Archives Mensuelles: février 2012

Critique littéraire : Série Quatre saisons de fiançailles

Écrivaine notoire, Nora Roberts n’a plus grand-chose à prouver au monde littéraire. Du monde policier avec la Lieutenante Ève Dallas au monde du mariage avec Quatre saisons de fiançailles, elle fait fit des convictions et écrit d’une plume légère et profonde à la fois à propos de milles et un sujet.

La série sur laquelle je m’arrête est nommée Quatre saisons de fiançailles, version française de « The Bride Quartet ». L’histoire tourne autour de quatre demoiselles amies depuis le berceau, Mackensie "Mac" Elliot, Emma Grant, Laurel McBane et Parker Brown.

Quatre demoiselles aux caractères et aspirations bien différents, elles s’harmonisent tout en se complétant. Ce quatuor a créé l’entreprise de mariage « Voeux de Bonheur » où chacune possède son propre rôle. La portion photographie est rempli par Mac, les fleurs par Emma, Laurel pour les pâtisseries, et pour ce qui concerne la gestion, le tout est laissé à Parker.

Constituée de quatre tomes, la série Quatre saisons de fiançailles vogue dans un esprit festif, fabuleux, parfois même excentrique du monde du mariage. Par l’entreprise, on assiste aux difficultés encourues par le quatuor face à la vie, l’amour, la famille et la conciliation travail et vie personnelle. La version française des pages de couvertures est toutefois beaucoup plus attrayante que sa version originale.

Une lecture à la fois sobre, colorée, légère et profonde, ce monde de fille est entouré par des personnages attachants. De vieilles rencontres, Madame Grady la nounou de toujours, Del le frère de Parker qui est toujours dans les parages, Jack l’ami de Del, et Carter une vieille connaissance ainsi qu’un nouveau venu avec Malcom. Chaque tome est consacré à une seule des quatre amies et  la notion du temps, livre après livre se suit. Nous constatons donc l’évolution des livres lus auparavant.

Entre amour, déception, peur de l’engagement, tout s’entremêle très bien. Nora Roberts nous propose une série envoutante, relaxante, qui nous fait tomber en amour avec l’amour imparfait. L’auteure nous berce d’une lecture d’été parfaite. Après lecture de la dernière page du dernier tome, on en redemande encore.

  • Quatre Billets suivront, un par tome.

Le goût du Paradis, Julie Balian

Source photo : Renaud-Bray.com

On dit souvent que le premier roman est toujours le plus difficile à écrire, c’est peut-être pour cette raison, que ce premier livre de Julie Balian nous laisse un peu sur notre faim.

De prime abord, l’auteure s’attaque à un sujet tabou : les troubles alimentaires. Ce problème très présent au sein de notre société, mais sur lequel il semble mieux de s’abstenir de parler, ou d’écrire. Ce choix de sujet aurait pu avoir de lourdes conséquences sur ce livre de 480 pages. Ce fut tout à fait le contraire.

Ce n’est pas le thème du livre qui le rend pesant à quelques endroits, mais plutôt des chapitres longs qui ne changeraient à l’histoire s’ils étaient supprimés. Au moins deux chapitres pourraient disparaître et le manuscrit s’en porterait beaucoup mieux.

L’histoire porte sur Clarence Paradis, jeune universitaire de 19 ans qui se bat depuis longtemps contre son démon.

« Clarence Paradis, dix-neuf ans, mène chaque jour le même combat : celui de camoufler ses désordres alimentaires. Ironiquement, elle est sur le point d’hériter du “Goût du Paradis”, la pâtisserie de sa grand-mère. Face au dilemme de vaincre ses démons ou de sacrifier le rêve de son aïeule, elle part à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, où elle croit pouvoir trouver le chemin de la réconciliation avec son corps. » Quatrième de couverture

Page après page nous entrons dans l’univers de Clarence par l’utilisation du « je ». Du déni, au contrôle, à la descente aux enfers et pour ceux et celles qui sont chanceux, le combat dit « victorieux » de ce trouble même si la route est longue, tout y est.

