Selon Benoit Brunet, un entraineur n’a aucunement droit de faire une sortie publique contre ses gardiens. Du moins, c’est ce que j’en ai compris.
Lors du premier entracte du match opposant le Canadien de Montréal et le Wild du Minnesota, le 1er mars dernier, le chroniqueur de RDS s’est insurgé contre Ron Wilson, qui a mentionné que ses gardiens étaient incapable d’arrêter un ballon de plage. La question est la suivante : Depuis, quand un coach doit-il s’abstenir de critiquer un joueur devant les médias toutes positions confondues?
Pourquoi un gardien devrait avoir une immunité contre ce genre de critique? À ce que je sache, au même titre que les joueurs qui se trouvent devant lui, l’homme entre les deux poteaux possède en général une partie du blâme lors d’une défaite.
Il est vrai que le gardien sera le dernier joueur qui touchera ou non à la rondelle, qu’il en reçoit minimum 15 par soir, qu’il subit peut-être un peu plus de stress sur ses épaules – surtout s’il est à Montréal —, mais encore là c’est discutable. C’est un leurre d’excuser cette position quand il faut critiquer.
Si le gardien fait tout en son pouvoir pour garder son équipe dans le match, mais que se ses joueurs ne marquent pas, on critique un ou des joueurs en particulier non? Alors, lorsque l’équipe fait tout en son pouvoir pour gagner un match, mais que le gardien ne fait pas les arrêts clés, et ne connaît pas une bonne soirée, pourquoi un coach ne pourrait pas le critiquer?
Benoit Brunet, vous avez été joueur, vous connaissez votre hockey, mais s’il-vous plait réfléchissez avant de parler. Vous donnez l’impression d’être encabané dans le hockey des années 80, peut-être est-ce le cas, mais le hockey a évolué. Venez nous rejoindre dans le hockey de l’année 2012.
Un gardien est un joueur comme l’est un défenseur ou un attaquant. Il possède les mêmes responsabilités que les deux autres positions quant à sa part dans la réussite, et dans une défaite. Un entraineur ne protègera jamais un gardien plus que ses autres joueurs. Si l’entraîneur veut passer un message à son gardien, et qu’il décide que le meilleur moyen est de le faire en présence des médias, il est en son plein droit. Ce n’est nullement un manque de respect.
Bref, Benoit Brunet, si le gardien est nul, il est nul.
