de voir les joueurs jouer ensemble, se trouver sur la glace sans se regarder, s’amuser, mais surtout pratiquer le sport de la bonne façon. On dirait qu’un poids sur les épaules vient tout juste de tomber. En fait, la Ste-Flanelle joue enfin de la façon dont elle était sensée débuté cette saison.

Un égo aussi grand avec autant de demandes créera sans aucun doute à long terme soit de la jalousie ou de la frustration. C’est exactement ce qui se passait. Il exaspérait ses coéquipiers. Si une équipe n’est pas unie, il y a peu de chance qu’elle obtienne les grands honneurs. Le trio marquant 9 points hier soir, Pacioretty, Desharnais et Cole allaient bien au début de l’année, et sans aucune raison, il fut démantelé. La raison est simple, Jacques Martin a abdiqué et donné à Cammalleri ce qu’il demandait, jouer avec Desharnais. C’est ce genre de décision qui a sonné sa fin, et la noyade du Canadien.

Si l’ancien numéro 13 y était pour beaucoup pour l’animosité au sein du vestiaire. Il est toutefois inconcevable que tous les déboires de l’équipe soient imputés à Michael Cammalleri seul, si tout nous porte à croire qu’il fut tout de même un pion important, la direction est grandement à blâmer.

Pourquoi la direction est-elle à blâmer? Parce que la glorieuse équipe que le Canadien était, n’est plus, le respect de la direction envers les joueurs n’existe plus. La classe dont était doté le Tricolore est disparue. Combien de fois Pierre Gauthier nous a assuré que le dossier Markov allait bon train et que le défenseur était pile sur l’échéancier?

Combien de fois l’organisation nous a menti à propos des blessures cette saison? Le meilleur exemple étant Brian Gionta, blessé supposément au bas du corps, l’aine plus précisément. Faux, nous avions vu que Gionta s’était blessé au bras la première fois. Lorsqu’il est revenu la semaine dernière, un match seulement, pour finalement se faire opérer le lendemain. Le verdict : une déchirure du biceps, sa saison est terminée.

La direction a manqué de classe lorsqu’elle n’a passé qu’un coup de fil pour annoncer le congédiement à Jacques Martin. Encore plus lorsqu’elle a sacrifié Perry Pearn quelques semaines auparavant. Le Canadien a aussi manqué de classe en jetant Randy Cunneyworth dans la gueule du loup au sujet de la langue française. Le président Geoff Molson et le directeur général se relançant la balle dans le dossier.

Le 7e étage commet l’une après l’autre les gaffes, et celles-ci sont en train de faire très mal à l’organisation. Au sein de la ligue nationale, les gens « jasent » et pas nécessairement pour les bonnes choses. L’équipe devient peu à peu la risée du circuit. Les Molsons tentent de rectifier le tir, peu à peu, le Canadien essaie de corriger les erreurs des dernières années.

Cette réparation ne se fera pas en quelques jours, nous partisans devront être patient, peu à peu le Canadien entre dans une nouvelle ère, et devra se reconstruire. Pour la première fois depuis belle lurette, l’organisation fait confiance à ces jeunes. Mais elle se devra de bien encadrer ses jeunes, bien les développer. Elle devra faire preuve d’un peu plus d’humanisme et arrêter de regarder les joueurs comme des signes de dollar, il s’agit aussi d’humain.

Si le Canadien vient de se débarrasser d’une « pomme pourrie » niveau caractère en Michael Cammalleri, le chemin de la rédemption est loin d’être atteint. Les signes sont encourageants, mais il nous faudra être patients, éviter d’avoir un vestiaire divisé à nouveau, mais surtout garder une attitude de gagnant.

Post-Cammalleri

Nouveau numéro de Cammalleri

Montréal se divise en deux clans présentement : ceux qui sont soulagés et heureux du départ de Michael Cammalleri, et ceux qui sont en colère.

