Alexandra Philibert

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Une grosse partie du problème?


Une équipe unie ?

Une attitude perdante, c’est ce qu’avançait Michael Cammalleri avant son départ, et c’est tout le contraire que le Canadien nous a montré depuis.

Nul n’est l’intention ici de mettre tout le blâme sur le joueur, car même s’il s’agissait d’un « problème » chez le Canadien, l’équipe à encore beaucoup à corriger. Sauf qu’il est permis de dire que son départ change beaucoup de choses.

On ne peut se fier à seulement deux matchs, il est vrai que c’est beaucoup trop tôt, mais on ne peut ne pas le remarquer. L’équipe affiche une attitude gagnante depuis le départ du numéro 13. Son égo connu de tous faisait mal à la troupe, très mal.

Il est clair que plusieurs ne s’entendaient pas avec la prima donna qu’est Cammalleri. Le premier étant Tomas Plekanec. Ce dernier vient de connaître ses deux meilleurs matchs de la saison, sans pression, gagnant des mises aux jeux, se rendant au filet, bref le Plekanec que nous croyions avoir signé cet été. Il avait d’ailleurs déjà lancé une flèche, à l’ailier sans le nommer, en stipulant qu’il lui importait peu avec quels joueurs était composé son trio.

Une information est venue faire écarquiller les yeux de certains, il se pourrait fortement que Michael Cammalleri se rendît souvent au bureau de l’entraîneur — voir ici Jacques Martin — et lui demandait semble-t-il de le jumeler avec tel ou tel joueur connaissant du succès, dernièrement il s’agissait de David Desharnais. C’est le genre de chose qui se sait rapidement dans un vestiaire… Rien pour améliorer la chimie.

La direction du Canadien nous a menti en nous assurant que la chimie était excellente entre les joueurs. Si tel avait été le cas, le Tricolore ne serait pas en 12e position en ce moment, nous n’aurions pas eu droit non plus aux déclarations de l’ancien numéro 13, et surtout nous n’aurions pas une saison aussi rocambolesque que celle-ci.

Déjà deux parties jouées sans l’attaquant, et le Canadien semble détenir une attitude de gagnant. Il est possible de voir les joueurs jouer ensemble, se trouver sur la glace sans se regarder, s’amuser, mais surtout pratiquer le sport de la bonne façon. On dirait qu’un poids sur les épaules vient tout juste de tomber. En fait, la Ste-Flanelle joue enfin de la façon dont elle était sensée débuté cette saison.

Un égo aussi grand avec autant de demandes créera sans aucun doute à long terme soit de la jalousie ou de la frustration. C’est exactement ce qui se passait. Il exaspérait ses coéquipiers. Si une équipe n’est pas unie, il y a peu de chance qu’elle obtienne les grands honneurs. Le trio marquant 9 points hier soir, Pacioretty, Desharnais et Cole allaient bien au début de l’année, et sans aucune raison, il fut démantelé. La raison est simple, Jacques Martin a abdiqué et donné à Cammalleri ce qu’il demandait, jouer avec Desharnais. C’est ce genre de décision qui a sonné sa fin, et la noyade du Canadien.

Si l’ancien numéro 13 y était pour beaucoup pour l’animosité au sein du vestiaire. Il est toutefois inconcevable que tous les déboires de l’équipe soient imputés à Michael Cammalleri seul, si tout nous porte à croire qu’il fut tout de même un pion important, la direction est grandement à blâmer.

Pourquoi la direction est-elle à blâmer? Parce que la glorieuse équipe que le Canadien était, n’est plus, le respect de la direction envers les joueurs n’existe plus. La classe dont était doté le Tricolore est disparue. Combien de fois Pierre Gauthier nous a assuré que le dossier Markov allait bon train et que le défenseur était pile sur l’échéancier?

Combien de fois l’organisation nous a menti à propos des blessures cette saison? Le meilleur exemple étant Brian Gionta, blessé supposément au bas du corps, l’aine plus précisément. Faux, nous avions vu que Gionta s’était blessé au bras la première fois. Lorsqu’il est revenu la semaine dernière, un match seulement, pour finalement se faire opérer le lendemain. Le verdict : une déchirure du biceps, sa saison est terminée.

La direction a manqué de classe lorsqu’elle n’a passé qu’un coup de fil pour annoncer le congédiement à Jacques Martin. Encore plus lorsqu’elle a sacrifié Perry Pearn quelques semaines auparavant. Le Canadien a aussi manqué de classe en jetant Randy Cunneyworth dans la gueule du loup au sujet de la langue française. Le président Geoff Molson et le directeur général se relançant la balle dans le dossier.

Le 7e étage commet l’une après l’autre les gaffes, et celles-ci sont en train de faire très mal à l’organisation. Au sein de la ligue nationale, les gens « jasent » et pas nécessairement pour les bonnes choses. L’équipe devient peu à peu la risée du circuit. Les Molsons tentent de rectifier le tir, peu à peu, le Canadien essaie de corriger les erreurs des dernières années.

