Alexandra Philibert

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La fin d’un chapitre pour Manning et les Colts

Source photo: NFL.si.com

Annoncée hier, la conférence de presse a eu lieu aujourd’hui. Les Colts d’Indianapolis ont libéré Peyton Manning, après 14 ans d’association avec le quart arrière. Par la même occasion, le propriétaire des Colts a mentionné le retrait du numéro 18.

La population sportive a eu droit à une conférence sentimentale, sobre et sincère. Remplis de larmes, de petits rires, nous avons assisté à une séparation en bonne et due forme, en bons termes entre deux hommes, deux associations qui ont grandi ensemble.

Dans l’histoire et le contexte actuel du sport, il n’est pas étonnant de voir un joueur être libéré par son équipe. Il sera de plus en plus rare de voir un joueur de concession dans les années à venir tous sports confondus. Ce qui est étonnant, c’est le retrait du numéro à même l’annonce de la séparation.

L’argent mène le monde, mais aujourd’hui tout un chacun a oublié cette facette du sport pour se concentrer sur l’aspect social de celui-ci. Manning a partagé 14 années de sa vie avec les Colts, ses dirigeants, ses joueurs, son propriétaire, ses partisans. En mettant fin à cette association, Manning met fin à un important chapitre de sa vie.

Le quart-arrière a mené Indianapolis à la conquête du Superbowl XLI. Il a connu des années de succès et des années de misères surtout dernièrement. S’il n’avait manqué que 13 matchs au cours jusqu’à la saison dernière, le joueur après avoir subi une 3e opération au cou, a du raté la saison 2011-2012 entièrement.

De l’homme de fer et pierre angulaire de l’équipe, il est devenu un risque physiquement et financièrement pour l’équipe qui a connu une saison médiocre, en ne récoltant que 2 victoires en son absence. Un choix s’imposait, les Colts ont choisi. Détenant le premier choix au prochain repêchage, ils risquent vraisemblablement de sélectionner Andrew Luck, un quart-arrière prometteur.

Cette belle séparation est un signe de renouveau pour Indianapolis autant que pour Manning qui a manifesté son intérêt pour continuer sa carrière. Les Colts auront des choses à prouver, et devront se défaire de l’ère Manning, ce qui ne sera pas facile. Manning quant à lui devra prouver qu’il est de retour en pleine forme, prêt pour de nouveaux défis.

Les deux parties perdent un gros morceau de leurs vies, mais laissent aussi ce morceau aspirer à quelque chose de meilleur. Il faudra sans doute attendre quelques années avant de pouvoir dire que l’ère Manning sera définitivement terminée. Un gros deuil s’enclenchera de chaque côté.

Les Colts d’Indianapolis et Peyton Manning nous prouvent aujourd’hui que même dans un monde où tout est mené par le profit et l’argent, il restera toujours une parcelle de respect. Chapeau à un geste si honorable.


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Quatre saisons de fiançailles T03: Rêves en rose

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE: Nora Roberts

TRADUCTRICE:  Maud Godoc

ÉDITION: Flammarion Québec

PAGES: 398

THÈMES: Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Laurel, Parker, Mackensie et Emma ont mis leurs talents en commun pour fonder Voux de Bonheur, une entreprise réputée pour ses somptueuses cérémonies de mariage organisées dans la propriété où vivent les quatre jeunes femmes. Chacune y a son rôle, dans lequel elle excelle : l’organisation pour Parker, les fleurs pour Emma, les photos pour Mackensie et. les gâteaux pour Laurel.

Laurel McBane a consacré beaucoup d’efforts à devenir une pâtissière hors pair. Ironie du sort, alors qu’elle se préoccupe sans cesse du bonheur de ses clientes, elle reste célibataire et secrètement amoureuse de Del, le frère de Parker. Cet avocat rationnel, protecteur fidèle de leur entreprise, n’a jamais voulu risquer de blesser la grande amie de sa sour. Mais la délicieuse jeune femme au fort caractère semble soudain décidée à ne plus supporter cette relation trop sage.