Une grande analyse de l’échange survenu, de manière avouons-le peu conventionnelle, jeudi dernier, n’a pas sa place. L’équipe qui en aura obtenu le meilleur sera déterminée dans quelques années, sans plus.

S’il est incontestable que l’ancien numéro 13 possède un talent énorme, et qu’il est un joueur de série, son caractère n’est pas à négliger. Il était reconnu à travers la ligue entière que l’attaquant possédait un grand égo, on le savait à Calgary, à L.A aussi. Ces propos qui en ont choqué plus d’un étaient véridiques de la situation présente chez le Canadien, l’erreur qu’il a faite, comme mentionnée dans un article précédent, est de ne pas s’être inclus dans les déboires de l’équipe.

À la suite de la transaction impliquant deux problèmes, Cammalleri et Bourque, Monsieur Pierre Gauthier s’est empressé d’affirmer que les propos tenus par le joueur n’avaient aucun lien avec cet échange, que les deux équipes discutaient déjà depuis belle lurette. Jay Feaster, directeur général des Flames, a corroboré ses dires à l’exception qu’il croyait les discussions interrompues suite à la suspension de 5 matchs décernés à Bourque.

Si les discussions étaient déjà présentes, ne nous le cachons pas, les propos enflammés de l’athlète ont grandement aidé à conclure l’affaire. Oui, Gauthier aurait pu faire monter les enchères, mais aussi prendre le risque qu’une blessure entre en ligne de compte. Paul Holmgren , directeur général des Flyers, s’est mêlé du dossier, en affirmant qu’il n’avait jamais été mis au courant de la disponibilité de l’attaquant. Quelques autres directeurs confirmant la chose, n’oublions pas que Michael Cammalleri dispose d’une clause à son contrat qui lui permet de dresser la liste de 7 équipes à qui, il ne veut pas être échangé. Ce qui expliquerait tout cela.

Le Canadien s’est départi d’une « pomme pourrie » en Cammy, les droits du gardien Karri Ramo ainsi que d’un choix de 5e ronde en 2012. Il a acquis en retour, René Bourque, le jeune Patrick Holland et un choix de 2e ronde en 2013.

S’il est impossible de juger la transaction dans sa totalité, il est permis de percevoir du positif. Le Tricolore libère sa masse salariale de 3 M$ en passant à l’ouest un contrat de 6 M$ par année pour un contrat de 3,2 M$. Il grossit sont attaque — Bourque mesurant 6 pieds et 2, pesant 235 lb — et ajoute de la robustesse à l’équipe, ce qui lui manque.

Un problème a été échangé contre un autre problème. Pourquoi? Car à 30 ans, Bourque se présente parfois, parfois non. Il s’agit d’un Andrei Kostitsyn, ou voir un Alexei Kovalev au niveau constance. Le numéro 27 sortira de belles séquences, et de moins belles, il faudra vivre avec. Toutefois, il n’a pas peur de se salir le nez, et vous le retrouverez très souvent près du filet, ce que peu de joueurs au sein du Tricolore font.

Déjà, après deux parties jouées sans Michael Cammalleri, l’attitude de l’équipe semble avoir changé, Plekanec a de loin joué ses deux meilleurs matchs de la saison, une chimie semble s’installer. Cammalleri n’était pas le seul problème, il y a beaucoup de choses à régler encore. Est-il possible que l’ancien numéro 13 était une grosse partie du problème?

Cammalleri et l’attitude perdante du Canadien

Michael Cammalleri

Michael Cammalleri

Si tous et chacun se doutaient bien que tout n’était pas rose au sein des troupes du Canadien de Montréal, personne ne s’attendait pour autant à la sortie publique de Michael Cammalleri aujourd’hui.