Les personnages sont bien détaillés, malgré la lourdeur du sujet, on s’attache facilement à cet oiseau brisé qu’est Clarence, on aime aussi ses drôles de discussions avec son père et sa voisine de palier Sophie. Ce qui est toutefois navrant, c’est que l’on voit surtout ses échanges vers la fin du livre, peut-être pour démontré que Clarence n’est plus toute seule après tout et qu’elle accepte enfin de s’aider.

Si le quatrième de couverture nous donne l’idée que sa grand-mère lui offre la succession de sa pâtisserie et que c’est face à celle-ci qu’elle décide de se battre. La réalité est tout autre. Il faut attendre à la moitié du livre avant de voir prendre la grand-mère une partie intégrante du récit. La première moitié tourne à l’entour de Clarence et son trouble. Cette façon de faire crée une sorte de séparation.

Cette fausse impression, et cette attente d’une quelconque allusion à Mamie Rose, nous laisse insatisfait, et commence à déranger après avoir lu près du quart du livre. Ce ne fut pas une mauvaise lecture, mais ce ne fut pas une lecture qui a rempli les attentes formées par le quatrième de couverture. Toutefois même si ce livre nous laisse sur notre faim, la fin du récit nous amène plusieurs réflexions.

Je ne vous conseille ni ne vous déconseille ce livre, l’histoire est bonne, sans plus. Elle aurait été meilleure dans un format de 300 pages maximum au lieu des 480 qu’elle occupe.

Ma note sur 10:  7/10

Infos sur le livre : Courte échelle.

Critique cinéma : Le voeu

Source photo: cinemovies.fr

Par Alexandra Philibert, Montréal, Qc-

“ Paige (Rachel McAdams) et Léo (Chaning Tatum) filent le parfait amour. Jusqu’à ce que leur existence soit bouleversée par un terrible accident de voiture qui fera perdre la mémoire à Paige, causant l’oubli des cinq dernières années de bonheur aux côtés de sa douce moitié. Et c’est une Paige bien différente qui émerge de son coma: une jeune étudiante en droit couvée par ses parents (Jessica Lange et Sam Neill) et fiancée à un certain Jeremy (Scott Speedman); une vie qu’elle avait pourtant fuit quelques années auparavant pour devenir artiste. Son mari tentera de redonner vie à leur amour. “ –Cyberpresse.ca

Basé sur une histoire vraie, The vow se veut un film romantique dramatique. Il a été lancé quelques jours seulement avant la Saint-Valentin. Rien de mieux qu’un film parlant d’amour véritable pour la Fête des amoureux.

Ce qui peut être agaçant lorsqu’on parle d’une adaptation d’un livre ou d’une histoire vraie, c’est de ne pas savoir si le film se rattache exactement à celle-ci. Si le long métrage a été modifié pour ce qui est question de l’endroit où tout c’est passé, les faits semblent être sensiblement les mêmes.

Le film qui possède plusieurs clichés s’en sort bien lorsqu’il en écorche d’autres. Ces clichés ne sont pas trop présents, ni pesants, nous nous retrouvons à l’intérieur de ceux-ci et nous nous complaisons, car nous avons tout un chacun un côté comme celui-là.

Nous avons droit à un jeu d’acteur au déca des attentes. Rachel McAdams reste à l’intérieur de sa zone de confort. Elle semble toutefois avoir eu certaines difficultés durant quelques scènes avec l’impact de ces pertes de mémoire dans la vie de son personnage. L’actrice avoue elle-même en entrevue avoir eu de la difficulté avec ce rôle. Rachel nous donne une Paige attachante et énervante tout à la fois.

Channing Tatum, qui n’est pas le plus grand acteur, mais bien sur un très bel acteur, s’en sort relativement bien, à quelques moments nous avons quelques doutes quant à la vérité de l’émotion donner. Par contre, son jeu est de loin supérieur à celui qu’il avait offert lors du film Cher John.