Cette réparation ne se fera pas en quelques jours, nous partisans devront être patient, peu à peu le Canadien entre dans une nouvelle ère, et devra se reconstruire. Pour la première fois depuis belle lurette, l’organisation fait confiance à ces jeunes. Mais elle se devra de bien encadrer ses jeunes, bien les développer. Elle devra faire preuve d’un peu plus d’humanisme et arrêter de regarder les joueurs comme des signes de dollar, il s’agit aussi d’humain.

Si le Canadien vient de se débarrasser d’une « pomme pourrie » niveau caractère en Michael Cammalleri, le chemin de la rédemption est loin d’être atteint. Les signes sont encourageants, mais il nous faudra être patients, éviter d’avoir un vestiaire divisé à nouveau, mais surtout garder une attitude de gagnant.


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Post-Cammalleri

Nouveau numéro de Cammalleri

Montréal se divise en deux clans présentement : ceux qui sont soulagés et heureux du départ de Michael Cammalleri, et ceux qui sont en colère.

Une grande analyse de l’échange survenu, de manière avouons-le peu conventionnelle, jeudi dernier, n’a pas sa place. L’équipe qui en aura obtenu le meilleur sera déterminée dans quelques années, sans plus.

S’il est incontestable que l’ancien numéro 13 possède un talent énorme, et qu’il est un joueur de série, son caractère n’est pas à négliger. Il était reconnu à travers la ligue entière que l’attaquant possédait un grand égo, on le savait à Calgary, à L.A aussi. Ces propos qui en ont choqué plus d’un étaient véridiques de la situation présente chez le Canadien, l’erreur qu’il a faite, comme mentionnée dans un article précédent, est de ne pas s’être inclus dans les déboires de l’équipe.

À la suite de la transaction impliquant deux problèmes, Cammalleri et Bourque, Monsieur Pierre Gauthier s’est empressé d’affirmer que les propos tenus par le joueur n’avaient aucun lien avec cet échange, que les deux équipes discutaient déjà depuis belle lurette. Jay Feaster, directeur général des Flames, a corroboré ses dires à l’exception qu’il croyait les discussions interrompues suite à la suspension de 5 matchs décernés à Bourque.

Si les discussions étaient déjà présentes, ne nous le cachons pas, les propos enflammés de l’athlète ont grandement aidé à conclure l’affaire. Oui, Gauthier aurait pu faire monter les enchères, mais aussi prendre le risque qu’une blessure entre en ligne de compte. Paul Holmgren , directeur général des Flyers, s’est mêlé du dossier, en affirmant qu’il n’avait jamais été mis au courant de la disponibilité de l’attaquant. Quelques autres directeurs confirmant la chose, n’oublions pas que Michael Cammalleri dispose d’une clause à son contrat qui lui permet de dresser la liste de 7 équipes à qui, il ne veut pas être échangé. Ce qui expliquerait tout cela.

Le Canadien s’est départi d’une « pomme pourrie » en Cammy, les droits du gardien Karri Ramo ainsi que d’un choix de 5e ronde en 2012. Il a acquis en retour, René Bourque, le jeune Patrick Holland et un choix de 2e ronde en 2013.

S’il est impossible de juger la transaction dans sa totalité, il est permis de percevoir du positif. Le Tricolore libère sa masse salariale de 3 M$ en passant à l’ouest un contrat de 6 M$ par année pour un contrat de 3,2 M$. Il grossit sont attaque — Bourque mesurant 6 pieds et 2, pesant 235 lb — et ajoute de la robustesse à l’équipe, ce qui lui manque.

Un problème a été échangé contre un autre problème. Pourquoi? Car à 30 ans, Bourque se présente parfois, parfois non. Il s’agit d’un Andrei Kostitsyn, ou voir un Alexei Kovalev au niveau constance. Le numéro 27 sortira de belles séquences, et de moins belles, il faudra vivre avec. Toutefois, il n’a pas peur de se salir le nez, et vous le retrouverez très souvent près du filet, ce que peu de joueurs au sein du Tricolore font.

Déjà, après deux parties jouées sans Michael Cammalleri, l’attitude de l’équipe semble avoir changé, Plekanec a de loin joué ses deux meilleurs matchs de la saison, une chimie semble s’installer. Cammalleri n’était pas le seul problème, il y a beaucoup de choses à régler encore. Est-il possible que l’ancien numéro 13 était une grosse partie du problème?


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Cammalleri et l’attitude perdante du Canadien

Michael Cammalleri

Michael Cammalleri

Si tous et chacun se doutaient bien que tout n’était pas rose au sein des troupes du Canadien de Montréal, personne ne s’attendait pour autant à la sortie publique de Michael Cammalleri aujourd’hui.