Farine, sucre, bleuets, fruits, aliments, elle en voit de toutes sortes au sein de la cuisine qu’elle occupe pour satisfaire ses clients. Des sacrifices elle en a fait une panoplie dans sa vie, mais elle ne changerait d’endroit pour rien au monde. Dur de caractère, peut-être la fille la plus réaliste du groupe, elle cache son amour pour Del, le frère de Parker, du moins c’est ce qu’elle pense.

Laurel Mcbane et Del sans se l’avouer joueront au jeu du plus fort. Le jeu du chat et la souris est enclenché et ses meilleures amies le savent. Si Del a toujours vu Laurel comme une petite soeur, il se défera tranquillement de ce schéma et assumera ses sentiments même si rien n’est gagné d’avance. Laurel quant à elle, devra baisser ses gardes et ne pas avoir peur du regard des autres, surtout celui de Parker, qu’elle craint sans bonne raison.

Rêves en rose nous décrit un amour fort. Un type de relation différent des deux premiers tomes. Del et Laurel possèdent une relation fraternelle sans aucun lien de sang. Amis depuis les bacs à sable, et surtout depuis l’accident mortel de ses parents, Del s’auto proclame le protecteur du quatuor, et malgré l’attirance qu’il possède envers la pâtissière, il a de la difficulté à la voir autrement que comme une petite soeur, mais si tel n’est pas le cas.

L’auteure nous peinture une relation beaucoup plus complexe que celles vues dans les premiers tomes. Passer de l’amitié à l’amour n’est pas toujours chose facile, et dans le contexte où se retrouve Del et Laurel, ce ne l’est encore moins. Une relation complexe, décomplexifiée par le choix de mots à point.

Le rythme est différent encore dans ce tome des deux premiers, il est vraiment à l’image de Laurel, héroïne du livre. Forte, caractérielle, réaliste, qui n’accepte plus aucun compromis et cela se ressent dans l’écriture choisie. On dévore littéralement ce troisième tome.

Les personnages sont encore plus puissants, Laurel que l’ont voyait sporadiquement dans les premiers livres, nous étonnes par sa sincérité et sa force. Provenant d’un milieu fort différent de ses trois amies, cela a forgé son caractère qui est bien dépeint au sein des 398 pages du manuscrit.

Plus de pages, plus d’amour. Ce troisième opus est de loin le meilleur de la série, vous comprendrez pourquoi lors de la critique du quatrième et tome final de la série. Si l’on voit toujours l’évolution des anciens personnages principaux qui le sont un peu moins ici, l’histoire est vraiment axée sur Laurel et Del, une histoire bien ficelée, qui fait rêver.

La page de couverture est aussi jolie que ses prédécesseurs. Nora Roberts a fait un chef-d’oeuvre pour ce troisième opus. Le seul point négatif dans tout ça, c’est que deux tomes plus tard, le Mariage de Mackensie (Rêves en blanc) n’a toujours pas eu lieu, ce qui laisse présager qu’on ne verra peut-être qu’un seul mariage des quatre amies.

Belle continuité de la série, qui nous tient en haleine pour le quatrième. On dévore de la première à la dernière page et on est triste lorsqu’on finit ce tome. Toujours une lecture féminine légère et profonde qui met un baume sur le coeur.

Ma note : 9/10

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Quatre saisons de Fiançailles T.02: Rêves en bleu

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE : Nora Roberts

TRADUCTRICE : Cécile Ardilly

ÉDITION : Flammarion Québec

THÈMES : Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

PAGES : 378

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Emma, Laurel, Parker et Mackensie ont réalisé leur rêve de petites filles : elles se sont associées pour fonder Voux de Bonheur, une entreprise qui organise des mariages fabuleux, dans une somptueuse propriété.

Emma est la fleuriste du groupe, une activité dans laquelle elle excelle et qui s’accorde parfaitement avec son caractère romanesque. Les hommes bourdonnent autour de cette éternelle amoureuse comme les insectes autour de ses bouquets, mais, à trop chercher le prince charmant, elle en a presque oublié de regarder sous son nez. C’est là, en effet, que se trouve Jack Cooke, un ami de longue date des quatre jeunes femmes. Fier célibataire, l’architecte semble de plus en plus troublé par Emma. Un premier baiser ardent les force tous deux à croire à leur histoire, mais, en amour, l’amitié peut compliquer bien des choses.

