Alexandra Philibert

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Critique : Le porte-bonheur, Nicholas Sparks

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AUTEUR : Nicholas Spark

TRADUCTEUR : Jean-Noël Chatain

ÉDITION : Michel LAfon

PAGES : 408

THÈMES : Romance, Littérature américaine, Destinée.

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Quand Logan, soldat en Irak, trouve par terre la photographie d’une femme, son premier réflexe est de la jeter. Il la garde pourtant, poussé par n curieux pressentiment. Dès lors, l’image de cette inconnue l’accompagne partout et étrangement Logan connait une succession de chances incroyable. Des tables de poker au champs de bataille, où il survit à un combat alors que ses meilleurs amis périssent, il semble protégé. La photo serait-elle son porte-bonheur? À son retour dans le colorado, il ne pense plus qu’à cette femme et à son mystère. Persuadé que la retrouver fait partie de son destin, il entreprend un périple à travers le pays. Et si le secret q’elle détenait pouvait changer sa vie?

Logan, ancien soldat en Irak, poursuit une quête. Retrouver la femme sur la photo. Cette photo, cette sorte de malédiction ou bénédiction c’est selon, qui semble l’avoir sauvé durant son périple en Irak. Logan Thibeault se met donc à marcher du Colorado pour se rendre à Hampton où il fait connaissance de Clayton, adjoint au Shérif du comté. Dont il cernera le lien qui le relie plus tard à cette femme.

À Hampton, il découvre aussi qui est cette femme, Élisabeth. Cette dernière s’occupe de sa grand-mère ainsi que son fils. S’en suit une sorte de jeu de confiance entre elle et Logan, comment lui faire confiance, elle qui déteste les marines sachant que Logan en dit très peu sur lui. Comment tout cela finirait-il? Élisabeth prise entre cette force qui l’attire vers Logan, cette réticence fasse à ce qu’il ne dit pas et son ex-mari manipulateur, devra faire des choix tout simplement.

Nicholas Sparks nous a offert plusieurs chefs-d’oeuvre avec Les Pages de notre amour, La dernière chanson et Cher John. Malheureusement, ce n’est pas tellement le cas avec Le porte-bonheur. Son adaptation cinématographique, que je n’ai pas vue encore, est sans doute meilleure que le livre.

Pourquoi? Parce que le lecteur se retrouve dans une espèce de lassitude environ à la moitié de sa lecture. L’histoire fait du surplace sur un bon bout, et surtout nous laisse déçues à la fin. Tous les ingrédients qui font un succès les livres de Sparks sont réunis. Une histoire d’amour, des personnages attachants, un « mauvais garçon», un lourd passé ou autre, mais cela ne suffit pas à faire levé le tout.

Le rythme est lent, saccadé par la narration entre 3 personnages dont on cerne rapidement l’essence et ne nous apprenne rien de nouveau. Nous avons Logan, le soldat revenant d’Irak, un peu déboussolé et pratiquement obsédé par cette photo. Un personnage dont nous ne savons pas grand chose de son passé, mais qui est largement prévisible. À la fin de notre lecture, nous avons toujours l’impression de ne pas le connaître sans pour autant avoir manqué quelque chose.  Clayton est décrit comme un salaud, le stéréotype même du macho avec ses habitudes, sa façon de parler. Élisabeth quant à elle, n’est que la femme douce avec du caractère, mais très naïve.

Ce sont des personnages couchés sur papier d’une façon très stéréotypé qui nous lasse un moment. Nous continuions tout de même notre lecture espérant quelque chose de nouveau, mais surtout pour savoir exactement comment l’épopée de la photo terminera. Somme toute, la déception est grande quand nous lisons l’histoire qui en découle, mais surtout comment Beth vient à l’apprends. Un grand jeu prévisible.

Le dernier chapitre nous donne espoir, et nous laisse sur une fin qui elle nous laisse quelques interrogations, toutefois l’épilogue qui s’en suit n’est pas à la hauteur de la fin. Il nous laisse perplexe, mais surtout nous laisse sur noter faim. Trop cours, trop prévisible peut-être, bref ce n’est pas un livre où la satisfaction est ressentie à la fin de notre lecture.

Le porte-bonheur ne fut pas aussi bon que présagé, il ne s’agit pas d’une mauvaise lecture, mais les admirateurs de Sparks à moins que je ne m’abuse, seront déçu si ce n’est pas déjà le cas. C’est un livre qu’on ne lit qu’une seule fois. À noter que le fait d’en faire la lecture tout de suite après Hunger Games n’a peut-être pas été un bon choix.

Ma note : 5/10

Prix:  Entre 22$ et 28$

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