Le tout est porté par une musique adéquate qui comble chaque silence, et se colle à chaque bon moment. Un portrait juste et romantique de l’histoire raconté avec pour mandat de nous rappeler que l’amour véritable existe.

La fin du long métrage peut laisser certains sur leur faim, s’attendant à une fin hollywoodienne et romantique. Si l’aboutissement de The vow est romantique, elle n’est nullement hollywoodienne, elle rend honneur à la vérité de l’histoire.

Il s’agit d’un film, qui fera partie de mes achats lorsqu’il sera en vente, non pas parce qu’il s’agit d’un « film de filles » mais parce qu’il s’agit d’une belle histoire bien racontée, et fidèle aux faits.

Que ce soit pour votre blonde, pour un simple divertissement, pour votre amie, votre mère, ou votre cœur de célibataire, je vous invite à allez le voir. Simplement pour mettre un peu de baume sur votre cœur.

Sources

Collaboration All habs

Source photo : Richard-Wolowicz-Getty-Images

« À l’aube de la date limite des transactions, le nombre de rumeurs s’amplifie. Des fibres d’informations véridiques circulent sur le net, tout autant que de rumeurs sans queue ni tête s’y trouvent. »

Bonjour,

Ceux et celles qui me suivent sur twitter le savent déjà, je suis maintenant une fière collaboratrice  sur la portion francophone de Allhabs, beaucoup de mes articles sur le Canadiens de Montréal s’y retrouveront, en fait on pourrait dire la totalité de ces articles à ce sujet.

Je ne vous oublie pourtant pas, je vous laisserez ici les «chapeaux» de ces billets avec un lien direct à ceux-ci.

Pour le reste, ne vous inquiétez pas, tout ce qui concerne la LNH en général, le sport, les critiques littéraires et autres resterons ici ! Dans ma tête beaucoup de choses ce passent, et vous aurez droits en grande quantité à pleins d’articles!

Bonne soirée!

-Alexandra-

Bonsoir, il est parti…

Source photo : 985sports.ca

Ce soir, les lumières s’éteignent sur un autre pan d’histoire des défunts Expos. Aujourd’hui, un grand nous a quittés. Le Kid Gary Carter âgé de 57 ans a rendu l’âme à la suite d’un cancer du cerveau.

Cette nouvelle ne nous prend pas de cours dans l’optique que nous savions, déjà les jours étaient comptés. Toutefois, un départ fait toujours mal, toujours un peu plus quand ces personnes sont jeunes.

Gary Carter aura marqué l’imaginaire pendant les 19 saisons qu’il a passées dans les ligues majeures, encore plus durant les 12 saisons qu’il a vécu au sein des Expos. Il a été choisi à 11 reprises par les équipes d’étoiles, où il a été nommé joueur par excellence deux fois.

Aussi bon en attaque qu’en défense, il a cumulé une moyenne de ,262 au bâton, claqué 324 circuits et produit 1225 points tout en remportant le gant d’or à 3 occasions. À quatre reprises, il s’est vu proclamé joueur par excellence par les expos en 75,77, 80 et 84, c’est toutefois avec les Mets de New York en 1986 qu’il a remporté la série mondiale.

L’homme qui a réussi 11 grands chelems et 5 coups au cours d’un match à deux reprises a été le premier joueur à être intronisé en 2003 au Temple de la renommée avec la casquette des Expos. Le seul autre joueur à l’avoir fait est Andre Dawson en 2010.

Le numéro 8, laisse une génération tout entière dans le deuil, une ville qui s’ennuie de ses expos et de joueurs comme Le kid, mais avant tout, il laisse dans le deuil sa femme et ses trois enfants.

