Si tous et chacun se doutaient bien que tout n’était pas rose au sein des troupes du Canadien de Montréal, personne ne s’attendait pour autant à la sortie publique de Michael Cammalleri aujourd’hui.
L’ailier s’est permis lorsque questionné par La presse et LNH.com sur les insuccès de l’équipe, de la blâmer. Il a déclaré, façe à l’attitude préconisée par la troupe: «Je ne peux accepter que nous affichions une attitude de perdants comme on le fait cette année. On prépare nos matchs en perdants (losers). On joue en perdants. Il ne faut donc pas se demander pourquoi on perd»
Selon l’auteur de seulement 9 buts cette saison, une équipe ne peut gagner s’il elle ne regarde que des vidéos , pourtant chaque équipe regarde ces dites vidéos pour étudier leurs adversaires. Le numéro 13 rajoute que «c’est bien beau de consulter les notes sur les tableaux. Mais, à un moment donné, il faut que l’on joue aussi.» Cette déclaration accroche un peu, s’il est vrai que pour obtenir des résultats l’équipe et les joueurs doivent jouer, mais que fait le Canadien lorsqu’il a l’occasion de jouer? Rien, absolument rien!
Le Canadien possède 82 parties au sein d’un calendrier pour «jouer», toutefois, il reste amorphe, et ne profite en rien de ces occasions. Si Cammalleri s’est attaqué de façon gratuite, si l’on peu dire à l’organisation, il amène toutefois un point important. Il y a deux ans, le Canadien avait la conviction de pouvoir battre n’importe qui, tandis qu’aujourd’hui le Tricolore perd contre n’importe qui.
«Que Crosby (Sidney) marque un beau but, qu’Ovechkin (Alexander) ou Malkin (Evgeni) réalisent de gros jeux on devrait s’en ficher complètement et répliquer. Quand on s’est rendu en finale (de l’Association de l’Est) il y a deux ans, c’est ce que nous faisions. Nous avions la conviction de pouvoir battre n’importe qui. De pouvoir gagner tous les soirs. Nous abordions les matchs d’une manière complètement opposée à celle que nous affichons aujourd’hui. »
Ce n’est pas tant ses propos qui choquent, car avouons-le, l’équipe va mal, et le problème n’est pas seulement sur la glace, il est beaucoup plus profond. Ce qui surprend dans ces déclarations, c’est que Cammalleri blâme l’équipe, la direction mais nullement lui-même. Il avance que l’équipe possède une attitude de «loser» et attaque indirectement par la suite son entraîneur, en prétendant qu’il est « habitué de jouer beaucoup plus qu’il ne le fais» en ce moment.
L’homme de 6 millions de dollars, observe une moyenne de 15 à 18 minutes de temps de glace par match, pas si mal. Randy Cunneyworth l’utilise malgré de faibles résultats en attaque, lors d’avantage numérique ainsi que sur le premier ou deuxième trio. Ce qui laisse le public perplexe. Comment un joueur payé à un tel salaire, engagé pour générer de l’attaque, et à qui l’entraîneur donne toutes les chances possibles pour tenter de le faire débloquer peut-il tenir de tels propos?
En fait, le joueur est libre de tenir les propos qu’il désire, ce qui fait saigner les oreilles, c’est l’égo surdimensionné qu’il détient. Ce cher Cammy ne voulait-il pas être Capitaine de la Ste-Flanelle il y a deux printemps si l’occasion se présentait?
En un sens, les propos sont véridiques, l’équipe possède une attitude de perdants, ça se voit à la façon que les joueurs ont de simplement abandonner après un seul but. Ça se voit aussi aux joueurs amorphes sur le banc. Ce qui dérange dans les propos comme dit plus tôt, ce n’est pas de se faire ouvrir les yeux sur une chose qui est totalement vrai – l’équipe se déclare perdante à la minute où elle met le pied sur la patinoire- Ce qui dérange c’est qu’il ose mettre le blâme sur l’équipe sans s’inclure dans ses propos.
Donc, si l’on fait exactement ce qu’il a dit de faire, « lire entre les lignes », Cunneyworth, Gauthier, Gainey, Molson, Ladouceur, Plekanec , Price, Eller, Desharnais, Groulx, les patins, les chandails, les casques, le gatorades sont tous coupables et détenant une attitude de perdants. Tandis que Michael Cammalleri lui est dôté d’une attitude gagnante, d’un corps l’équivalent d’une formule un – voir émission Nos Canadiens sur V télé- d’un talent inouï, mais il n’est en aucun cas responsable des déboires du Candien.
Finalement, ici, nous avons affaire à un joueur , aussi perdant que son équipe , qui tente de se mettre sur un pied d’estale en pilant sur les autres. Un égo surdimensionné, l’individualisme incarnée, une prima donna, tout simplement un Michael Cammalleri qui ne changera jamais. Il était comme ça à Calgary, encore plus à L.A, voilà qu’à Montréal le tout se confirme.
Le numéro 13 du Canadien de Montréal, Michael ce n’est pas de ma faute Cammalleri de son nom, n’est rien d’autre qu’un joueur individuel , qui ne sera jamais un joueur d’équipe. Que ses propos soient vrais ou exagérés, c’est selon, il n’en change rien qu’il est allé trop loin. Ses jours sont dorénavant comptés au sein du tricolore.
-Alexandra-