L’ailier s’est permis lorsque questionné par La presse et LNH.com sur les insuccès de l’équipe, de la blâmer. Il a déclaré, façe à l’attitude préconisée par la troupe: «Je ne peux accepter que nous affichions une attitude de perdants comme on le fait cette année. On prépare nos matchs en perdants (losers). On joue en perdants. Il ne faut donc pas se demander pourquoi on perd»

Selon l’auteur de seulement 9 buts cette saison, une équipe ne peut gagner s’il elle ne regarde que des vidéos , pourtant chaque équipe regarde ces dites vidéos pour étudier leurs adversaires. Le numéro 13 rajoute que «c’est bien beau de consulter les notes sur les tableaux. Mais, à un moment donné, il faut que l’on joue aussi.» Cette déclaration accroche un peu, s’il est vrai que pour obtenir des résultats l’équipe et les joueurs doivent jouer, mais que fait le Canadien lorsqu’il a l’occasion de jouer? Rien, absolument rien!

Le Canadien possède 82 parties au sein d’un calendrier pour «jouer», toutefois, il reste amorphe, et ne profite en rien de ces occasions.  Si Cammalleri s’est attaqué de façon gratuite, si l’on peu dire à l’organisation, il amène toutefois un point important. Il y a deux ans, le Canadien avait la conviction de pouvoir battre n’importe qui, tandis qu’aujourd’hui le Tricolore perd contre n’importe qui.

«Que Crosby (Sidney) marque un beau but, qu’Ovechkin (Alexander) ou Malkin (Evgeni) réalisent de gros jeux on devrait s’en ficher complètement et répliquer. Quand on s’est rendu en finale (de l’Association de l’Est) il y a deux ans, c’est ce que nous faisions. Nous avions la conviction de pouvoir battre n’importe qui. De pouvoir gagner tous les soirs. Nous abordions les matchs d’une manière complètement opposée à celle que nous affichons aujourd’hui. »

Ce n’est pas tant ses propos qui choquent, car avouons-le, l’équipe va mal, et le problème n’est pas seulement sur la glace, il est beaucoup plus profond. Ce qui surprend dans ces déclarations, c’est que Cammalleri blâme l’équipe, la direction mais nullement lui-même. Il avance que l’équipe possède une attitude de «loser» et attaque indirectement par la suite son entraîneur, en prétendant qu’il est « habitué de jouer beaucoup plus qu’il ne le fais» en ce moment.

L’homme de 6 millions de dollars, observe une moyenne de 15 à 18 minutes de temps de glace par match, pas si mal. Randy Cunneyworth l’utilise malgré de faibles résultats en attaque, lors d’avantage numérique ainsi que sur le premier ou deuxième trio. Ce qui laisse le public perplexe. Comment un joueur  payé à un tel salaire, engagé pour générer de l’attaque, et à qui l’entraîneur donne toutes les chances possibles pour tenter de le faire débloquer peut-il tenir de tels propos?

En fait, le joueur est libre de tenir les propos qu’il désire, ce qui fait saigner les oreilles, c’est l’égo surdimensionné qu’il détient. Ce cher Cammy ne voulait-il pas être Capitaine de la Ste-Flanelle il y a deux printemps si l’occasion se présentait?

En un sens, les propos sont véridiques, l’équipe possède une attitude de perdants, ça se voit à la façon que les joueurs ont de simplement abandonner après un seul but. Ça se voit aussi aux joueurs amorphes sur le banc. Ce qui dérange dans les propos comme dit plus tôt, ce n’est pas de se faire ouvrir les yeux sur une chose qui est totalement vrai – l’équipe se déclare perdante à la minute où elle met le pied sur la patinoire- Ce qui dérange c’est qu’il ose mettre le blâme sur l’équipe sans s’inclure dans ses propos.

Donc, si l’on fait exactement ce qu’il a dit de faire, « lire entre les lignes », Cunneyworth, Gauthier, Gainey, Molson, Ladouceur, Plekanec , Price, Eller, Desharnais, Groulx, les patins, les chandails, les casques, le gatorades sont tous coupables et détenant une attitude de perdants. Tandis que Michael Cammalleri lui est dôté d’une attitude gagnante, d’un corps l’équivalent d’une formule un – voir émission Nos Canadiens sur V télé- d’un talent inouï, mais il n’est en aucun cas responsable des déboires du Candien.

