Critique littéraire : Rafaële Germain : Volte-face et malaises

Source photo: livresquementboulimique.com

AUTEURE : Rafaële Germain

TRADUCTRICE : Aucune

ÉDITION : Libre Expression

PAGES : 526

THÈMES : Peine d’amour, Amour, humour, auto dérision, tribulations professionnelles Chick Litt, Littérature Québécoise, Humour.

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Pour Geneviève Creighan, la réponse est simple : boire beaucoup trop et se moucher compulsivement dans le poil de ses chats en attendant que ses deux meilleurs amis organisent une opération de sauvetage. Entre mauvais conseils de son père, les encouragements de ses proches, les leçons d’une psy à l’allure de starlette et les bras réconfortants d’un autre homme, Geneviève cherchera, plus ou moins adroitement, à penser ses blessures. Et elle découvrira que si l’on est responsable de son propre bonheur, celui-ci se trouve rarement où on l’attend.

Après 6 ans de vie commune, Florian, son amour comme Geneviève l’appelle, vient de quitter celle-ci pour un « Criss d’hispter à marde » et se retrouve confronter à une énorme peine d’amour. Vivant dans le déni complet, elle devient loque humaine squattant le sofa de ses deux meilleurs amis Nicolas et Catherine , cousins. L’alcool, le déni et le mouchage dans le poil des chats sont le remède par excellence selon elle.

À travers les aléas de sa peine, des visites chez une psy hors du commun sous la recommandation de Nicolas, elle traverse les étapes normales d’une peine d’amour. Avec l’aide de ses amis, de ses parents, elle attendra longtemps le retour de Florian, rencontrant même un autre homme Maxime. Qu’arrive-t-il lorsque ce retour arrive lorsqu’on ne l’attend plus? Qui choisir? À quel point a-t-on changé? C’est ce que Geneviève, la fille qui aime compliquer tout, devra décidé, elle qui devra trouver la simplicité.

Volte-face et Malaises est le troisième roman du genre Chick Lit que l’auteure québécoise Rafaële Germain publie. Reine incontestée de la chick littérature québécoise, l’écrivaine ne déçoit pas. Ce troisième opus était très attendu après Soutient-Gorge rose et Veston noir et Gin tonic et concombre.

Rafaële Germain nous présente Geneviève, qui est tout le contraire d’une héroïne dans ce roman, molle, aimant rester dans sa zone de confort. Elle nous offre le portrait de la pire peine d’amour qui peut subvenir dans notre vie, et à quel point celle-ci peut être blessante et fort enrichissante.

Narrée à la première personne, le lecteur peut s’imaginer vivre les sentiments et les hauts et bas qui s’en suivent. Ce type de narration parfois peu être difficile à écrire et aussi lassante, pourtant au sein de Volte-face et malaises, le « je » est primordial. S’il amène la description des aventures très personnelles, cette narration à la première personne reste fermement en lien avec le chagrin amoureux. Ceux et celles qui en ont souffert seront d’accord, une grande partie de la peine d’amour est axée sur notre petite personne.

Armé de 526 pages, le livre est béton, imposant et bien écrit, il comporte toutefois quelques petits chapitres qui contiennent une certaine longueur soit par sa longue description, soit parce que le lecteur est au même stade que Nicolas et Catherine et est exaspérée de Geneviève qui reste toujours dans le déni.

On se reconnaît dans ce livre, soit dans le contexte, Geneviève qui se ne lève pas souvent le nez de sa peine d’amour, Nicolas le père célibataire du jeune bambin Noé qui semble être la raison incarnée malgré son sens de l’autodérision bien aiguisée, Catherine la meilleure amie un peu « too much » et extravertie, ou encore Maxime très laissez allez sans pour autant ne rien connaître de la vie simplement en choisissant la simplicité avant la complexité. Tous ses valeureux personnages forment une famille comme on l’en possède une avec nos amis, entremêler quelques fois avec notre vraie famille, c’est-à-dire, notre père, notre mère ou encore notre petite soeur.

Des liens bien tissés, l’histoire est portée par un français standard bien ficelé, et un langage familier typiquement québécois savamment utilisé. Pas trop de sacres impromptus, simplement bien calculés. Écrit avec finesse, on pourrait vraiment croire que Geneviève, Nicolas, Catherine, Maxime et Emilio sont nos amis. Un univers réconfortant, ce que tout être recherche. Un besoin d’amour.

Rafaële Germain garde son titre de reine incontestée de la chick littérature, si l’auteure a manifesté son désir d’explorer d’autres styles, elle écrira toujours bien. Toutefois, si elle venait à ne plus écrire ce genre, on s’en ennuierait beaucoup. Admirateur de chick lit? Je vous le recommande, aux 526 pages, à la lecture de la dernière ligne on en redemande encore. Les gars, vous voulez faire plaisir à votre copine? Assurez-vous qu’elle ne l’a pas déjà achetée, et faites-lui-en cadeau.

Ma note : 9/10

En vente dans les librairies au coût de 30 $

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