On lève notre casquette à Gary, cet ami, ce coéquipier, ce père, ce mari, cet homme comme on en voit peu souvent. On lui lève notre verre pour avoir inspirer grands nombres de jeunes enfants à pratiquer le sport qu’est le baseball. Et on lui dit comme Rodger Brulotte dirait : «Bonsoirrrr, il est partiiiiiiiiiiiiii.»

Pinterest, Pin Board, «nouveau» réseau social

 

Source photo: Teleread.com

Dans un monde où les réseaux sociaux se multiplient, il faut sans cesse innover. Si Pinterest a été créé il y a plus d’un an et innovait déjà, ce n’est qu’aujourd’hui qu’il connaît du succès.

Tout d’abord, je vous vois déjà écarquiller des yeux et dire « Pinterest? De kessé? », voici une petite explication rapide de ce qu’est Pinterest. Vous rappelez-vous de ce tableau en liège pas super attrayant qui ornait un mur de nos chambres? Oui, exactement celui-là. Pinterest est l’incarnation virtuelle de ce tableau où l’on s’amusait à épingler toutes sortes de choses qu’on aimait.

Ce réseau social innove par sa concentration sur l’image contrairement à Facebook, Google+ et Twitter qui eux se focalisent sur le texte. Dans une classe à part, il serait donc faux de dire qu’ils sont en compétition. Le point négatif, c’est que Pinterest ne possède pas de version française

Oubliez l’idée de ne passer que 5 petites minutes sur ce site, du vrai bonbon pour les yeux, vous risquez d’y passer quelques heures. Une image mène à une autre, de plus en plus belle, tout dépend de votre centre d’intérêt. Ce « Pinboard » pourrait devenir la référence lorsque vous désirez faire un cadeau à quelqu’un sans trop savoir quoi lui acheter.

Vous tripez réseaux sociaux ou ça vous tente simplement de montrer vos goûts à toute la planète? Je vous invite à allez faire un petit tour sur Pinterest! Voici deux liens qui vous donnent de belles petites astuces pour bien démarrer votre périple sur ce site, et vous invitent à me suivre, si ça vous tente bien sûr ;-)

Liens utiles

Pinterest, passager ou durable ?

Pinteres Pourquoi faire?  Quelques astuces pour débuter

Mon Pinterest

 

 

Scott Gomez a marqué et puis?

Crédit photo: National Post

Autant qu’au début c’était amusant, qu’aujourd’hui c’est vachement démoralisant. Oui, Scott Gomez, le joueur connu pour ne pas avoir marqué durant une saison complète plus 3 matchs, a finalement marqué hier soir. Et puis après?

C’était rigolo, j’en conviens, même moi j’en riais quelque peu au départ, mais cette histoire a pris des proportions démesurées. Il difficile de savoir exactement s’il s’agit d’humour ou d’un malin plaisir de profiter du malheur des autres.

Les partisans du Canadien de Montréal ont cette fâcheuse habitude chaque saison d’avoir une tête de Turc. S’ils en connaissent beaucoup sur ce sport, leurs réactions minent leur réputation à l’international. Sur Gomez, ils font preuve d’acharnement.

Oui, le gars occupe 7,3 M$ sur la masse salariale, oui il est payé pour compter, et j’en entends déjà dire que pour moins que ça ils feraient mieux la job. Le fait est que, ce n’est pas votre job, c’est le sien, j’en conviens qu’il ne le fait pas correctement, je conviens aussi que le Canadien est une véritable religion, mais pour l’amour de Dieu (voir le jeu de mots intentionnel) voulez-vous bien le laisser tranquille !

Il y a tellement de choses plus importantes que ça dans la vie et dans le monde du hockey. L’homme se fera sans aucun doute taquiner à propos de cette léthargie monumentale longtemps, mais maintenant peut-on arrêter de s’en prendre à lui?

Sincèrement, on est super heureux qu’il ait enfin marqué, autant pour l’équipe que pour l’homme lui-même. Peut-on le laisser tranquille maintenant?

