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Environ vers 22 h le 7 avril dernier, le Canadien de Montréal a rendu son dernier souffle contre les Maples Leafs de Toronto l’emportant 4-1. Le tout est devenu encore plus réel le 9 avril, lorsqu’une douzaine de joueurs sont venus chercher leurs effets personnels. Le partisan doit donc maintenant effectuer son deuil.
Le deuil du Partisan Canadien
Première étape : Choc, Déni
Le partisan regarde sa télé, il entend dire que le Canadien vient de mettre un terme à sa saison, qu’il n’y aura pas de séries, eux ayant fini 15e dans l’est. Il refuse d’y croire. Non, SON Canadien va faire les séries, parce que c’est la plus meilleure équipe de tous les temps. Il ferme la télé et stipule que les animateurs sont pourris. Il continue pendant quelques jours à regarder le « guide télévisuel » pour voir s’il n’y a pas une partie de hockey ce soir, dits à ses amis de venir écouter les Habs chez lui, ce à quoi ils répondent « euh c’est parce qui sont éliminées? », le partisan s’évanouit.
Deuxième étape : Colère
Le partisan est en rogne. Il ne peut pas concevoir que son équipe ne fasse pas partie de la danse printanière. Il envoie chier la plupart des partisans qui le narguent qu’eux, au moins leurs équipes sont en séries. Son humeur est aussi changeante que la météo, gare à celui qui osera prononcer le mot NHL, ou tout autre mot connexe. À la recherche d’une partie de hockey, il jure auprès des animateurs qui font toujours le post-mortem du Canadien après une semaine d’élimination. L’univers est contre lui point.
Troisième étape : Marchandage, négociations
Le choc et la colère passée, il tente d’appeler les réseaux pour leur demander s’il était possible de faire jouer au Canadien un tout petit match de séries, juste un. Lors du troisième appel, il se fait raccrocher au nez. Il tente aussi sa chance auprès de l’organisation du Canadien. Le partisan propose mille et une possibilités de changement au sein du club, et aussi tente sa chance encore une fois pour que l’équipe puisse jouer au moins… la première ronde… Il se fait raccrocher au nez, au prochain appel il tombe directement dans la boite vocale.
Quatrième étape : Dépression
Suite à son échec de mettre le tricolore en série, le partisan noie sa peine dans l’alcool, les chips et même Top modèle, se disant qu’au moins eux se donnent la peine et ne se contente pas d’un échec. Il dépérit, ne sort plus, ne parle plus et devient émotif à la simple vue d’un bâton de hockey ou toute autre chose ou mot connexe au sport. Le partisan repasse une multitude de matchs qu’il avait enregistrés sur DVD, il repasse même la saison 2011-2012, un supplice qui ne semble pas l’atteindre.
Cinquième étape : Acceptation
Le partisan décante, il s’aperçoit qu’il y a une vie en dehors du Canadien, il se dit emballé par les rondes éliminatoires. Il accepte que son équipe ne soit pas de la danse printanière, et que de toute façon, au moins le Canadien pourra mettre la main sur une « vedette » ou un bon joueur… Du moins, il se croise les doigts qu’il sera bien développé par la suite. Il retrouve sa vie sociale et conjugale. Il endosse maintenant le chandail d’une autre équipe comme Vancouver, Chicago ou encore Pittsburgh, mais secrètement, en dessous de celui-ci il a sur le dos, un t-shirt de P.K Subban.
Accepter ne veut pas dire oublier. Le partisan sera toujours dévoué à l’organisation du Canadien, sa religion, mais il possède maintenant, du moins espérons-le, une bonne dose de réalisme, qui lui permet de voir que l’équipe fera du chemin, et que c’était peut-être la meilleure chose qui pouvait lui arriver.