Finalement, ici, nous avons affaire à un joueur , aussi perdant que son équipe , qui tente de se mettre sur un pied d’estale en pilant sur les autres. Un égo surdimensionné, l’individualisme incarnée, une prima donna, tout simplement un Michael Cammalleri qui ne changera jamais. Il était comme ça à Calgary, encore plus à L.A, voilà qu’à Montréal le tout se confirme.

Le numéro 13 du Canadien de Montréal, Michael ce n’est pas de ma faute Cammalleri de son nom, n’est rien d’autre qu’un joueur individuel , qui ne sera jamais un joueur d’équipe.  Que ses propos soient vrais ou exagérés, c’est selon, il n’en change rien qu’il est allé trop loin. Ses jours sont dorénavant comptés au sein du tricolore.

-Alexandra-

Source citation : La Presse

Source Photo: RDS 

Do you speak french?

Sainte-Flanelle

Est-ce que plusieurs me jetteront une pierre pour avoir écrit mon titre en anglais? Parce que je suis prête à les recevoir… Il semble que pour bon nombre de partisans, il est inconcevable d’avoir un coach unilingue anglophone à Montréal. Pour moi, ce débat est de moins en moins d’actualité.

En fait, ce débat a toujours existé, toutefois, il me donne l’impression d’être utilisé à mauvais escient, mais surtout au mauvais endroit. Si la préservation de la langue française dans une province telle que la nôtre est importante, le débat parfois se retrouve porté par un sujet qui dépasse un peu la simple « préservation ».

Il y a une différence entre préserver sa langue pour les bonnes raisons et le faire par pur individualisme. Le premier argument qui est souvent amené est celui-ci : « Le peuple québécois s’identifie au Canadien de Montréal, il a donc besoin de dirigeants qui parlent sa langue. »

Comme dirait les Anglais : I beg to differ. Quelle langue le Québécois commun parle de nos jours? Il parle le français, l’anglais, l’italien, l’arabe, le grecque, et toute autre langue. Le Québécois d’aujourd’hui parle plusieurs langues, il vient d’endroits différents. La réalité du Québec n’est plus la même que lorsque le Canadien de Montréal s’est amené dans la province. Ça frise pratiquement la discrimination, si ce n’en est pas, de prendre comme argument la langue parlée de Cunneyworth pour dire qu’il ne peut être entraineur-chef du club.

Il est vrai que l’équipe fut fondée en réponse à la présence d’équipes anglophones au sein de la métropole, pour « donner une voix au Canadien français. » Pourtant à ses débuts le Canadien n’avait que 3 joueurs francophones… où est la représentation francophone ici? Et en ce moment, où est la représentation francophone, le Canadien ne compte que Desharnais, Leblanc et Darche comme Québécois.

Pourquoi alors s’insurger contre le fait que l’entraîneur ne parle que l’anglais? Allons-nous au Centre Bell pour voir l’équipe jouer, ou l’entraîneur diriger? La langue première du hockey est l’anglais, même au sein des rangs juniors, et cela ne semble pas déranger la population alors pourquoi chez le Canadien cela dérangerait?

Il est facile de comprendre l’emblème que le tricolore a pu à travers les années pour le Québec. Les Québécois et la Ste-Flanelle ont une histoire étroitement liée. Par contre, cet emblème se doit d’évoluer lui aussi. Le Québec n’est plus seulement francophone, il n’a jamais été simplement francophone. Les Anglais et les allophones en font partie, et ont tout de même contribué à la construction de cette nation.

Le Québec a toutefois changé, et tout le monde se doit de s’y adapter. Je ne vois pas en quoi il ne serait plus possible de s’identifier au Canadien. Combien d’ethnies différentes vivent maintenant depuis plusieurs générations ou sont nouvellement arrivées au Québec? Beaucoup. Combien sont allés à l’école avec des Russes, Tchèques, Américains, Finlandais, Italiens et autres? Plusieurs d’entre nous. Alors pourquoi serait-il impossible de s’identifier au club à cause d’un entraineur anglophone, lorsque l’équipe comporte elle aussi diverses ethnies comme notre Québec en possède maintenant?