Vous souvenez-vous du numéro 67 et de ce qu’il a fait hier soir? Le joueur qui l’an passé après avoir subi une fracture au cou, gracieuseté Chara, aurait pu ne jamais revenir au jeu. Le même joueur qui selon les experts ne reviendrait jamais au même niveau, a marqué son premier tour du chapeau dans une belle victoire signé par le travail collectif.

Trois beaux buts, dont un, qui respire un peu le « scandale ». Il semble qu’il y avait hors-jeu, Erik Cole est vraisemblablement entrée dans la zone avant la rondelle, ou était-il tout simplement limite ? Le résultat reste le même, les points sont acquis, et le but compte. L’équipe, pour une des rares fois cette année, nous a démontré un bel effort collectif.

Les joueurs ont appuyés leurs gardiens, les défenseurs ont plaqués, les joueurs de centres ont tous gagnés 50 % et plus de leurs mises aux jeux. Il s’agit d’un type de match que nous avons rarement vu cette saison. Avec tout ça, le Canadien se situe à 8 points du 8e rang et possède 10,4 % de chances de participer à la danse printanière. Y croyez-vous? S’il en fait partie tant mieux, mais sincèrement je doute que l’équipe le mérite.

Malgré une saison 2011-2012 qui sera à oublier, on remarque que la seule chose ou presque qui nous aura manquée, c’est un avantage numérique et des joueurs moins absents. Tout compte fait, l’équipe n’est pas si mauvaise…

Maintenant on peut arrêter de parler de Scott Gomez ?

Ce soir…

 

Ce soir, je ne parlerai ni d’hockey, ni de magasinage en ligne, ni même d’un livre qu’il faudrait absolument lire. Ce soir, j’ai envie de vous parler un peu de moi, de ma vie de ce qui me passe par la tête, j’ai même envie de vous parler du monde hospitalier.

Mercredi matin, allant à l’université, je révise les notions qui pourraient bien se retrouver dans l’examen que je ferai à 9 h 30. Je me rends finalement à l’UQAM pour apprendre que le pavillon où mes deux cours de la journée se donnent est fermé à cause d’un bris électrique. Résultat : examen reporté. J’ai une semaine de plus pour réviser, mais avec la grève qui plane, j’aurais préféré faire l’examen pour lequel je venais de passer deux jours à étudier.

Par la ligne orange, je retourne prendre mon autobus, une longue promenade d’une heure, qui sera plus longue que je ne l’aurais pensée. Je profite de l’attente de cet autobus pour appeler ma mère et lui indiquer que je reviendrais plus tôt, mais surtout de ne pas quitter la maison, ayant oublié mes clés ce matin-là. Je reste surprise en entendant sa voix, pressée, stressée, inquiète, qui ne me laisse nullement finir une phrase.

Je réussis à la calmer un instant pour qu’elle puisse me laisser finir une phrase, mais surtout savoir ce qui se passe. Elle est sur une autre ligne avec sa sœur ; leur mère, ou si vous préférez ma grand-mère, âgée de 90 ans, est entrée à l’hôpital la veille. Point. Je la laisse retourner au téléphone avec sa sœur. J’embarque dans l’autobus jonglant avec les possibilités, et dans le néant quant à la condition de ma mère dans de telles circonstances.

Si en partant de l’université j’avais dans l’idée de faire de cette journée de congé impromptue une journée productive, ce fut tout le contraire. J’ai plutôt passé de tendres moments avec ma maman pour lui remonter le moral, lui changer les idées, mais surtout de l’empêcher de penser au pire. Le soir même, nous avons obtenu des nouvelles. Le verdict : ma grand-mère a subi une crise d’angine. Une petite crise cardiaque ; disons-le comme cela.

Aujourd’hui, nous sommes allées la voir. Du haut de ses 90 ans, bien assise sur une chaise adjacente à son lit, ma grand-mère se tenait là, en très bonne forme. Je vous épargnerai les sacres qui lui sont sortis de la bouche en nous voyant. Très heureuse de notre présence, elle ne s’est toutefois pas abstenue de nous dire qu’elle voulait quitter cet endroit et rentrer chez elle. Il faut savoir qu’elle déteste les hôpitaux.