L’ailier s’est permis lorsque questionné par La presse et LNH.com sur les insuccès de l’équipe, de la blâmer. Il a déclaré, façe à l’attitude préconisée par la troupe: «Je ne peux accepter que nous affichions une attitude de perdants comme on le fait cette année. On prépare nos matchs en perdants (losers). On joue en perdants. Il ne faut donc pas se demander pourquoi on perd»

Selon l’auteur de seulement 9 buts cette saison, une équipe ne peut gagner s’il elle ne regarde que des vidéos , pourtant chaque équipe regarde ces dites vidéos pour étudier leurs adversaires. Le numéro 13 rajoute que «c’est bien beau de consulter les notes sur les tableaux. Mais, à un moment donné, il faut que l’on joue aussi.» Cette déclaration accroche un peu, s’il est vrai que pour obtenir des résultats l’équipe et les joueurs doivent jouer, mais que fait le Canadien lorsqu’il a l’occasion de jouer? Rien, absolument rien!

Le Canadien possède 82 parties au sein d’un calendrier pour «jouer», toutefois, il reste amorphe, et ne profite en rien de ces occasions.  Si Cammalleri s’est attaqué de façon gratuite, si l’on peu dire à l’organisation, il amène toutefois un point important. Il y a deux ans, le Canadien avait la conviction de pouvoir battre n’importe qui, tandis qu’aujourd’hui le Tricolore perd contre n’importe qui.

«Que Crosby (Sidney) marque un beau but, qu’Ovechkin (Alexander) ou Malkin (Evgeni) réalisent de gros jeux on devrait s’en ficher complètement et répliquer. Quand on s’est rendu en finale (de l’Association de l’Est) il y a deux ans, c’est ce que nous faisions. Nous avions la conviction de pouvoir battre n’importe qui. De pouvoir gagner tous les soirs. Nous abordions les matchs d’une manière complètement opposée à celle que nous affichons aujourd’hui. »

Ce n’est pas tant ses propos qui choquent, car avouons-le, l’équipe va mal, et le problème n’est pas seulement sur la glace, il est beaucoup plus profond. Ce qui surprend dans ces déclarations, c’est que Cammalleri blâme l’équipe, la direction mais nullement lui-même. Il avance que l’équipe possède une attitude de «loser» et attaque indirectement par la suite son entraîneur, en prétendant qu’il est « habitué de jouer beaucoup plus qu’il ne le fais» en ce moment.

L’homme de 6 millions de dollars, observe une moyenne de 15 à 18 minutes de temps de glace par match, pas si mal. Randy Cunneyworth l’utilise malgré de faibles résultats en attaque, lors d’avantage numérique ainsi que sur le premier ou deuxième trio. Ce qui laisse le public perplexe. Comment un joueur  payé à un tel salaire, engagé pour générer de l’attaque, et à qui l’entraîneur donne toutes les chances possibles pour tenter de le faire débloquer peut-il tenir de tels propos?

En fait, le joueur est libre de tenir les propos qu’il désire, ce qui fait saigner les oreilles, c’est l’égo surdimensionné qu’il détient. Ce cher Cammy ne voulait-il pas être Capitaine de la Ste-Flanelle il y a deux printemps si l’occasion se présentait?

En un sens, les propos sont véridiques, l’équipe possède une attitude de perdants, ça se voit à la façon que les joueurs ont de simplement abandonner après un seul but. Ça se voit aussi aux joueurs amorphes sur le banc. Ce qui dérange dans les propos comme dit plus tôt, ce n’est pas de se faire ouvrir les yeux sur une chose qui est totalement vrai – l’équipe se déclare perdante à la minute où elle met le pied sur la patinoire- Ce qui dérange c’est qu’il ose mettre le blâme sur l’équipe sans s’inclure dans ses propos.

Donc, si l’on fait exactement ce qu’il a dit de faire, « lire entre les lignes », Cunneyworth, Gauthier, Gainey, Molson, Ladouceur, Plekanec , Price, Eller, Desharnais, Groulx, les patins, les chandails, les casques, le gatorades sont tous coupables et détenant une attitude de perdants. Tandis que Michael Cammalleri lui est dôté d’une attitude gagnante, d’un corps l’équivalent d’une formule un – voir émission Nos Canadiens sur V télé- d’un talent inouï, mais il n’est en aucun cas responsable des déboires du Candien.

Finalement, ici, nous avons affaire à un joueur , aussi perdant que son équipe , qui tente de se mettre sur un pied d’estale en pilant sur les autres. Un égo surdimensionné, l’individualisme incarnée, une prima donna, tout simplement un Michael Cammalleri qui ne changera jamais. Il était comme ça à Calgary, encore plus à L.A, voilà qu’à Montréal le tout se confirme.

Le numéro 13 du Canadien de Montréal, Michael ce n’est pas de ma faute Cammalleri de son nom, n’est rien d’autre qu’un joueur individuel , qui ne sera jamais un joueur d’équipe.  Que ses propos soient vrais ou exagérés, c’est selon, il n’en change rien qu’il est allé trop loin. Ses jours sont dorénavant comptés au sein du tricolore.

-Alexandra-

Source citation : La Presse

Source Photo: RDS 

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