L’argument de l’identification ne tient donc plus. Par la suite, il ne faut pas non plus considérer l’équipe du Canadien de Montréal comme une possession publique. Si son public cible est le public québécois, et une clientèle fortement francophone, il n’en est rien, le Canadien de Montréal est une entreprise privée. Elle appartient à des dirigeants qui pour le premier but est le profit. C’est là toute la différence.

Pour amener ce profit, l’entreprise doit faire en sorte que la machine fonctionne, et surtout que l’équipe gagne. Si les victoires sont absentes, la clientèle achètera moins, et le profit sera revu à la baisse. Il ne faut donc pas oublier que même si l’équipe est une institution, un emblème pour le peuple québécois qui amène à la nostalgie, il s’agit avant tout d’une entreprise privée.

 Sur Twitter, Stéphane que l’on retrouve sous le pseudonyme @Ballescourbes, y est allez avec une constations très réaliste : C’est drôle, élire une députée anglophone ça passe, mais un coach de hockey, ça, c’est un deuil national? Misère…

Ce qui est le plus frustrant dans tout ce débat, c’est qu’il devrait se retrouver ailleurs. Ça me fâche de voir que la population québécoise s’insurge plus contre un entraineur unilingue anglophone, qu’un gouvernement qui laisse la présentation d’un député ne parlant qu’une seule langue et de surcroit l’anglais, à même une circonscription francophone. Pourquoi les Québécois laissent-ils tomber l’importance du débat de la langue française dans des sphères politiques ou autres, où l’importance du débat y ait. Par exemple l’affichage, ou les PDG d’entreprises publiques qui sont unilingues.

Pourquoi le Québec se sent plus concerné par une équipe sportive que par ceux qui les gouvernent? Ça me dépasse et je grince des dents si quelqu’un amène l’argument de l’élite. De base, Jean Charest, Mulroney, Lévesque et autres, étaient tous des êtres comme vous et moi. Non des êtres d’intelligence supérieure.

Ne vous méprenez pas, le débat sur la protection de la langue française est légitime, c’est l’endroit où il est préconisé qui ne fait aucun sens. Si le débat est légitime, il ne fait juste aucun sens que la société se sent plus interpellée quand le débat concerne le Canadien de Montréal que le gouvernement. Parce qu’avouons le, entre les deux, qui gèrent votre argent et prennent des décisions qui VOUS concernent, et qui auront des IMPACTS sur votre vie? Le gouvernement.

Pour en revenir sur le Canadien après ce long texte argumentaire, en avançant que Randy Cunneyworth ne devrait tout simplement pas être entraineur-chef par INTÉRIM ( voir ici de façon temporaire) , pour la simple et unique raison qu’il ne parle qu’anglais, il s’agit de discrimination.

Pourquoi ne pourrait-il pas être un excellent entraineur avec le club sous prétexte qu’il est unilingue?

Et vous, si votre employeur vous disait que vous ne pouvez être performant ou embauché à cause que vous ne parlez simplement que le français, comme seule explication, même si vous êtes  amplement qualifié pour le travail demandé, comment réagiriez-vous?

Posez la question, c’est un peu y répondre. Cette situation arrive souvent, simplement par le fait que certain ne parle que français, d’un côté comme de l’autre, il s’agit de discrimination.

La langue sera toujours un sujet dangereux au Québec, mais n’oubliez pas, que ce Québec est en constante évolution, et que surtout le français mérite d’être protégé, mais de la bonne façon. C’est maintenant au Québec de mener les bons combats aux bons endroits.

Comme disait Jean-Michel Desgagnés : Lorsque c’est rendu qu’un peuple doit s’accrocher à une équipe d’hockey pour avancer, il y a un problème.

-Alexandra Philibert-