Nous sommes restées environ 1 heure 30. C’était loin d’être aussi pénible que nous nous attendions. Grand-maman a parlé et parlé, et a été très heureuse de ses nouvelles pantoufles, et surtout du petit toutou chien que nous lui avons offert. Comme un enfant de 5 ans, elle tenait le chien sans nom dans ses mains, et le flattait tout en nous parlant.

Il faut dire qu’elle a eu une nuit rocambolesque, certains diront que ce n’est pas drôle, mais cette histoire me fait sourire. Dans une sorte de délire, ma grand-mère a réussi à réveiller tout l’étage de cardiologie en criant qu’elle voulait partir, et en se déshabillant.

Les infirmiers ont fait leur travail, ils ont réussi à calmer ma grand-mère, après l’avoir amené au poste d’infirmiers, appeler ma tante pour l’apaiser en lui injectant un calmant. Ce matin, elle était de bonne humeur, et le personnel souriait à la différence de personnalité entre la nuit et le jour.

Lorsque nous avons demandé à grand-maman ce qui était arrivé, c’était simple. Le personnel l’avait réveillée pour laisser ses cochambreurs qu’elle soupçonne être en amour, faire quelques petites choses. Elle pense que le personnel, composé de plusieurs nationalités différentes, l’a fait descendre dans une cave sombre pour ensuite l’amener avec eux dans leurs pays respectifs. Nous avons bien ri.

À la fin de la visite, à l’aide de mon oncle qui s’est joint à nous, nous avons réussi à lui faire comprendre que ce n’était pas de la faute du personnel, ni même pour laisser ses cochambreurs faire leur besogne (même s’il se passe quelque chose entre eux). Elle ne se rappelle plus vraiment ce qui s’est passé, mais elle comprend un peu plus.

Malgré cet « épisode », elle ne cesse de faire l’éloge des bons soins qu’elle reçoit.  Ma grand-mère a même l’impression d’être en vacances. De la bonne nourriture, de bons soins, plus que des robots : des humains simplement.

Ce qui est bien là-dedans c’est que malgré tout ce que l’on entend à propos des hôpitaux, leur engorgement, les erreurs médicales, les patients laissés à eux-mêmes, c’est que ces gens, infirmiers et médecins, ont beaucoup de responsabilités sur leurs épaules. Qu’en dehors de ces titres, de ces diplômes, ils sont avant tout des humains qui accomplissent chaque jour des choses extraordinaires.

Ils prennent soin de nous, de nos proches, de nos aînés, et pour ça, je les remercie, et leur lève mon chapeau de travailler dans un domaine aussi fou. Ils s’occupent des gens qu’on aime lorsque nous ne trouvons plus la solution aux problèmes. Bref, ils prennent soin de nos gens, comme si c’était les leurs.

 

La LNH ruinée par les commotions?

Marc Savard

Source: sportscardforum.com

Selon la CBC, au cours de la présente saison 2011-2012 pour un total de 830 matchs, plus de 60 joueurs ont dû s’absenter à cause de blessures à la tête. Si le fléau des commotions cérébrales qui frappe la Ligue nationale de hockey est connu de tous, personne ne sait vraiment comment l’enrayer. Toutefois, ce sérieux problème commence à réellement changer la donne dans plusieurs facettes de la ligue.

Plusieurs médias, à commencer par The Toronto Star, rapportent que les contrats des joueurs pourraient ne plus être couverts par les assurances en cas de commotions cérébrales, ce qui pourrait mener à la perte de la LNH. Facette cachée de la ligue ou domaine sur lequel les partisans se renseignent peu, démystifions un peu le tout.