Agrémenter les mariages de fleurs, de couleurs et d’harmonie, c’est ce que s’amuse à faire Emma de ses journées. Les fleurs et la décoration elle connait. À la recherche du pur amour, elle enchaîne les rendez-vous en se disant chaque fois qu’il est possible que l’amour se trouve avec cet homme. Désillusionnée chaque fois jusqu’ici, elle ne se prend pas trop la tête.

Ces amis se tuent à lui dire qu’elle semble être en amour avec la simple idée d’être en amour et qu’elle finira par se perdre à travers ses inconnus. Un jour pourtant, elle se rend compte que cet amour se retrouve peut-être avec Jack Cooke, un ami de longue date célibataire endurci. S’ils croient en leur histoire, se mêlent alors amour et amitié, et peur d’engagement, un cocktail explosif avec des caractères explosifs.

Rêves en Bleu, deuxième tome de la série, met les projecteurs sur Emma Grant la plus fleur bleue du groupe. Hors de tout doute la plus féminine du groupe, son histoire casse un peu avec celle du premier tome par son rafraîchissement. Son récit ne fait pas de son thème principal une personne ayant peu d’estime de soi, mais d’une femme en pleine possession de ses moyens, qui est trop souvent aveuglée par l’envie d’être aimé.

Nora Roberts nous tient en grippe tout au long des 378 pages de lectures. Son contenu se situe à un niveau un peu plus convainquant que le premier tome. Définitivement meilleur, les personnages sont encore mieux dépeins, nous percevons aussi une grande évolution au sein du personnage de Mac, héroïne du premier tome.

À la différence du premier tome qui se basait sur le réel, Rêves en Bleu détient un rythme rapide et enchanteur. On entre dans l’univers magique qu’Emma s’est créé au fil du temps, et la description est telle que nous n’avons aucune difficulté à nous imaginer les décors qu’elle crée.

L’image du couple que composent Emma et Jack nous donne un sentiment de déjà vu, que ce soit dans notre vie amoureuse ou dans notre entourage. Parfois en s’aimant trop, il faut s’ajuster, et c’est exactement ce qu’ils font. Possédant deux caractères explosifs et un franc-parler , il est difficile parfois pour eux de se contrôler. Ce duo nous donne droit à de belles scènes qui nous font rire et sourire, mais qui surtout nous rappel les aléas amoureux que nous pouvons rencontrer.

Le récit se tient de bout en bout. Les scènes sont écrites avec un peu plus de finesse que lors du précédent tome. L’univers "magique" qui l’englobe amène une rhétorique différente entre les personnages, et la préparation du mariage de Mac permet de voir une nouvelle facette des filles face à leur travail respectif. Si le récit est axé sur Emma et Jack, on arrive à en savoir un peu plus sur le groupe en entier, on voit aussi un peu plus souvent Delanay Brown, le grand frère de Parker.

L’arrivée de quelques nouveaux personnages évite que la série reste un faible cliché sur la relation amicale entre femmes. Ces personnages rendre l’histoire plus vraie plus vivante. La chronologie des évènements y est très perceptible. On sent que le temps avance, et que ce n’est pas quatre livres différents sur quatre héroïnes différentes qui vivent au même moment. Le deuxième opus suit chronologiquement le premier. Les préparatifs du mariage de Mac va bon train, et l’évolution des personnages y est.

La lecture est toujours à la fois profonde et légère. La couverture toujours plus jolie que sa version américaine. Si ce livre possède quelques pages en plus que son prédécesseur, aucune lourdeur n’y est dénotée, la lecture se veut fluide.

Ce tome est la suite parfaite au premier, divers thèmes, une rythmique différente, les mêmes personnages, différente héroïne. Dès la première page, nous sommes incapables de nous arrêter. Belle lecture, encore meilleure que la première.

Ma note : 9/10

Prix en Magasin: Entre 18 et 25 $.

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Quatre saisons de fiançailles T01: Rêves en Blanc

Source photo: Renaud-Bray

AUTEURE : Nora Roberts

TRADUCTRICE : Maud Godoc

ÉDITION : Flammarion Québec

THÈMES : Amour, Amitié, Mariage, Littérature sentimentale

PAGES : 350.