La Ligue nationale de hockey est dotée d’une assurance collective à laquelle se rattachent les 30 équipes du circuit ; ce dit circuit a pour mandat de négocier au nom de toute les équipes. Celles-ci peuvent tout de même aller chercher des polices d’assurance en plus. La protection d’assurance entre en fonction lorsqu’un joueur manque plus de 30 matchs consécutifs dus à une seule blessure. Avant d’atteindre ce nombre, c’est l’équipe qui paie 100 % le salaire, tandis qu’après l’atteinte de ce quota, l’assurance entre en fonction et participe au paiement du salaire à 80 %, et l’organisation défraie les derniers 20 %.

The Toronto Star est le premier à amener l’idée que cette façon de faire tire à sa fin. En fait, il avance que les compagnies d’assurances spécialisées dans le domaine du sport pourraient, en effet, imposer une clause relative aux commotions cérébrales, comme c’est le cas pour les maladies cardiaques, si le nombre ne cesse d’augmenter. En résultat, si une équipe dont le joueur ayant déjà été victime de ce type de blessure à la tête en subit une autre, elle risque de devoir payer son contrat en entier s’il doit s’absenter dû à une commotion.

« Right now you’ve got 10 per cent of the league affected by concussions » Hubbard said «  while I don’t know where the breaking point is, at some point,if it keeps trending this way, compagnies are not going to be able to insure NHL players for concussion. » -Toronto Star.

Si le nombre augmente, et que les compagnies n’assurent plus les contrats valant des millions comme celui de Crobsy, les équipes se retrouveront avec un fardeau financier important. Compte tenu de l’état précaire observé chez plusieurs équipes, il semble peu probable dans le cas échéant que les équipes survivent à un tel fardeau. La LNH pourrait alors être menée à sa fin…

Si Crosby venait à subir une autre commotion, ce qu’on ne lui souhaite pas, les Penguins de Pittsburgh devraient alors payer eux-mêmes un salaire de neuf millions de dollars par année à un joueur qui ne serait pas en uniforme. Un tel montant pourrait mener à la ruine cette organisation, qui, après avoir connu de fastes années ,possède maintenant des revenus modestes. Nous ne parlerons même pas des Devils du New Jersey, si le même cas arrivait à Kovalchuk.

D’un autre côté, Bill Daily apporte un point important dans une entrevue retrouvée sur les pages du site Canada.com. Selon lui, des cas individuels de commotions cérébrales n’auront aucun effet sur la police collective de la ligue. Craig Burton, ancien directeur général des Flames de Calgary et analyste sur NHL Network Broadcast, adhère aux propos de Daily. Le point est que les compagnies d’assurances ne font pas du cas par cas dans cette police, elles portent attention à l’ensemble de la ligue, ce qui fait un total de 700 joueurs, et Button a raison lorsqu’il affirme que la plupart de ces joueurs jouent chaque match au calendrier.

«  The insurance compagnies aren’t looking at one player – They’re looking at the whole league. That’s 700 players, and most of those are playing every game. » Button said. -Canada.com

La crainte soulevée par The Toronto Star, CTV, CBC et autres médias a tout de même raison d’être, car en ce moment, le phénomène des commotions cérébrales et autres blessures à la tête est nouveau et non contrôlé. Reste que les médias s’énervent peut-être un peu trop. Les commotions cérébrales semblent être LE sujet d’actualité dans la LNH. Mais vous savez tout comme moi qu’elles font partie du jeu depuis longtemps. Peut-être s’agit-il de porter attention à d’autres facteurs au lieu d’en faire la chasse? Les changements de règlement, la vitesse, l’équipement plus léger et plus dur, les joueurs beaucoup plus gros qu’avant, la grandeur de la patinoire, tous ces éléments peuvent-ils être en cause?

Au lieu de penser à ce qu’il pourrait arriver si le nombre de ce type de blessures augmente, il faudrait peut-être se pencher sur comment enrayer ce mal. Si rien n’est fait, ce ne sera ni l’argent, ni les difficultés financières de certaines équipes qui mèneront à la perte de la LNH, mais la ligue elle-même.

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