QUATRIÈME DE COUVERTURE : Mackensie, Emma, Laurel et Parker sont amies depuis toujours. Petites, elles jouaient ensemble à la mariée; devenues grandes, elles ont fondé leur entreprise pour organiser des noces somptueuses, et parfois rocambolesques, dans la propriété de rêve qu’elles habitent. 

Mackensie, la photographe, excelle à immortaliser le bonheur des jeunes couples, mais elle est à mille lieues de s’imaginer tomber amoureuse. Toute à son travail, elle tente en vain de se protéger de sa mère égocentrique et de son odieux chantage. Jusqu’au jour où elle rencontre Carter Maguire, le frère d’une future mariée. Le timide professeur de littérature, fou d’elle, est aux antipodes de la bouillonnante photographe. Son charme et sa patience sauront-ils la convaincre qu’ils sont faits l’un pour l’autre?

Immortaliser le bonheur des autres, c’est ce que Mackensie Elliot fait de ses journées. Entre la distance qu’elle tente de mettre entre elle et sa mère et son train de vie rocambolesque, mais rempli de bonheur avec ses trois meilleures amies, la photographe est loin de vouloir tomber amoureuse. Voire même de penser mériter l’amour.

C’est là, lorsqu’elle travaille sur l’organisation du mariage de Shelly qu’elle tombe sur Carter Mcguire, ancienne connaissance et  timide professeur de littérature.  C’est ce timide professeur qui lui donnera la force d’affronter sa mère, et qui lui démontrera qu’elle mérite d’être aimée.

Rêves en blanc, premier tome de la série Quatre saisons de fiançailles nous offre une belle entrée en matière pour l’histoire qui défilera sous nos yeux au cours des quatre manuscrits. L’auteure nous amène dans un univers contrastant entre l’intention de créer des mariages parfaits, et les aléas de la vie amoureuse de l’héroïne principale.

Les personnages sont concis, et vrais. On tombe rapidement amoureux de ce quatuor que sont Mac, Emma, Laurel et Parker. Il est facile de s’imaginer être à leur place et de partager ce genre de moments avec nos amies respectives. Elles détiennent une amitié profonde que tout un chacun désire posséder dans la vie.

L’héroïne par ses 350 pages nous est dessinée par Nora Roberts comme une femme un peu garçonne qui possède une piètre estime d’elle-même. Plus la lecture avance, on comprend qu’en grande partie ce manque de confiance est causé par la relation entretenue avec sa mère. Cette relation malsaine ornée de chantage lui pourrit la vie. À la minute où les pages défilent sous nos yeux, on se rend compte qu’elle tente vainement de se défaire de celle-ci. Toutefois, elle semble toujours s’y plier avec l’argument dû : c’est ma mère.

Si rien n’est gagné d’avance à ce sujet qui se faufile au sein des 3 tomes suivants, son impact est moindre vers la fin du récit. La rencontre avec Carter et tout ce qui en découle apaise l’héroïne. Nous assistons à une belle évolution quant à la personnalité de Mackensie. On sent les différences chez le personnage principal à la fin du roman, entre ce qu’il était au départ, et ce qu’il sera devenu à la fin.

Le récit est bien bâti. À quelques occasions, les scènes manquent un peu de finesse. Pour faire avancer l’histoire, nombreux sauts dans l’espace-temps en compte de jours ou mois sont notés, il arrive parfois qu’on ait du mal à en saisir l’impact.

Les yeux sont gâtés avec une couverture très féminine et en lien avec le thème de la série. La version française sous l’édition de Flammarion Québec nous offre une image beaucoup plus soignée que la version américaine qui est vachement « Kitsch », et un type de papier qui nous rappelle le papier parchemin. L’écriture de ce roman est simple sans friture et nous amène à l’essentiel.

À la fois profond et simplet, ce premier Tome est une belle entrée en la matière pour cette série axée sur le concept du cordonnier mal chaussé. Belle lecture qui réchauffe le coeur, cette série s’adresse sûrement plus aux femmes qu’aux hommes. Il s’agit aussi d’un bon cadeau à faire aux  femmes que vous aimez.

Ma note : 9/10

Prix en magasin (Québec): De 18 à 25 $ le tome.

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